Prix de l’immobilier Lyon : les clés du marché en février 2026
Vous avez un projet immobilier à Lyon ? Retrouvez les prix de vente, les loyers et les principaux indicateurs du marché immobilier au 1er février 2026.
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Capitale de la région Auvergne-Rhône-Alpes et troisième ville de France, Lyon demeure l’un des marchés immobiliers les plus structurants du territoire. Pôle économique majeur, ville universitaire et métropole attractive, elle concentre une demande soutenue, mais fait face depuis plusieurs trimestres à un ajustement marqué des prix, notamment sur les appartements.
Vous êtes propriétaire à Lyon ? Vous envisagez d’acheter, de vendre ou d’investir ? Vous êtes professionnel de l’immobilier et souhaitez conseiller au mieux vos clients ? MySweetImmo vous propose un décryptage des tendances du marché immobilier lyonnais, fondé sur les derniers indicateurs du Prix et Indice des Prix de l’Immobilier (IPI) SeLoger, arrêtés au 1er février 2026.
Un marché immobilier métropolitain à prix élevés
À Lyon, le prix moyen des appartements s’établit à 4 552 €/m², un niveau élevé qui place la ville parmi les marchés les plus chers de France hors Île-de-France.
Le marché des maisons affiche un prix moyen de 5 943 €/m², traduisant la rareté de l’habitat individuel au sein de la métropole. Tous biens confondus, le prix moyen « hybride » ressort à 4 593 €/m², confirmant le positionnement premium du marché lyonnais.
Appartements : une correction qui se prolonge
Le marché des appartements poursuit son ajustement. À court terme, les prix reculent légèrement (–0,2 % sur un mois, –0,9 % sur trois mois).
Sur un an, la baisse atteint –0,7 %, et s’accentue à moyen terme (–9,6 % sur trois ans). Sur cinq ans, le repli est encore plus marqué (–11,7 %), traduisant une correction progressive après des sommets atteints en 2021–2022.
Maisons : une meilleure résistance sur un an
Le segment des maisons affiche une trajectoire plus contrastée. À court terme, les prix progressent légèrement (+0,2 % sur un mois), avant de reculer sur trois mois (–2,8 %).
Sur un an, la hausse atteint +3,2 %, signe d’une meilleure résistance de l’habitat individuel. À moyen terme, la tendance reste toutefois baissière (–9,2 % sur trois ans), avant une quasi-stabilité sur cinq ans (+0,7 %).
Des écarts de prix très marqués selon les secteurs
À Lyon, les écarts de prix restent considérables selon les arrondissements. Les secteurs centraux et les quartiers les plus recherchés (Presqu’île, 6ᵉ, certaines zones du 3ᵉ et du 7ᵉ) conservent des niveaux élevés, tandis que d’autres secteurs enregistrent des ajustements plus prononcés.
La sélectivité de la demande s’est renforcée, notamment sur les biens énergivores ou mal situés.
Des loyers élevés, mais des rendements contraints
Le marché locatif lyonnais affiche des loyers élevés. Les appartements se louent en moyenne 17,2 €/m², contre 15,1 €/m² pour les maisons. Tous biens confondus, le loyer moyen atteint 17,2 €/m².
Compte tenu des niveaux de prix élevés, les rendements locatifs restent limités, en particulier dans les quartiers centraux, malgré une demande locative toujours forte.
Combien coûte un T2 à Lyon ?
Pour proposer une projection concrète, MySweetImmo s’appuie sur un bien « standard » de type T2 de 40 m².
- Prix d’achat estimatif : 4 552 €/m² × 40 m² ≈ 182 080 €
- Loyer mensuel estimatif : 17,2 €/m² × 40 m² ≈ 688 €
- Rendement locatif brut : 4,5 % sur 12 mois.
Un rendement modéré, cohérent avec un marché métropolitain tendu et patrimonial.
Structure du parc et contexte socio-économique
La structure du parc immobilier éclaire les équilibres du marché lyonnais. Les résidences secondaires représentent 4,8 % des logements, un taux modéré pour une grande métropole. Le taux de logements vacants s’établit à 7,8 %, traduisant une tension toujours présente.
La part de propriétaires occupants atteint 34 %, confirmant le poids du marché locatif.
Le revenu médian, établi à 39 275 € (Insee 2023), figure parmi les plus élevés des grandes villes françaises, en cohérence avec les niveaux de prix.
Les délais de vente moyens s’établissent à 79 jours, identiques à ceux observés un an plus tôt, signe d’un marché stabilisé mais plus sélectif.
Méthodologie
Les prix et loyers présentés dans cet article sont issus des données SeLoger, arrêtées au 1er février 2026. Les évolutions sont calculées sur 1 mois, 3 mois, 1 an, 3 ans et 5 ans. Les données socio-économiques (population, revenus, structure du parc) proviennent de l’Insee. Pour faciliter la comparaison entre les villes, MySweetImmo s’appuie sur un bien « standard » de type T2 de 40 m².
