Crédit immobilier : Les taux en légère hausse en raison des tensions au Moyen-Orient

Conséquence de la guerre en Iran, les taux de crédit immobilier sont en légère hausse en avril. Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artémis courtage, plaide pour un retour au calcul mensuel des taux d’usure pour éviter que le marché se grippe.

Les taux legerement en hausse

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Début avril, le conflit au Moyen-Orient met en tension le taux des Obligations Assimilables au Trésor (OAT) à 10 ans qui a atteint, en mars, 3,90 %, soit son plus haut niveau depuis 2009.

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Des taux en hausse de de 0,15 à 0,20 points

Dans ce contexte de forte instabilité, les banques commencent à augmenter leur taux de crédit immobilier de 0,15 à 0,20 points selon les cas. Même légère, cette tendance haussière tombe au printemps de l’immobilier, une période cruciale pour les acheteurs et les vendeurs. Mais elle doit encore être confirmée dans les prochaines semaines, notamment si le conflit perdure.

« Pour l’heure, les banques continuent de prêter et les acheteurs sont toujours motivés. Les emprunteurs qui sont en train de finaliser leur achat ont donc intérêt à donner leur accord de principe sur le taux et à boucler leur dossier assez rapidement », précise Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artémis courtage.

Un marché du crédit immobilier sur le point de se gripper

Une remontée des taux de crédit immobilier fait également craindre un enrayement du marché en raison des seuils de l’usure, qui sont les taux plafonds auxquels les banques sont autorisées à prêter. Ils intègrent à la fois le taux d’intérêt, l’assurance décès-invalidité, la garantie ainsi que les frais de dossier et de courtage.

Calculés de façon trimestrielle, ils reflètent les taux moyens calculés sur les premiers mois de 2026 qui étaient relativement bas. Se crée alors un « effet ciseau » avec des taux d’intérêt des banques qui remontent rapidement et des taux d’usure qui s’ajustent lentement (tous les trimestres) empêchant ainsi les établissements de prêter à certains particuliers.

« C’est pourquoi nous plaidons pour revenir à un calcul mensuel des taux d’usure, comme cela avait été mis en place par les pouvoirs publics entre 2023 et début 2024 afin d’éviter toute nouvelle situation de blocage qui pourrait s’installer dans les prochains mois. Car mieux vaut prévenir que guérir… », conclut Ludovic Huzieux.

Par MySweetImmo