Le bureau de 2050 se dessine : Moins de trajets, plus d’IA et de flexibilité

Selon une étude IWG, l’IA, le travail hybride et les espaces flexibles devraient transformer en profondeur les bureaux d’ici 2050.

A quoi ressemblera le bureau en 2050 ?

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : IWG
  • Près de 7 salariés et responsables RH sur 10 estiment que la journée classique de 9h à 17h et les longs trajets quotidiens auront disparu d’ici 2050.
  • L’intelligence artificielle, la réalité virtuelle et les neurotechnologies figurent parmi les innovations jugées les plus susceptibles de transformer le travail.
  • Le travail hybride et les organisations multi-sites devraient devenir la norme selon les personnes interrogées.
  • Le bien-être, la flexibilité et la qualité des espaces apparaissent comme des critères clés pour attirer et fidéliser les talents.

L’intelligence artificielle, les espaces de travail hybrides et les technologies immersives pourraient profondément modifier la manière dont les entreprises s’organisent dans les prochaines décennies. C’est l’une des principales conclusions de l’étude « Work Reimagined: The Office of 2050 », réalisée par International Workplace Group (IWG), maison mère notamment des marques Regus et Spaces.

Cette enquête, menée auprès de responsables des ressources humaines et de salariés à travers le monde, propose une projection des transformations attendues du travail d’ici à 2050. Si ces scénarios ne constituent pas des certitudes, ils illustrent les grandes tendances qui pourraient remodeler les bureaux et l’immobilier tertiaire.

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Le bureau central unique va perdre du terrain

L’un des enseignements majeurs de l’étude concerne l’évolution des lieux de travail.

Selon les répondants, le modèle du bureau unique et centralisé pourrait progressivement céder la place à une organisation multi-sites. Ainsi, 69 % des responsables RH et 75 % des salariés interrogés estiment que le travail s’effectuera dans plusieurs lieux différents plutôt qu’au sein d’un siège unique.

Le travail hybride apparaît également comme un modèle appelé à se généraliser. D’ici 2050, 78 % des responsables RH et 64 % des salariés considèrent qu’il deviendra la norme.

Autre évolution marquante : la disparition progressive du modèle traditionnel de travail. Près de 7 personnes interrogées sur 10 pensent que les longs trajets quotidiens ainsi que la journée standard de 9h à 17h auront disparu d’ici le milieu du siècle.

Cette vision rejoint certaines tendances déjà observées. En France, une récente étude de l’Insee montre que le télétravail s’est installé durablement dans les entreprises. Entre 2019 et 2022, les sociétés ayant davantage recours au télétravail ont enregistré des gains de productivité supérieurs. Selon l’institut, une hausse de 10 points du recours au télétravail est associée à un gain de productivité compris entre 0,7 et 1 point.

IA, réalité virtuelle, neurotechnologies : le travail s’accélère

L’étude souligne également le rôle central que pourraient jouer les nouvelles technologies.

Pour 71 % des responsables RH et 73 % des salariés, l’intelligence artificielle et l’automatisation devraient redéfinir la majorité des métiers de bureau. Environ deux tiers des répondants pensent même que l’IA sera capable de déterminer les meilleurs moments et les meilleurs lieux pour collaborer.

Les auteurs de l’étude anticipent aussi une accélération du rythme de travail. Près de trois quarts des salariés (74 %) et 70 % des responsables RH prévoient une augmentation significative de la vitesse d’exécution dans les prochaines décennies.

Les technologies immersives figurent également parmi les innovations les plus attendues. Selon l’enquête, 70 % des responsables RH et 69 % des salariés imaginent que les réunions en réalité virtuelle ou augmentée remplaceront une partie des interactions professionnelles traditionnelles.

Plus prospectif encore, le développement des neurotechnologies, déjà explorées par certaines entreprises spécialisées, est cité parmi les innovations susceptibles de rapprocher davantage l’humain et les systèmes numériques au travail.

« La technologie a toujours façonné notre manière de travailler. Ce qui change aujourd’hui, c’est la vitesse à laquelle cette transformation se produit. Les avancées de l’IA accélèrent le monde du travail à une vitesse que la plupart des organisations et des individus peinent encore à appréhender » indique Mark Dixon, CEO et fondateur d’International Workplace Group plc.

Et il ajoute : « L’IA s’inscrit dans une courbe d’innovation exponentielle, le changement le plus important que j’aie observé depuis mes débuts dans les affaires il y a six décennies. Des innovations comme l’IA et les neurotechnologies dessinent un futur où le travail se fera plus rapidement, de manière plus intuitive, précisément au moment et à l’endroit où il est nécessaire. Les changements exponentiels ne modifient pas seulement les métiers ; ils transforment la vitesse même des entreprises, et le monde du travail sera très différent d’ici 2050. »

Bien-être, nature et flexibilité deviennent stratégiques

Au-delà de la technologie, les répondants imaginent également des espaces de travail davantage centrés sur le bien-être.

Les bureaux de demain pourraient devenir plus intelligents et réactifs. Certains salariés envisagent des environnements capables d’adapter automatiquement l’éclairage ou les conditions de travail au rythme biologique de chacun. D’autres imaginent des systèmes détectant la fatigue et suggérant des temps de pause.

L’étude met aussi en avant l’essor possible des espaces multifonctionnels. Les répondants citent notamment des bureaux capables d’accueillir successivement travail, formation, échanges informels ou moments de repos au cours d’une même journée.

La nature occupe également une place importante dans les projections. Murs végétalisés, jardins intérieurs et espaces largement ouverts à la lumière naturelle figurent parmi les aménagements les plus souvent évoqués.

Enfin, la flexibilité apparaît comme un enjeu stratégique majeur. Trois quarts des salariés et des responsables RH considèrent qu’elle sera essentielle pour attirer et conserver les talents en 2050. Les organisations devraient ainsi privilégier davantage l’autonomie des collaborateurs et l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Pour les acteurs de l’immobilier tertiaire, ces projections dessinent une tendance de fond : les bureaux de demain pourraient être moins centrés sur la présence permanente des salariés et davantage conçus comme des lieux d’échanges, de collaboration et de qualité de vie au travail.

Par MySweetImmo