Marché immobilier : « Il faudrait que les prix baissent encore de 5 % à Paris », Charles Marinakis (Century 21)
Au micro d’Ariane Artinian dans Mon Podcast Immo, Charles Marinakis (Century 21) dresse le bilan du premier semestre 2026, pointe la baisse insuffisante des prix à Paris et livre sa prévision de transactions pour 2026.
Dans ce nouvel épisode de Mon Podcast Immo, Ariane Artinian reçoit Charles Marinakis, président de CENTURY 21 France, qui vient de dresser le bilan du premier semestre 2026 de son réseau : 945 agences et 7 000 collaborateurs.
Un marché national jugé « bof »
Interrogé sur ce que révèlent les données du réseau, Charles Marinakis lance sans détour : « Elles disent que c’est bof ». Il explique un semestre coupé en deux : un premier trimestre porté par l’élan de 2025, puis un deuxième trimestre qui s’est « un peu avachi ». Résultat, une volumétrie légèrement en retrait et des prix stables à légèrement baissiers. Sur les causes de ce ralentissement, il souligne l’addition de plusieurs facteurs : le contexte géopolitique, les incertitudes sur l’approvisionnement énergétique, la baisse du pouvoir d’achat des Français et la légère remontée des taux. Il rappelle aussi que les prix n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2019, malgré la baisse engagée depuis 2022.
Paris, la ville de tous les excès
Le marché parisien concentre les difficultés. Charles Marinakis illustre : « Paris, c’est la ville de tous les excès. Quand tout allait très bien, ça allait très très bien. Et maintenant que ça va moins bien, ça va moins moins bien ». Les investisseurs continuent de déserter la capitale, et le prix de cession moyen d’un bien y a chuté d’environ 100 000 euros en 7 ans. Une baisse qu’il juge encore trop timide. Il ajoute : « Il faudrait qu’ils baissent encore, oui, d’au moins 5 %, minimum » pour neutraliser la hausse des taux, aujourd’hui entre 3,20 % et 3,50 %.
Le retour en force des primo-accédants
Au-delà de Paris, Charles Marinakis retient une tendance homogène sur l’ensemble du territoire : la « résurrection des primo-accédants », portée par l’accès au prêt à taux zéro. Il résume : « Je trouve que c’est vraiment l’information principale ». En miroir, les secundo-accédants restent freinés. Il précise que leur immobilisme ne tient pas au prix d’achat initial, mais aux conditions de crédit très basses obtenues à l’époque, qui rendent une seconde acquisition économiquement désavantageuse aujourd’hui — y compris dans des villes où les prix ne baissent pas, comme Nice.
Interrogé sur ses prévisions, Charles Marinakis conclut : « Entre 890 et 900 000 transactions à la fin d’année, ça devrait être la jauge normalement », contre environ 950 000 aujourd’hui.
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