Immobilier : Risque de bulle spéculative à Francfort ou Toronto mais plus à Paris

Le boom de l’immobilier touche à sa fin si l’on en croit l’étude que vient de publier la banque suisse UBS.

Vue aérienne de buildings à Francfort

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Le boom de l’immobilier est « sur le point de prendre fin« , selon une étude publiée par la banque suisse UBS, qui note d’importants déséquilibres sur le marché immobilier dans de grandes agglomérations telles que Francfort en Allemagne et Toronto au Canada.

La banque suisse publie chaque année un indice des bulles immobilières qui analyse les prix de l’immobilier résidentiel dans 25 grandes villes du monde.

Depuis sa dernière étude parue en octobre l’an passé, les prix ont encore augmenté de près 10% en moyenne dans les agglomérations étudiées, soit « le taux de croissance annuel le plus élevé depuis 2007« , souligne la banque dans un communiqué, estimant que « les prix sont déconnectés de la hausse des taux d’intérêt« .

Avec la hausse de l’immobilier, la surface habitable que peut s’offrir un employé hautement qualifié travaillant dans le secteur tertiaire s’est réduite en moyenne d’environ un tiers par rapport à la période d’avant la pandémie de Covid-19, illustrent les économistes de la banque suisse.

Risque de bulle spéculative à Toronto et Francfort

Les villes qui présentent le plus de caractéristiques d’une bulle spéculative sont Toronto et Francfort, suivies par Zurich, Munich, Hong Kong, Vancouver, Amsterdam, Tel Aviv et Tokyo, où les risques sont également élevés.

Paris, Stockholm et Sydney apparaissent surévaluées, même si les prix y ont stagné ou déjà chuté, notent les économistes d’UBS.

Attention à la dégradation des conditions économiques

« L’inflation et les pertes sur actifs résultant de l’agitation actuelle sur les marchés financiers réduisent le pouvoir d’achat des ménages« , constate Claudio Saputelli, responsable immobilier au sein de la division de gestion de fortune d’UBS, cité dans le communiqué, qui relève que « l’immobilier devient un investissement moins intéressant« .

« Car dans de nombreuses villes, les coûts de l’endettement dépassent les rendements des investissements pour un bien destiné à la location« , explique-t-il.

Pour l’instant, le marché du travail reste solide, ce qui continue de soutenir le marché immobilier, mais la tendance pourrait également se détériorer avec la dégradation des conditions économiques qui se profile, prévient aussi la banque.

Paris ne présente plus de risque de bulle spéculative

A Paris, les prix nominaux de l’immobilier ont stagné par rapport à l’étude menée l’an passé et la capitale française n’est plus considérée comme présentant un risque de bulle spéculative.

Malgré cela, Paris reste la ville la moins accessible de toutes les villes de la zone euro étudiées, selon les économistes d’UBS.

Vous vous prendre connaissance de l’intégralité de l’étude publiée (an anglais) par la banque suisse UBS ? Rendez-vous ici.