Réseau immobilier : SAFTI affiche un chiffre d’affaires record de 225 millions (+ 25 % en 2025)

Reprise du marché immobilier, retour des accédants, investisseurs absents : le réseau SAFTI affiche +25 % de croissance en 2025. Décryptage avec Gabriel Pacheco, CEO et cofondateur du réseau de mandataires.

Portrait de Gabriel Pacheco, CEO et cofondateur de SAFTI

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Gabriel Pacheco, CEO et cofondateur du réseau de mandataires SAFTI

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Avec une croissance de 25 % en 2025, le réseau de mandataires immobiliers SAFTI fait bien mieux que le marché de l’ancien, attendu autour de +10 %. Une performance portée par la reprise de la demande, mais surtout par un modèle éprouvé mêlant recrutement, formation et outils technologiques. Décryptage avec Gabriel Pacheco.

L’essentiel

  • +25 % de croissance pour SAFTI en 2025, soit 15 points au-dessus du marché
  • 28 000 ventes réalisées et 225 M€ de chiffre d’affaires
  • Une reprise du marché tirée par les accédants, dans un immobilier redevenu résidentiel
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28 000 ventes chez SAFTI en 2025

Après deux années d’attentisme, 2025 marque un vrai tournant pour l’immobilier ancien. Selon les Notaires de France, le volume de transactions devrait atteindre 920 000 ventes, soit une hausse d’un peu plus de 10 % sur un an. Chez SAFTI, cette reprise se traduit par une croissance de 25% à 2025. Le réseau affiche 28 000 ventes en 2025 et un chiffre d’affaires record de 225 millions d’euros, en hausse de 25 %. « Nous étions confiants dès janvier, avec une prévision de croissance d’au moins 15 %. Ce +25 % confirme que nous avons su tirer pleinement parti de la reprise », souligne Gabriel Pacheco, CEO et cofondateur du réseau.

Plus de conseillers, plus de formation, plus de tech

Cette performance repose d’abord sur le développement du réseau. SAFTI compte désormais près de 6 000 conseillers implantés partout en France, avec une augmentation d’environ 10 % des effectifs sur un an. Trois quarts des nouveaux entrants sont issus de reconversions professionnelles, tandis qu’un quart provient directement du secteur immobilier, d’agences traditionnelles ou d’autres réseaux d’indépendants.

Un choix assumé. « On ne change pas une stratégie qui fonctionne. Plus le réseau grandit, plus il faut investir dans l’accompagnement pour maintenir un niveau de performance homogène », explique Gabriel Pacheco.

Autre pilier du modèle : la formation. En 2025, le réseau a dispensé près de 150 000 heures de formation.
« Ce n’est pas de la formation pour la formation. Elle vise à rendre les conseillers plus précis dans leurs estimations, plus efficaces dans la commercialisation et plus à l’aise dans l’accompagnement des vendeurs comme des acquéreurs », insiste le dirigeant.

La technologie complète ce dispositif. Outils d’apport d’affaires, inter-cabinet interne, rédaction d’annonces assistée par l’intelligence artificielle, amélioration automatique des visuels… L’objectif est d’augmenter la qualité des annonces et de générer davantage de contacts qualifiés.
« La performance d’une vente commence dès l’annonce. Sa qualité conditionne directement le nombre d’appels et de leads », rappelle Gabriel Pacheco.

Résultat : 95 000 mandats ont été signés en 2025, en hausse de 14 %.

Un marché porté par les accédants, pas par les investisseurs

La reprise observée en 2025 est avant tout résidentielle. Les primo-accédants, de retour après deux années de retrait, profitent d’un environnement de taux stabilisés autour de 3 % et de prix plus accessibles, même si l’apport personnel reste déterminant. Les secundo-accédants demeurent majoritaires, avec des projets souvent orientés vers plus d’espace ou un meilleur cadre de vie.

À l’inverse, les investisseurs particuliers restent largement absents. Les crédits à l’investissement locatif ont chuté de 40 % entre 2022 et 2024, une tendance qui se prolonge début 2025. Dans le même temps, les logements énergivores sont de plus en plus délaissés. Cette recomposition se reflète dans l’activité de SAFTI : 72 % des ventes concernent désormais des maisons.

Des prix plus justes et un marché plus efficace

Autre enseignement de l’année : le réalignement entre les attentes des vendeurs et le budget des acheteurs. La marge de négociation moyenne observée au niveau national atteint environ -9 %. Chez SAFTI, elle se limite à -4,5 %, signe d’un meilleur calibrage des prix dès la mise en vente et d’un accompagnement renforcé.

Les prix se stabilisent également. Le prix moyen de vente au niveau national s’établit à 208 600 euros, tandis que le délai moyen entre la signature du mandat et le compromis reste stable à 3,6 mois. Combinés à un taux de transformation en hausse, ces indicateurs dessinent un marché plus efficace, où la qualité du mandat et la précision du prix deviennent déterminantes.

« 2025 a été l’année où les Français ont recommencé à avancer. 2026 sera celle où ils voudront avancer mieux », conclut Gabriel Pacheco.

Par MySweetImmo