Immobilier d’entreprise : Les cinq virages que les directions devront négocier en 2026

Flexibilité des portefeuilles, IA, Facility Management… JLL présente les 5 tendances qui sont appelées à redéfinir la fonction immobilière comme un levier de performance organisationnelle, dans un contexte économique et géopolitique tendu.

Immobilier d’entreprise : les 5 tendances cles pour 2026

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : JLL
  • La flexibilité des parcs de bureaux devient une priorité mondiale puisque 72 % des décideurs immobiliers qui placent la réduction des coûts opérationnels en tête de leurs enjeux en 2026.
  • Le travail hybride s’installe durablement dans les entreprises, puisque 66 % des salariés de bureau évoluent dans un cadre formalisé, en moyenne 3,7 jours par semaine sur site.
  • La performance énergétique devient un critère central de valeur, alors que 91 % de la demande future de bureaux en Île-de-France émane d’entreprises engagées dans la décarbonation de leur immobilier.

Flexibilité des bureaux, intelligence artificielle, gestion des bâtiments ou performance énergétique : selon JLL, la fonction immobilière change de dimension en 2026. Dans un contexte économique tendu, elle devient un levier direct de performance pour les entreprises.

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Vers des portefeuilles de bureaux plus flexibles et mieux utilisés

Première tendance identifiée par JLL : la transformation des parcs de bureaux. Les entreprises ne se contentent plus d’arbitrer entre un siège et des sites secondaires. Elles cherchent à ajuster plus rapidement leurs surfaces occupées en fonction de l’activité.

Cette flexibilité passe par des baux plus souples et par une meilleure utilisation des espaces existants. À l’échelle mondiale, 72 % des décideurs immobiliers citent la réduction des coûts opérationnels comme leur priorité numéro un. L’optimisation de l’usage des bureaux (51 %) et l’efficacité organisationnelle (50 %) complètent ce trio. Pour JLL, ces chiffres traduisent un basculement : l’immobilier devient un outil d’agilité, et non plus seulement un centre de coûts.

Des lieux de travail pensés pour l’expérience et le travail hybride

Les espaces de travail jouent désormais un rôle clé dans l’attractivité des entreprises. Selon JLL, l’immobilier reflète de plus en plus le style de management et la promesse faite aux salariés, dans un contexte où le rapport au bureau a profondément évolué.

Les décisions immobilières s’appuient donc davantage sur des données croisées entre immobilier et ressources humaines. Objectif : aligner organisation du travail, qualité des environnements et choix de localisation. Dans le monde, 66 % des salariés de bureau travaillent dans une organisation ayant formalisé sa politique de travail hybride, avec une moyenne de 3,7 jours par semaine sur site. Cette structuration est bien acceptée, puisque 72 % des salariés interrogés en ont une perception positive. La France suit la même tendance.

IA et Facility Management : l’immobilier entre dans une logique opérationnelle

Après une phase d’expérimentation, l’intelligence artificielle change d’échelle dans l’immobilier d’entreprise. Entre 2023 et 2025, la part des décideurs immobiliers ayant lancé des projets d’IA est passée de 5 % à 92 % dans le monde, un niveau désormais atteint en France.

Ces outils sont utilisés pour des applications très concrètes : anticipation des pannes grâce à la maintenance prédictive, suivi précis de l’occupation des bureaux ou réduction des consommations d’énergie. Cette évolution s’accompagne d’une montée en puissance du Facility Management, c’est-à-dire la gestion opérationnelle des bâtiments. En Europe, 46 % des responsables revoient leur organisation et leurs fournisseurs, tandis que 44 % développent des partenariats stratégiques, afin de gagner en réactivité et en résilience.

Performance énergétique et donnée : de nouvelles règles de valeur pour l’immobilier

La transition énergétique s’impose enfin comme un enjeu majeur, à la fois financier et réglementaire. Le suivi précis des consommations d’énergie devient un levier de compétitivité, au même titre que la conformité aux normes environnementales.

À Paris, 83 % du parc de bureaux a plus de dix ans, ce qui pose la question de la rénovation et de l’adaptation des immeubles. Dans le même temps, 91 % de la demande future en Île-de-France émane d’entreprises ayant pris des engagements de décarbonation, contre 75 % en moyenne dans le monde. Pour JLL, ces évolutions renforcent le rôle central de la donnée, qui permet de piloter en continu coûts, usages et performance environnementale. Les directions immobilières passent ainsi de la gestion des mètres carrés à celle d’une expérience immobilière globale.

Par MySweetImmo