Immobilier en station : Des prix du simple au décuple selon la destination
Alors que le marché immobilier résidentiel marque le pas, l’immobilier en station poursuit une trajectoire à part. Malgré un léger recul des prix à court terme, les valeurs restent solides sur le long terme, avec des écarts de plus en plus marqués entre massifs et entre stations, selon SeLoger.
Nouveau
© adobestock
- Les prix de l’immobilier en station reculent légèrement de 0,4 % sur un an en moyenne, mais progressent nettement sur cinq ans dans la plupart des massifs.
- Les Alpes du Nord restent le massif le plus cher, avec 6 133 €/m² pour les appartements et 7 573 €/m² pour les chalets, malgré un léger recul annuel.
- Courchevel devient la station la plus chère de France en 2026, avec un prix moyen de 14 190 €/m², devant Val d’Isère et Megève.
- Hors Alpes, certaines stations restent très accessibles, comme Le Lac Blanc dans les Vosges, à 1 212 €/m² en prix moyen tous biens confondus.
La saison hivernale bat son plein et la montagne française reste une destination prisée tout au long de l’année. Dans ce contexte, l’immobilier en station continue de tracer sa propre trajectoire, distincte de celle du marché résidentiel classique.
Selon SeLoger qui dévoile son étude annuelle des prix de l’immobilier dans plus de 100 stations de ski françaises, même si les prix baissent légèrement à court terme (-0,4% sur un an en moyenne), l’analyse sur le long terme montre que le marché reste solide, avec de fortes différences selon les destinations et les gammes de prix.

Les Alpes, cœur historique des valeurs les plus élevées
Pris dans leur ensemble, les Alpes affichent les niveaux de prix les plus élevés du marché immobilier de montagne, tirés par les Alpes du Nord, où les écarts entre appartements et chalets sont les plus marqués. Dans les Alpes du Nord, le prix des appartements s’établit à 6 133 €/m², celui des chalets à 7 573 €/m². Les Alpes du Nord conservent leur statut de massif le plus cher, malgré un léger recul annuel des prix chalets et appartements confondus (-0,2 %). Sur cinq ans, la progression reste solide (+19,5 %).
Les Alpes du Sud affichent des niveaux plus modérés, avec 3 066 €/m² pour les appartements, 3 537 €/m² avec une évolution annuelle en baisse plus marquée pour l’ensemble des biens (-3,6 % sur un an) mais une hausse notable sur le temps long (+14,4 % sur cinq ans). Ces écarts entre typologies de biens contribuent à structurer fortement le marché alpin et expliquent en grande partie la dispersion des prix observée entre stations.
« L’immobilier de montagne, et en particulier celui des Alpes, s’impose aujourd’hui comme un marché patrimonial à part entière. La rareté de l’offre dans les stations les plus recherchées et l’exigence croissante en matière de qualité soutiennent durablement les valeurs, notamment sur le segment du haut de gamme », précise Cimalpes, spécialiste de l’immobilier de prestige dans les Alpes.
Stations alpines : des prix comparables aux marchés les plus exclusifs
Les stations alpines les plus prestigieuses concentrent les niveaux de prix les plus élevés de l’étude. Par rapport à 2025, le classement évolue, avec Courchevel qui prend la tête du palmarès en prix appartements et chalets confondus (14 190 €/m²), devant Val d’Isère (13 028 €/m²). Megève intègre le trio de tête, tandis que Méribel sort du Top 3 cette année.
Ces destinations incarnent le segment le plus haut de gamme du marché immobilier de montagne, avec des valeurs comparables, voire supérieures, à celles des marchés résidentiels les plus chers de France. Cette réalité se lit concrètement dans les annonces de biens d’exception diffusées sur Belles Demeures, qui témoignent des standards atteints par l’immobilier de prestige en station.
Situés dans les stations les plus onéreuses du classement 2026, ces biens illustrent le très haut de gamme en montagne : volumes hors normes, architectures soignées, équipements dédiés au bien-être, vues dégagées sur les massifs et services associés à un art de vivre d’exception en altitude.

Hors Alpes : des marchés plus accessibles, mais contrastés
En dehors des Alpes, les niveaux de prix restent nettement plus modérés. Le Jura affiche un prix hybride moyen de 3 420 €/m², avec des écarts sensibles entre appartements (3 255 €/m²) et chalets (3 836 €/m²). Les Pyrénées se situent à 2 672 €/m² en prix hybride, tandis que le Massif Central (2 503 €/m²) et les Vosges (2 458 €/m²) figurent parmi les territoires les plus accessibles.
Dans les Vosges, Le Lac Blanc s’impose comme la station la moins chère de France, avec un prix hybride de 1 212 €/m², soulignant l’ampleur des écarts de prix entre les différentes destinations de montagne.
Combien faut-il prévoir pour acheter un pied-à-terre en station ?
Surface de référence pour un appartement en station, le 45 m² met en évidence l’ampleur des écarts de prix entre les différentes destinations de montagne. Selon les stations, le budget nécessaire pour un pied-à-terre de cette taille peut varier dans des proportions très importantes, traduisant la forte hétérogénéité du marché immobilier en station.

