Hausse du prix du gaz : Jusqu’à 509 € de plus sur la facture en 2026

Le prix repère de vente du gaz doit augmenter de 5,6 % au 1er septembre 2026. Selon les simulations d’Hello Watt, un foyer consommant 15 000 kWh par an verrait sa facture annuelle augmenter de 509 euros par rapport à janvier.

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Le gaz va de nouveau coûter plus cher en septembre. Après une hausse de 7,4 % en juillet puis un léger recul de 0,8 % en août, le prix repère de vente du gaz (PRVG) doit repartir à la hausse au 1er septembre 2026.

L’enjeu est loin d’être théorique pour les ménages. Selon les calculs communiqués par Hello Watt, un foyer consommant 15 000 kWh de gaz par an supporterait désormais une facture annuelle de 2 382 euros. C’est 509 euros de plus que sur la base du prix repère de janvier.

Le prix repère du gaz augmente de 5,6 % en septembre

Le prix repère de vente du gaz doit progresser de 5,6 % au 1er septembre. Selon les données transmises par Hello Watt, il atteindrait 172,05 euros TTC/MWh en moyenne.

Le PRVG est publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il sert de référence aux consommateurs depuis la disparition des tarifs réglementés de vente du gaz en juillet 2023. Ce n’est pas une offre commerciale, mais un indicateur permettant notamment de comparer les offres des fournisseurs. Certaines offres sont par ailleurs directement indexées sur son évolution. La CRE rappelait ce fonctionnement lors de la publication du PRVG de juillet, qui avait augmenté de 7,4 %.

La hausse est particulièrement visible sur le prix du kilowattheure. D’après les données d’Hello Watt, celui-ci passerait, pour le chauffage, de 0,1019 euro en janvier à 0,1347 euro en septembre. Pour la cuisson et l’eau chaude sanitaire, il passerait de 0,1325 à 0,1676 euro.

Sur les neuf premiers mois de l’année, cela représente une progression de 32,1 % du prix du kWh pour le chauffage et de 26,49 % pour la cuisson et l’eau chaude, selon Hello Watt.

Jusqu’à 509 € de plus pour un foyer chauffé au gaz

Plus la consommation du ménage est élevée, plus la hausse se fait sentir. Hello Watt a calculé l’évolution d’une facture annuelle selon quatre profils de consommation.

Pour 500 kWh par an, la facture passerait de 213 euros sur la base du PRVG de janvier à 236 euros en septembre, soit 23 euros supplémentaires.

À 3 000 kWh par an, elle progresserait de 545 à 655 euros. L’écart atteint alors 110 euros, soit 20,3 %.

Pour une consommation annuelle de 9 000 kWh, la facture passerait de 1 261 à 1 573 euros : 312 euros de plus, soit une hausse de 24,8 %.

Enfin, un foyer consommant 15 000 kWh par an passerait de 1 873 à 2 382 euros. L’écart atteint 509 euros sur l’année, soit 27,2 %.

Une part importante de cette augmentation intervient entre août et septembre. Toujours selon les simulations d’Hello Watt, la facture annuelle correspondant à une consommation de 15 000 kWh passerait de 2 244 à 2 382 euros en un mois, soit 137 euros d’écart. Pour 9 000 kWh, l’écart atteint 82 euros ; pour 3 000 kWh, 27 euros ; et pour 500 kWh, 5 euros.

Ces montants sont des simulations annualisées établies à partir des niveaux du prix repère de chaque mois. Ils ne signifient donc pas qu’un ménage recevra en septembre une facture immédiatement majorée de 509 euros.

Pourquoi le prix du gaz pourrait rester sous pression

Cette nouvelle hausse intervient dans un marché européen du gaz particulièrement tendu. Les cours du TTF néerlandais, référence du marché européen, évoluent actuellement autour de 60 euros/MWh. Le 10 août, le contrat de référence progressait encore de 5,7 %, à 58,80 euros/MWh, sur fond d’incertitudes concernant le détroit d’Ormuz. Les stocks européens étaient parallèlement autour de 58 %, contre environ 70 % habituellement à cette période.

La pression ne vient toutefois pas uniquement des tensions géopolitiques. Les fortes chaleurs, la demande d’électricité, certaines opérations de maintenance en Norvège et les perturbations pesant sur l’approvisionnement en GNL contribuent également à tendre le marché européen. Le TTF a ainsi brièvement dépassé 62 euros/MWh le 11 août.

Cette situation intervient à quelques mois de la saison de chauffe. Des stocks moins remplis que d’habitude rendent le marché plus sensible aux perturbations d’approvisionnement et aux évolutions de la demande.

Sylvain Le Falher, cofondateur d’Hello Watt, résume ainsi le risque pour les consommateurs : « Avec la reprise des tensions géopolitiques et un stockage européen sous la moyenne, les ménages chauffés au gaz subissent une hausse de prix pouvant représenter jusqu’à 500 € supplémentaires par rapport aux prix de début d’année. La souscription d’une offre à prix fixe avant l’hiver est la seule protection immédiate contre cette volatilité. »

Par MySweetImmo