Crédit immobilier : Toujours des taux toujours record, mais seulement pour les bons profils !

Selon une étude du réseau de courtier Vousfinancer, les conditions conditions d’octroi de crédit se durcissent dans certaines régions… Reste à savoir si cette évolution propre à la fin de l’année ou si elle se poursuivra en 2019…

Seuls les bons profils bénéficient de conditions de taux record

En novembre, on assiste pour la 1ère fois depuis le début de l’année à de réelles remontées des taux affichés dans quelques banques, allant de 0,05 à 0,20 % selon les établissements et les profils. Reste que ces remontées ne concernent souvent que certaines durées ou profils et sont même parfois accompagnées de baisses sur d’autres durées ou certaines tranches de revenus, en fonction des profils ciblés par les banques en question. Les taux moyens ne sont pas encore impactés par ces quelques hausses. Ils restent stables à 1,30 % sur 15 ans, 1,50 % sur 20 ans et 1,70 % sur 25 ans mais avec des taux planchers toujours très bas négociés à 0,70 % sur 15 ans, 0,85 % sur 20 ans et 1,30 % sur 25 ans pour les meilleurs profils.

« En cette fin d’année, les banques accordent toujours des taux record, mais uniquement aux profils qui les intéressent, à un moment où elles ont, pour la plupart, atteint leurs objectifs de production de crédit. Cela explique aussi qu’elles soient plus restrictives pour certains profils considérés comme moins prioritaires ou moins rentables pour elles… Finalement, en cette fin d’année, les écarts de taux et d’accords de prêt se creusent selon les profils, certains se voyant refuser un crédit par manque d’apport notamment, et d’autres obtenir à l’inverse des taux record grâce à un bon niveau d’épargne et de revenus », explique Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer.

2/3 des courtiers VousFinancer ont constaté des hausses de taux

Ainsi, les deux tiers (66%) des courtiers Vousfinancer ont constaté récemment une hausse des taux de leurs partenaires bancaires, même si pour 20 % d’entre eux, ces hausses ne sont pas toujours appliquées dans les faits. A l’inverse, pour 1/3 des courtiers, localement, sous l’effet notamment de la forte concurrence interbancaire, les banques n’ont pas augmenté leurs taux de crédits. En parallèle, 73 % des courtiers Vousfinancer arrivent toujours à négocier d’importantes décotes de taux auprès de leurs partenaires bancaires, mais près d’un tiers a quand même le sentiment que les banques sont plus attentives à leurs marges en cette fin d’année….

Comment expliquer cela ? Avec la hausse de la demande de prêt constatée depuis la fin du 1er trimestre 2018, les banques ont accordé beaucoup de crédits, à des taux très bas et certaines ont déjà atteints leurs objectifs. Selon près de 20% des courtiers Vousfinancer, leurs partenaires bancaires ont totalement atteint leur objectif de production de crédit, et selon 65 % d’entre eux, ils les ont atteints à 75%. Seuls 18 % de nos courtiers pensent que les objectifs ne sont atteints qu’à moitié…

Des banques plus sélectives pour certains profils…

En cette fin d’année, 2/3 des courtiers Vousfinancer ont le sentiment que les banques ont durci leurs conditions d’octroi de crédit, pour tous les profils d’emprunteurs (selon 38 % des courtiers) ou uniquement sur certains profils (pour 28 % des courtiers), essentiellement les primo-accédants, les revenus inférieurs à 30 000 € par an, les financements à 110 % ou les durées de prêts de 25 ans ou plus. Pour la majorité des courtiers, c’est sur l’apport que les banques sont actuellement les plus strictes (66% des réponses) ou l’épargne résiduelle (disponible après opération) (62%) puis les revenus (39%), la qualité du bien acheté n’étant pas un critère majeur (4% des réponses).

Pour autant il n’y a pas péril en la demeure

Et pour cause: si les banques ont légèrement durci leurs conditions d’octroi, elles restent très enclines à prêter : concernant l’appétence des banques pour accorder des crédits, 50 % de nos courtiers attribuent une note supérieure ou égale à 7 sur 10 et 25 % une note de 6… « En cette fin d’année, le marché reste dynamique mais le fait que les banques aient atteint leurs objectifs de production de crédit entraine un durcissement des conditions d’octroi et un allongement des durées de traitement également… Ces deux phénomènes ne devraient pas durer dans la mesure où les banques vont bientôt remettre les compteurs à zéro et accorder des crédits qui seront comptabilisés dans leur production 2019. Ce qui demeure plus problématique est le manque d’offres dans certaines régions et le niveau des prix qui freinent le nombre de transactions… Deux facteurs qui pourraient peser davantage sur le marché en 2019 que les conditions de crédit » conclut Sandrine Allonier.

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