Immobilier Paris 7e : Les logements bien situés et rénovés tirent les prix vers le haut
Dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, le marché immobilier reste dynamique en 2025. Selon Engel & Völkers, seuls les biens rénovés et bien positionnés en prix se vendent rapidement, avec des valeurs pouvant atteindre 30 000 €/m² près du Champ-de-Mars.
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© Engel & Völkers France
Appartement venduAvenue de Breteuil de 86 m² 20 400 € / m2
- Dans le 7ᵉ arrondissement, les prix varient fortement selon les secteurs, de 14 000 à près de 30 000 €/m² pour les biens avec vue ou emplacement exceptionnel près du Champ-de-Mars).
- Le volume de transactions progresse de plus de 50 % en 2025, traduisant un marché toujours actif malgré un contexte immobilier plus exigeant).
- Les appartements rénovés “clé en main” concentrent l’essentiel de la demande, les acheteurs privilégiant le confort immédiat et la qualité des prestations.
- Environ 40 % des ventes sont réalisées en off-market,illustrant la rareté des biens accessibles et le besoin croissant de discrétion des vendeurs).
En 2025, le 7ᵉ arrondissement de Paris confirme son statut de marché immobilier de destination : un secteur où l’on vient autant pour la valeur patrimoniale que pour la qualité de vie. Selon Engel & Völkers Paris Champ-de-Mars, la demande reste soutenue, mais seuls les biens parfaitement rénovés et correctement positionnés trouvent preneur rapidement.
Sophie Lerner, Directrice de l’agence Engel & Völkers, dresse le bilan d’un marché qui retrouve du dynamisme et sur lequel les projets engagés de long terme se concrétisent à nouveau.
Un marché de destination porté par la qualité de vie
Le 7ᵉ arrondissement confirme en 2025 sa résilience et son attractivité. Engel & Völkers Paris Champ-de-Mars observe une progression de plus de 50 % du volume de transactions réalisées par l’agence.
Depuis la rentrée de septembre, la demande s’est renforcée. Elle est portée à la fois par des acquéreurs en quête de pied-à-terre et par des familles recherchant un appartement principal dans un environnement scolaire et patrimonial très prisé. Les biens rénovés, déjà plébiscités depuis l’après-Covid, restent au centre du jeu, avec une préférence marquée pour les logements “clé en main”.
Des prix très dépendants de l’adresse et du micro-quartier
Dans le 7ᵉ arrondissement, les micro-quartiers dessinent des profils d’acheteurs distincts. Du côté du Gros Caillou et des Invalides, la demande émane majoritairement de familles françaises aisées, souvent déjà installées dans le quartier, avec des enfants scolarisés dans des établissements réputés comme La Rochefoucauld ou l’Institut de l’Alma.
Ces acquéreurs recherchent des appartements familiaux de trois à quatre chambres, bien distribués, destinés à une résidence principale. Les prix s’y situent en moyenne entre 14 000 et 15 000 €/m², avec un net changement d’échelle aux abords immédiats du Champ-de-Mars, où les biens avec vue peuvent avoisiner les 30 000 €/m².
À l’est, vers le Carré des Antiquaires et le secteur du Marché, le profil change. La clientèle internationale y est plus présente, en recherche de résidences secondaires ou de pieds-à-terre dans un quartier de standing. Les grands appartements restent majoritairement destinés à des résidences principales très patrimoniales, avec des prix moyens compris entre 18 000 et 20 000 €/m² pour des biens rénovés.
La rénovation, critère central pour vendre vite
Dans ce marché très exigeant, la qualité de la rénovation est devenue déterminante. Les acheteurs privilégient le confort immédiat et les prestations haut de gamme à un bien nécessitant des travaux.
Un exemple l’illustre : un appartement de 86 m² situé avenue de Breteuil s’est vendu 20 400 €/m² grâce à des prestations haut de gamme. Les biens intégrant des plans optimisés, de la lumière et des suites avec salles de bains et dressings bénéficient d’un fort attrait.
« Dans le 7ᵉ arrondissement, les clients acceptent de payer une vraie prime pour des biens parfaitement rénovés et bien situés. Ce qu’ils recherchent, ce n’est pas seulement une adresse, mais un ensemble cohérent : lumière, plan optimisé, prestations soignées, et la possibilité d’entrer dans les lieux sans travaux lourds. Quand tous ces critères sont réunis, le marché répond présent. À l’inverse, un bien affiché à un prix trop ambitieux peut rester plusieurs mois sur le marché, quand un produit au juste niveau se vend en quelques semaines », explique Sophie Lerner.
Clientèle internationale et montée en puissance du off-market
En parallèle, la demande étrangère s’accélère. Engel & Völkers constate un retour marqué des acheteurs américains, un regain d’intérêt des Italiens et l’arrivée progressive d’une clientèle asiatique, auparavant davantage concentrée sur le Triangle d’Or ou le 8ᵉ arrondissement.
Désormais, cette clientèle élargit son périmètre de recherche vers le 7ᵉ, attirée par son cadre institutionnel, ses vues dégagées et sa dimension plus résidentielle. Sur les adresses emblématiques, elle se positionne majoritairement sur des résidences secondaires ou des multi-résidences.
Côté vendeurs, le besoin de discrétion s’affirme nettement. Environ 40 % des biens du portefeuille sont aujourd’hui traités en off-market. Cette année, un appartement situé dans le quartier du Gros Caillou, avec vue sur la tour Eiffel, a ainsi été cédé entièrement hors marché pour un montant d’environ 7 millions d’euros, soit près de 25 000 €/m².
« Le 7ᵉ arrondissement confirme son statut de marché de destination : un secteur où l’on vient autant pour la valeur patrimoniale que pour la qualité de vie, et où la différence se joue désormais à la précision près, entre juste positionnement de prix, qualité de rénovation et adéquation fine avec les attentes d’une clientèle locale et internationale très informée », conclut Sophie Lerner.
