Immobilier : « Quand un bien n’est pas vendu au bout de six mois, le marché nous dit qu’il faut ajuster le prix », Jordan Frarier (Foncia)
Invité de Mon Podcast Immo, Jordan Frarier, président de Foncia Transctions analyse la reprise du marché immobilier en 2025 et les déséquilibres qui persistent à l’aube de 2026.
Le marché immobilier repart, mais il a changé de règles. Volumes en hausse, prix stabilisés, vendeurs sous pression, recrutements relancés : invité au micro de Mon Podcast Immo, Jordan Frarier, président de Foncia Transactions, livre une lecture sans détour de l’année 2025 et des équilibres à surveiller en 2026.
2025 : les volumes repartent, les prix se figent
« Elle s’est mieux passée, elle s’est presque bien passée. » Le constat est nuancé, mais les chiffres sont là. En 2025, les transactions progressent de 8 % chez Foncia Transactions, portées par la baisse des taux de crédit immobilier et le retour du pouvoir d’achat.
Les prix, eux, se stabilisent. « On est sur un prix au mètre carré à plus 1 %, ce que j’appelle une stabilité. » Conséquence directe pour les acheteurs : « Les Français ont même pu acheter un peu plus grand, en moyenne deux mètres carrés de plus. »
La reprise n’a toutefois pas été linéaire. « Le premier semestre a bénéficié de la baisse des taux. » À la rentrée, l’activité s’est accélérée. « Septembre a été extrêmement dynamique, octobre également », explique Jordan Frarier au micro d’Ariane Artinian. La crainte d’une remontée des taux a incité de nombreux ménages à avancer leur projet.
La fin d’année a marqué un net coup d’arrêt. « Novembre et décembre ont été très calmes. » Un signal qui pèse sur le début de 2026.
Vendeurs : quand le marché tranche
Derrière la reprise, le marché s’est durci. « Aujourd’hui, on a 13 000 mandats en stock, dont près de 30 % ont plus de six mois. » Le message est clair, et parfois difficile à entendre.
« Quand un bien n’est pas vendu au bout de six mois, il n’y a aucune chance qu’il se vende dans les six suivants sans bouger le prix. » En 2025, Foncia a enregistré environ 33 000 mandats pour un peu plus de 14 000 ventes. « On a toujours à peu près un tiers de clients qui retirent leur bien ou vendent autrement. »
Pour les vendeurs, la conséquence est immédiate : le marché ne valide plus les prix déconnectés. Le délai de vente est devenu un indicateur implacable.
Recrutements relancés et nouvelles méthodes
Face à ce marché plus exigeant, Foncia change de braquet. « On avait protégé et préservé nos équipes sur 2023 et 2024. » Avec le retour de l’activité, le groupe relance les recrutements.
« On a relancé une centaine de recrutements de consultants immobiliers salariés et une centaine de partenaires consultants indépendants. » Plus de soixante professionnels ont déjà rejoint le réseau.
L’objectif est clair. « On a besoin de renforcer nos équipes commerciales pour accompagner les clients dès la première étape du projet. » « La première brique, c’est l’estimation. » Un nouveau dossier d’estimation, plus pédagogique, doit être lancé au printemps.
Autre levier : la vente interactive. « Le marché ne se décrète pas, il s’écoute. » « Laissons parler le marché, laissons parler l’acquéreur. » En 2025, près d’un millier de biens ont été proposés via ce dispositif, pour plusieurs centaines de ventes conclues.
Métropoles en tête, résidences secondaires solides
Dernier enseignement de 2025 : le retour en force des grandes métropoles. « Elles ont fortement contribué à la reprise des volumes », avec des croissances à deux chiffres, à l’inverse de 2024.
Les marchés de résidence secondaire continuent, eux, de résister. « La montagne et le littoral traversent les cycles sans décrocher. » « Méribel, la Côte d’Azur ou le bassin d’Arcachon ont très bien tenu. »
Un échange chiffré, direct et concret pour comprendre comment vendre, acheter et s’adapter à un marché immobilier redevenu plus exigeant.
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