Immobilier : 78 % des acheteurs ne changent pas leur projet malgré la guerre en Iran

Selon l’Observatoire PAP, la guerre en Iran n’affecte pas la demande immobilière début 2026. Les acheteurs restent actifs, portés avant tout par des taux de crédit stabilisés.

78 % des acheteurs ne changent pas leur projet malgre la guerre en Iran

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : PAP
  • Le nombre d’acheteurs immobiliers progresse de +2,9 % début 2026 puis de +2,1 % après le début du conflit, sans rupture de tendance.
  • 78 % des acheteurs immobiliers déclarent que la guerre en Iran ne modifie pas leur projet immobilier en mars 2026.
  • Les taux de crédit immobilier se maintiennent autour de 3,40 % sur 20 ans début 2026, soutenant la capacité d’achat des ménages.

Malgré les inquiétudes liées à la guerre en Iran, le marché immobilier tient bon début 2026. Selon l’Observatoire PAP, les acheteurs restent présents, portés avant tout par des conditions de crédit stables.

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Une demande qui résiste au contexte international

Depuis le début de la guerre en Iran, les interrogations se multiplient sur ses conséquences économiques. Le marché immobilier français n’y échappe pas.

Pourtant, les premiers indicateurs ne montrent aucun décrochage. À ce stade, le conflit ne provoque pas de recul de la demande. Le marché évolue sans réaction immédiate à la situation géopolitique.

Des acheteurs toujours actifs début 2026

La dynamique observée en début d’année se confirme. Entre le 1er janvier et le 27 février 2026, le volume d’acheteurs augmente de +2,9 % par rapport à 2025.

Après le déclenchement du conflit, la tendance se prolonge. Entre le 28 février et le 19 mars, la hausse atteint encore +2,1 % sur un an.

La demande tient donc bon. Les acheteurs ne se retirent pas et poursuivent leurs recherches dans un marché encore actif.

Des projets peu influencés par la guerre

Une enquête menée en mars 2026 auprès de plus de 2 100 acheteurs confirme cette stabilité. La grande majorité ne change pas ses plans.

Dans le détail, 78 % des répondants indiquent que la guerre en Iran n’a aucun impact sur leur décision d’achat. Seuls 10 % préfèrent reporter leur projet. À l’inverse, 12 % accélèrent leurs démarches, notamment par crainte d’une remontée des taux.

Les décisions immobilières reposent d’abord sur le budget, la situation personnelle et les projets de vie. Le contexte international passe au second plan.

Le crédit reste le vrai moteur du marché

L’expérience récente permet de mieux comprendre cette situation. En 2022, la guerre en Ukraine avait pesé sur le marché immobilier via un autre canal : la hausse rapide des taux d’intérêt, passés d’environ 1 % à plus de 4 % en un an.

Aujourd’hui, le principal risque passerait par une hausse durable des prix du pétrole. Un choc énergétique pourrait relancer l’inflation et entraîner une remontée des taux.

Mais ce scénario reste incertain. D’autres conflits au Moyen-Orient ont eu des effets limités sur les prix de l’énergie.

Pour l’instant, les conditions de financement restent favorables. Les taux se stabilisent autour de 3,40 % sur 20 ans. Dans ce contexte, les ménages continuent de se projeter et de concrétiser leurs projets immobiliers.

Par MySweetImmo