Immobilier : Malgré la guerre, 53 % des porteurs de projet maintiennent leur intention d’achat
En pleine crise géopolitique, l’immobilier tient bon et les Français continuent de lui faire confiance : 53 % des porteurs de projet maintiennent leur intention d’achat et 40 % des Français privilégient la pierre à l’or.
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Crise géopolitique, inflation, incertitudes économiques… Dans ce contexte instable, les projets immobiliers auraient pu s’effondrer. Ce n’est pas ce que révèle l’enquête de Notariat Services menée auprès de 1 288 personnes interrogées via le portail immonot.com : face aux conflits qui s’accumulent, le réflexe dominant n’est pas de fuir l’immobilier. C’est de s’y raccrocher encore plus fort. Un marché tiraillé entre inquiétude et besoin de sécurisation.
« Malgré un contexte mondial instable, les répondants ne tournent pas le dos à la pierre. Ils continuent d’y voir un repère et une forme de sécurité. Mais cette envie se heurte à un besoin croissant d’accompagnement et de visibilité« , précise François-Xavier Duny, Président de Notariat Services.
L’immobilier, premier réflexe face à la crise
Quand on leur demande où placer 100 000 € dans ce contexte, la réponse est sans équivoque :
- 40 % des répondants choisiraient l’immobilier en priorité, loin devant l’or (23 %) et l’épargne liquide (18 %)
- 67 % conservent une perception positive de l’immobilier : 25 % y voient une valeur refuge absolue, 42 % un bon placement parmi d’autres
« La pierre ne ment pas, même en temps de guerre« , ajoute François-Xavier Duny.
Une inquiétude réelle, mais pas un renoncement
60 % des répondants se déclarent inquiets face à leurs projets financiers depuis les événements géopolitiques récents. Mais l’inquiétude ne rime pas avec paralysie :
- Seuls 13 % affirment geler totalement leurs projets
- 42 % déclarent que leur projet reste inchangé
- 11 % disent même que le contexte renforce leur envie d’acheter
« 53 % des porteurs de projet maintiennent leur intention d’achat malgré la crise. Le marché ne s’arrête pas, il ralentit », commente François-Xavier Duny.
Une fenêtre d’opportunité que 66 % des répondants ne voient pas
Les taux immobiliers se maintiennent à 3,30 % en mars 2026, en deçà du seuil psychologique de rupture fixé à 4 % par 30 % des porteurs de projet. Une fenêtre favorable, mais que la plupart ignorent :
- 66 % des répondants ne connaissaient pas le niveau réel des taux
- 37 % en avaient vaguement entendu parler
- 9 % croyaient qu’ils avaient déjà remonté à cause du conflit
Pourtant, une fois informés du niveau réel, les intentions basculent : 48 % des répondants se disent favorables à un achat au printemps 2026. L’envie est là. Il manque l’information.
La guerre réinvente les critères d’achat
La crise ne transforme pas seulement les calendriers : elle transforme les projets eux-mêmes. Les attentes évoluent :
- 60 % accordent désormais davantage d’importance à la performance énergétique (DPE) depuis la crise énergétique liée à la guerre
- 25 % font de l’espace extérieur un critère non négociable
- 25 % affichent une préférence croissante pour les villes moyennes ou la campagne
- 24 % souhaitent davantage d’autonomie énergétique
