Comment utiliser un retrait d’assurance vie pour financer un achat immobilier ?

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Un retrait d’assurance vie peut aider à financer un achat immobilier, à condition d’anticiper les délais, la fiscalité et le type de rachat.

Acquéreurs preparant un retrait d’assurance vie pour financer un achat immobilier

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Au moment de boucler un financement immobilier, l’assurance vie peut devenir une réserve précieuse. Mais à quelles conditions peut-on récupérer son épargne ? Et avec quelle fiscalité lorsque l’objectif est de financer un achat ? Voici ce qu’il faut savoir avant de lancer la demande.

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Peut-on retirer son assurance vie à tout moment pour acheter un bien ?

Contrairement à une idée reçue, l’épargne placée sur une assurance vie n’est pas bloquée. Un futur acquéreur peut demander un retrait, aussi appelé rachat, pour constituer un apport personnel, payer certains frais liés à l’achat ou financer des travaux après l’acquisition.

Le délai de huit ans souvent évoqué ne concerne pas la disponibilité des fonds, mais la fiscalité applicable aux gains. Il reste toutefois un point pratique à anticiper : entre la demande de rachat et le versement effectif, plusieurs jours à plusieurs semaines peuvent s’écouler. Mieux vaut donc engager la démarche suffisamment tôt, surtout si les fonds doivent être disponibles avant la signature chez le notaire.

Quelle fiscalité pour un retrait destiné à un projet immobilier ?

La fiscalité d’un retrait ne porte pas sur la totalité de la somme récupérée. Seule la part correspondant aux gains du contrat est imposable. Le capital versé par l’épargnant, lui, ressort sans taxation.

Le régime applicable dépend de l’ancienneté du contrat et de la date des versements. Après huit ans, unabattement annuel s’applique sur les gains retirés, ce qui peut rendre l’opération plus avantageuse. Avant huit ans, les gains restent imposés selon le régime en vigueur et l’option fiscale retenue. Pour comprendre les règles applicables selon sa situation, le guide consacré au retrait assurance vie de Malakoff Humanis détaille les différents cas de figure.

Rachat partiel ou total : que choisir pour son achat ?

Le rachat partiel est souvent l’option la plus souple pour un projet immobilier. L’épargnant retire la somme nécessaire, tandis que le contrat reste actif. Il conserve ainsi son antériorité fiscale et l’épargne restante peut continuer à être valorisée dans le temps.

Le rachat total, lui, consiste à récupérer l’intégralité des sommes disponibles. Il entraîne la clôture du contrat. Cette solution peut se justifier si l’achat absorbe toute l’épargne disponible, ou si le contrat ne correspond plus à la stratégie patrimoniale de l’épargnant. Mais elle doit être étudiée avec prudence.

Faut-il utiliser toute son assurance vie pour acheter ?

Mobiliser son assurance vie peut faciliter un achat immobilier, notamment lorsque l’épargne permet de renforcer l’apport ou de réduire le montant emprunté. Mais cela ne signifie pas qu’il faille vider son contrat.

Conserver une réserve de précaution reste important pour absorber les imprévus liés à l’achat, aux travaux ou aux premières années de remboursement du crédit. Dans certains cas, un retrait limité peut suffire à rassurer la banque tout en préservant une partie de l’épargne.

Avant de trancher, mieux vaut comparer plusieurs paramètres : le montant du retrait, la fiscalité applicable, les conditions du crédit immobilier et les besoins de trésorerie après l’achat. Un échange avec son assureur, son banquier ou un conseiller patrimonial permet d’ajuster la décision à sa situation.

Par MySweetBrand Content