Présidentielle 2027 : Un Français sur trois prêt à revoir ses projets immobiliers à l’issue du scrutin
L’issue du scrutin de la présidentielle 2027 pourrait peser sur les projets immobiliers d’un Français sur trois. Le point avec le baromètre Maslow.immo.
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- 33 % des Français pourraient avancer ou reporter leur projet selon l’issue de la présidentielle 2027.
- 12 % pourraient avancer leur projet et 21 % le reporter.
- 50 % des Français jugent l’investissement locatif attractif.
- 40 % citent les impayés ou le squat parmi les principaux freins à l’investissement locatif.
- 64 % des acquéreurs potentiels visent un budget inférieur à 150 000 €.
Envie de pierre, peur du vide. Tel est le paradoxe qui traverse le marché immobilier en 2026. Tiraillé entre incertitudes fiscales, débats sur l’encadrement des loyers, évolution des normes énergétiques et interrogations sur la protection contre les impayés, un Français sur trois pourrait avancer ou reporter son projet selon l’issue du scrutin.
À l’aube d’une échéance électorale majeure, la première édition du baromètre Maslow.immo prend le pouls des Français.
Investissement locatif : L’envie à l’épreuve du risque
Beaucoup d’envie, des hésitations et pas mal de craintes. C’est le portrait en triptyque de l’investissement locatif aujourd’hui. Un Français sur deux (50 %) juge ce placement attractif, si ce n’est très attractif (11 %).
Face aux placements concurrents, l’immobilier locatif tient sa place : 23 % des Français le citent parmi les plus attractifs, juste derrière l’assurance-vie (35 %) et les livrets réglementés (28 %), à jeu égal avec la Bourse (22 %). Il conserve son image de valeur refuge, capable de protéger contre l’inflation et de générer des revenus réguliers. Un Français sur 5 (22 %) envisage d’acheter un bien pour le louer d’ici un an.
L’étude Maslow.immo révèle toutefois la grande contradiction du marché : un intérêt très fort pour la pierre, mais un placement devenu difficilement accessible aux ménages et source d’incertitudes. 56 % des Français estiment que l’investissement immobilier n’est pas vraiment, voire pas du tout, à la portée des classes moyennes.
Le problème n’est plus seulement d’avoir les moyens d’acheter. C’est aussi d’avoir les moyens de prendre le risque de louer. Deux Français sur trois (68 %) jugent à ce titre que les bailleurs privés jouent un rôle essentiel (32 %) ou important (36 %) pour loger les Français. Parmi les principaux freins, le risque d’impayés ou de squat (40 %) arrive au même niveau que le prix des biens (39 %), suivi par les taux (34 %), les charges et la taxe foncière (27 %) ou le manque d’apport (25 %).
Présidentielle 2027 : Les investisseurs attendent de la visibilité
Les solutions attendues par les candidats à l’investissement répondent trait pour trait aux inquiétudes exprimées. En tête des attentes, à égalité : une meilleure protection contre les impayés et le squat (23 %) et une baisse des prix des biens (22 %), devant la baisse des taux de crédit (17 %).
Plus largement, l’étude dessine le portrait d’un investisseur prudent, pragmatique, qui privilégie des projets aux budgets modérés. 64 % des acquéreurs potentiels envisagent ainsi de consacrer moins de 150 000 € à leur investissement. Seuls 6 % tablent sur 250 000 € ou plus.
Dans ce contexte, difficile pour l’échéance présidentielle de rester totalement étrangère aux décisions d’investissement. Un Français sur trois (33 %) reconnaît que l’issue du scrutin pourrait influencer sa décision : 12 % pourraient avancer leur projet, 21 % le reporter.
Car l’investissement immobilier locatif n’est pas seulement un calcul de rentabilité brute. C’est aussi un acte de confiance à long terme. Et pour les personnes concernées, cette confiance dépendra de la situation économique générale (34 %) et de la fiscalité immobilière (26 %), devant le climat politique et social (21 %).
« Ces dernières années, les investisseurs particuliers ont dû composer avec des changements successifs de fiscalité, de normes énergétiques et d’encadrement des loyers. Deux Français sur trois reconnaissent le rôle essentiel des bailleurs privés dans le logement. Notre baromètre montre ce qui les retient d’investir : la sécurité et les prix, avant même la fiscalité. Protéger ceux qui logent les Français, c’est agir pour le logement de tous. À quelques mois de l’élection présidentielle, beaucoup attendent avant tout un cadre stable et lisible pour investir sereinement« , conclut Pierre-Emmanuel Jus, Directeur délégué de Maslow.immo.
