Immobilier Val d’Isère : 23 logements créés grâce au recyclage immobilier
À Val d’Isère, Novaxia et Priams ont livré fin 2025 L’Écrin, une résidence de 23 logements issue de la transformation d’un immeuble des années 1990, dans une station où le foncier constructible est rare.
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© Novaxia
À Val d’Isère, où le foncier constructible est rare et fortement encadré, Novaxia et Priams viennent de livrer L’Écrin, une résidence de 23 logements issue de la transformation d’un immeuble des années 1990. Une illustration concrète du recyclage immobilier en station de montagne.
Un projet résidentiel dans une station où le foncier est saturé
Dans les grandes stations alpines comme Val d’Isère, construire de nouveaux logements relève souvent du casse-tête. Les terrains disponibles sont rares, les règles d’urbanisme strictes et la pression touristique élevée. Résultat : produire de l’habitat passe de plus en plus par la transformation de bâtiments existants.
C’est dans ce contexte que Novaxia et Priams ont acquis, à partir de mi-2022, un immeuble résidentiel des années 1990 pour le réhabiliter en profondeur. Baptisée L’Écrin, la résidence a été livrée fin 2025. Elle est située à distance piétonne du centre de la station et à environ 400 mètres des remontées mécaniques, sans création de nouvelles surfaces sur des terrains vierges.
23 logements livrés à pied des pistes
La résidence développe environ 3 300 m² et comprend 23 appartements, du 3 au 6 pièces cabine. Tous disposent d’espaces extérieurs privatifs, un critère recherché en montagne, que ce soit pour une occupation régulière ou pendant les saisons touristiques.
Pensée uniquement pour l’habitation, sans commerces ni résidences de tourisme, L’Écrin propose plusieurs équipements communs adaptés à la vie en station : locaux à skis avec chauffe-chaussures, piscine intérieure, sauna, hammam, salle de fitness, locaux vélos et aménagements paysagers. L’objectif est de répondre aux contraintes pratiques d’un logement en altitude, en hiver comme en été.
Réhabiliter un immeuble des années 1990 plutôt que reconstruire
Sur le plan technique, le bâtiment d’origine affichait de faibles performances énergétiques, avec des logements classés F et G au diagnostic de performance énergétique. Le parti pris a donc été celui d’une rénovation lourde de l’immeuble existant, plutôt qu’une démolition-reconstruction complète.
La structure principale a été conservée. Les interventions les plus lourdes ont concerné les escaliers et les balcons en façade. Pendant la phase de démolition, un tri des matériaux a été réalisé afin de favoriser le réemploi. Certains éléments, comme du mobilier existant, ont été remis gratuitement à disposition.
Le projet architectural a été conçu par Priams et Geronimo Architecte. L’aménagement et la décoration des espaces communs, ainsi que de plusieurs logements, ont été confiés à Atelier Giffon et à La Maison de Jade Décoration.
« À Val d’Isère, comme dans de nombreuses stations de montagne, le foncier est rare et fortement contraint. La réponse ne passe donc pas par la démolition-reconstruction, mais par la transformation intelligente du bâti existant », explique Romain Ferré, directeur de la promotion chez Novaxia Développement. Selon le groupe, ce type d’opération montre que le recyclage immobilier est devenu un levier concret pour produire des logements dans les territoires sous tension.
