Immobilier Ile-de-France : Des prix stables et des ventes qui reculent encore légèrement
Le marché immobilier francilien reste hésitant au 1er trimestre 2026. Les ventes résistent malgré un contexte économique et géopolitique qui entretient l’attentisme des acheteurs.
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- 29 130 ventes de logements anciens ont été enregistrées en Île-de-France au 1er trimestre 2026, soit une baisse limitée de 3% sur un an.
- Les prix restent globalement stables dans la région Ile-de-France avec une hausse modérée de 0,6% en un an.
- Le marché des maisons résiste mieux que celui des appartements, notamment en Grande Couronne.
- Les notaires décrivent un marché très sensible aux tensions économiques et géopolitiques, avec des acheteurs toujours prudents.
Selon les notaires du Grand Paris, le marché immobilier ancien en Île-de-France continue de se redresser lentement au 1er trimestre 2026, sans véritable accélération.
Les ventes reculent légèrement sur un an tandis que les prix apparaissent globalement stabilisés. Mais les nouvelles tensions géopolitiques et les incertitudes économiques fragilisent encore davantage une reprise déjà jugée très prudente par les professionnels.
Des ventes sans véritable rebond
Entre janvier et mars, 29 130 ventes ont été enregistrées dans la région, soit une baisse de 3% sur un an. Un recul qui reste toutefois modéré compte tenu du niveau d’activité observé début 2025, dopé à l’époque par l’anticipation de la hausse des droits de mutation dans plusieurs départements franciliens.
Dans ce contexte, les notaires du Grand Paris décrivent un marché encore fragile, marqué par un attentisme persistant des ménages et des investisseurs.
Une activité qui résiste malgré un marché toujours hésitant
La baisse des transactions observée au 1er trimestre masque des réalités très différentes selon les territoires franciliens.
Paris enregistre ainsi un recul marqué des ventes de 13% sur un an. La capitale avait connu un début d’année 2025 particulièrement dynamique en raison des achats anticipés avant la hausse des droits de mutation.
À l’inverse, les départements de Grande Couronne affichent une légère progression de l’activité (+2%), soutenue principalement par le marché des maisons anciennes (+4%).
À l’échelle régionale, les appartements anciens enregistrent une baisse de 5% des ventes. Les maisons résistent davantage avec une progression de 2%, confirmant l’attrait toujours fort des acquéreurs pour les biens individuels situés en périphérie francilienne.
Les professionnels du secteur décrivent toutefois un marché « en dents de scie », très sensible au moindre événement économique ou géopolitique.
L’investissement locatif reste également peu présent dans les transactions. Selon les notaires, le nouveau dispositif Jeanbrun n’a pas encore produit d’effet visible sur le marché.
Des prix globalement stabilisés en Île-de-France
Après plusieurs trimestres de correction, les prix des logements anciens semblent désormais se stabiliser dans la région.
À fin mars 2026, les prix progressent de seulement 0,6% sur un an en Île-de-France. Le prix moyen des appartements anciens atteint 6 170 €/m² dans la région et 9 600 €/m² à Paris, soit une hausse limitée de 1% sur un an. Le marché des maisons reste également stable avec un prix moyen de 323 700 € à l’échelle régionale (-0,4% sur un an).
Des écarts importants persistent toutefois selon les territoires. Pour les appartements, les hausses de prix varient de +0,2% dans le Val-d’Oise à +1,7% dans les Hauts-de-Seine.
Le marché des maisons apparaît plus contrasté. Les prix reculent notamment dans les Yvelines (-1,6%) tandis qu’ils progressent légèrement dans le Val-de-Marne (+0,4%).
Des perspectives désormais plus incertaines
Les projections issues des avant-contrats montrent un marché toujours hésitant pour les prochains mois.
À Paris, une légère hausse des prix des appartements est attendue d’ici juin (+1,5%). Mais certains départements pourraient encore enregistrer des corrections, notamment la Seine-et-Marne (-2,1%) et l’Essonne (-1,4%).
Pour les maisons, les perspectives restent orientées à la baisse dans l’ensemble des départements franciliens.
Depuis le mois de mars, les nouvelles tensions géopolitiques internationales et leurs conséquences économiques ont également changé la perception du marché. Les professionnels redoutent désormais un ralentissement durable de l’activité au moins jusqu’en 2027. Le retour des inquiétudes autour de l’inflation et de possibles remontées des taux d’intérêt entretient la prudence des ménages.
Dans ce contexte, davantage de propriétaires choisissent de mettre leur bien en vente par anticipation, craignant un nouveau blocage du marché.
Le marché immobilier francilien apparaît aujourd’hui particulièrement vulnérable aux incertitudes économiques et géopolitiques. La légère reprise observée depuis 2025 reste donc très fragile.
