Immobilier : Pourquoi tant de propriétaires restent dans un logement trop grand

Départ des enfants, charges trop lourdes, problèmes de mobilité… Une enquête menée par Immonot révèle que de nombreux propriétaires vivent dans un logement devenu inadapté, sans parvenir à franchir le pas du déménagement.

Immobilier : ces proprietaires bloques dans un logement trop grand

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Les enfants ont quitté la maison. Les chambres ne servent plus. L’entretien pèse. Et pourtant, on reste. Par habitude, par attachement, ou tout simplement parce qu’on ne sait pas vraiment où aller ensuite.

C’est la réalité que documente, pour la première fois à cette échelle, une enquête menée par Notariat Services auprès de 1 990 propriétaires utilisateurs du portail immobilier Immonot.com. Ce qu’il faut en retenir c’est que des millions de Français vivent dans un logement qui ne correspond plus à leur vie et beaucoup ne trouvent pas la porte de sortie.

« Notre enquête met en lumière un marché de vendeurs prêts à bouger mais bloqués dans leur parcours résidentiel. La demande de logements plus petits et plus adaptés existe. Le vrai enjeu, désormais, est d’accompagner ces transitions patrimoniales, familiales et humaines« , explique François-Xavier Duny, Président de Notariat Services.

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45 % des propriétaires en décalage avec leur logement

45 % des propriétaires interrogés estiment que leur logement n’est plus totalement adapté à leur vie actuelle. Parmi eux, 32 % le jugent trop grand. Et 13 % ne savent même plus comment qualifier leur situation : un flottement révélateur d’un malaise qui s’est installé progressivement, sans bruit. 

Et ce phénomène s’inscrit dans la durée : 59 % vivent dans cette situation depuis 1 à 5 ans, et 15 % depuis plus de cinq ans. Ce n’est pas une crise, c’est une lente inadéquation.

Les causes sont prévisibles mais leurs effets souvent sous-estimés :

  • Le départ des enfants (1re cause citée, 39 %)
  • Des charges devenues trop lourdes (énergie, taxes, entretien) (36 %)
  • Des problèmes de santé ou de mobilité (25 %)

« La maison n’a pas changé. Ce sont les vies qui se sont dépeuplées autour d’elle« , précise François-Xavier Duny.

L’envie de partir est là. L’aiguillage non !

Contrairement aux idées reçues, la résistance au changement n’est pas le problème central. Parmi les propriétaires en décalage : 90 % ont déjà envisagé de changer de logement. 51 % imaginent leur bien vendu d’ici 10 ans. 48 % considèrent qu’un logement plus petit serait une situation plus réaliste.

Mais entre l’intention et le passage à l’acte, tout se bloque. Le principal frein n’est pas affectif, c’est le manque de solutions concrètes :

  • 55 % ne trouvent pas de logement plus adapté dans leur secteur
  • 43 % manquent d’une vision claire de leurs options
  • 30 % sont paralysés au moment de trancher 

« Ce n’est pas la volonté qui manque. C’est l’aiguillage« , poursuit François-Xavier Duny.

L’enquête révèle également une tension émotionnelle rarement verbalisée : quand on demande à ces propriétaires quel mot décrit le mieux leur relation au logement, « Confort » arrive en tête (31 %) mais « Fardeau » n’est pas loin (19 %). Une ambivalence qui dit beaucoup sur l’état d’esprit de ce public.

Par MySweetImmo