Les figures de l’immobilier : Sophie Berg, féale de l’esprit Féau

Nommée l’année dernière directrice générale déléguée du groupe Daniel Féau, Sophie Berg entend faire prospérer les valeurs qui ont fait la réussite du grand nom de l’immobilier haut de gamme parisien.

Sophie Berg directrice generale deleguee de Feau

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Son président, Charles-Marie Jottras, aime à le rappeler : le groupe Daniel Féau doit avant tout sa réussite à « la qualité » de ses collaborateurs qui adhèrent tous à sa culture de maison familiale. Dans cette entreprise, créée en 1945, le recrutement est une affaire sérieuse. Salariés, ils sont nombreux d’ailleurs, à y avoir « fait carrière » (une expression au charme désuet). C’est précisément le cas de Sophie Berg : nommée en juillet 2025 directrice générale déléguée du groupe, elle est un pur produit de la « maison » Féau, dont elle a gravi tous les échelons.

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De Sony à Bruxelles, avant le grand retour à Paris

Sophie Berg n’a pourtant pas débuté dans l’immobilier : juriste spécialisée dans le droit de la propriété intellectuelle, son parcours commence chez Sony en 1999, par la défense des intérêts des artistes de la plus ancienne maison du disque du monde, Columbia Records. C’est en aidant un ami à développer sa société de chasseur d’appartements que se confirme sa passion pour la pierre : elle lance ensuite sa propre affaire à Bruxelles, et obtient un diplôme en gestion de patrimoine. Dans ce pays, où la douceur du relief (et de la fiscalité) attire de nombreux Français, elle se constitue un solide carnet d’adresses. En 2010, elle revient avec ses deux filles vivre dans sa ville, Paris (elle a grandi dans le 7e arrondissement) ; attablée à une terrasse de café, elle lit dans le Figaro que le groupe Féau recrute, et prend la plume pour envoyer sa candidature. 

Du terrain parisien à la direction du groupe

D’abord négociatrice de Belles demeures de France (filiale du groupe), elle rejoint la division « Immeubles » de Féau, pour laquelle elle travaillera quatre ans. De retour sur le terrain (du 16e arrondissement parisien), en 2018, il lui faut deux ans pour prendre la tête d’une agence, celle d’Auteuil, avant d’entrer au siège en 2023 en tant que directrice des opérations. « Ce poste a mis en lumière sa grande force de travail », souligne un bon connaisseur de l’entreprise. Un an après, elle est nommée directrice générale adjointe. En juin 2025, Sophie Berg prend le titre de directrice générale déléguée. « C’est un poste idéal pour agir sur les différents aspects de ce métier qui me passionne, dit Sophie Berg. Je l’ai reçu avec fierté, car j’aime cette maison, ses valeurs, elles coulent dans mes veines ! Le fils de son fondateur, Gérard Féau (qui a 84 ans, NDLR), est au bureau tous les matins et continueà les faire vivre : l’attention porté à nos clients, l’intelligence émotionnelle, le talent d’empathie… Une agence doit avoir l’ambition d’être un maillon essentiel dans l’histoire de chacun de ses clients, acquéreurs ou vendeursC’est cette exigence que je porte à la direction ».

L’ADN Féau chevillé au corps

Ses priorités ? « La préservation de l’ADN du groupe Féau. Avec Jean-Philippe Degrandi, notre nouveau directeur stratégie marketing et communication, nous allons poursuivre la modernisation de notre organisation, afin de nous consacrer pleinement à nos équipes, au profit de nos clients. » Féau compte-t-il étoffer son réseau d’agences ? « Nous avons un maillage dense à Paris et dans l’Ouest parisien, mais nous pourrions accentuer notre présence dans certains secteurs, dit Sophie Berg. Nous ne sommes pas dans un développement irraisonné : il nous faut d’abord les bons emplacements, et surtout, les bonnes personnes. » Une recette qui a fait ses preuves !

À la rencontre de Sophie Berg

Le lieu qui vous inspire le plus ? La Grèce, sans hésitation. C’est une terre d’attache familiale autant que de culture. La lumière, les saveurs authentiques, c’est un endroit qui me ressource autant qu’il m’inspire.

Votre film, livre ou chanson culte ? Question difficile car la musique, la lecture et le cinéma font pleinement partie de ma vie ! Je pourrais dire Claude Lelouch en général et Itinéraire d’un enfant gâté en particulier. 

Un rituel ou un plaisir simple qui ne vous quitte jamais ? Les moments en famille. Mes enfants étudient à l’étranger, ce qui rend les retrouvailles d’autant plus précieuses. Ces instants partagés, simples et attendus, sont probablement ce qui compte le plus pour moi.

Une décision qui a marqué votre parcours ? Mon retour en France en 2010. Je vivais à l’étranger, ce retour m’aura notamment permis de rejoindre le groupe Daniel Féau – Belles demeures de France. 16 ans déjà !

Une idée reçue sur votre métier ? L’idée reçue que le métier de négociateur immobilier est un métier facile. Nos collaborateurs ont ce talent, cette connaissance pointue du marché, ce savoir-être et savoir-faire qui leur permettent de faire le lien entre un vendeur et un acheteur qui, sans cet intermédiaire, ne pourraient pas se mettre d’accord.

Par Thomas Renou