Location meublée : Paris repart, les régions ajustent leurs loyers
Au 1er trimestre 2026, Paris retrouve son attractivité internationale et voit ses loyers progresser, tandis que plusieurs villes de région corrigent après 2025. Ce qu’il faut retenir du Baromètre Lodgis de la location meublée traditionnelle longue durée.
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- À Paris, les loyers de la location meublée longue durée progressent de 2,87 % au 1er trimestre 2026, à 38,46 €/m².
- La capitale attire de nouveau les locataires européens, qui représentent désormais 34,1 % des locations.
- En région, les loyers de la location meublée longue durée reculent en moyenne de 1,65 %, avec de fortes corrections à Lyon et Aix-en-Provence.
- En Île-de-France comme à Lyon, les baux de moyenne durée gagnent du terrain, signe d’un marché plus flexible.
Au premier trimestre 2026, le marché de la location meublée amorce une phase de rééquilibrage après les fortes tensions observées en 2025.
Si Paris confirme son attractivité avec une hausse des loyers et le retour des locataires internationaux, les régions affichent des dynamiques plus contrastées, entre corrections de marché et nouvelles poches de croissance.
Derrière ces évolutions, les usages locatifs continuent de s’adapter, avec une montée en puissance des formats de location plus flexibles et un ajustement progressif des profils de locataires.
À Paris, des loyers en hausse et le retour des locataires européens
Le début d’année 2026 marque une accélération des loyers à Paris, avec une hausse de +2,87 % pour atteindre 38,46 €/m². Cette progression est particulièrement portée par les arrondissements centraux (+3,46 %), tandis que les zones périphériques évoluent de manière plus modérée (+2,05 %).
Dans le même temps, la capitale retrouve une dynamique internationale. La part des locataires européens progresse nettement (+4,2 points) et représente désormais 34,1 % des locations. À l’inverse, la part des locataires français recule logiquement, pour passer sous la barre des 44%.
Ce mouvement confirme la capacité d’attraction de Paris, dans un contexte pourtant marqué par les incertitudes réglementaires.
Des usages qui évoluent en Île-de-France : la location moyenne durée s’impose progressivement
Si les profils de locataires restent globalement stables, avec une majorité d’étudiants (environ 53 %), les modes d’occupation évoluent.
Le fait marquant du trimestre est la progression des baux de moyenne durée, qui gagnent +6,1 points pour représenter 23,6 % des contrats. À l’inverse, les baux de résidence principale reculent légèrement (-3,1 points).
Cette évolution s’accompagne d’un ajustement des durées de séjour, qui s’établissent à 7,5 mois en moyenne, en légère baisse (-2,2 %). Le marché s’oriente ainsi vers davantage de flexibilité, en phase avec les nouveaux usages locatifs.
Côté typologie de biens, les petites surfaces restent largement dominantes, même si l’on observe un léger rééquilibrage au profit des appartements avec une ou deux chambres.
En région, un marché qui se corrige après une année 2025 atypique
Après une forte hausse en 2025, les loyers en région enregistrent une légère baisse moyenne de -1,65 % au premier trimestre 2026. Derrière cette moyenne se cachent toutefois des situations très contrastées.
Certaines villes corrigent nettement, comme Lyon (-10,66 %) ou Aix-en-Provence (-14,51 %), tandis que d’autres, comme Toulouse ou Montpellier, continuent d’afficher des hausses soutenues.
Ces évolutions s’expliquent en grande partie par un changement dans les profils de locataires et les types de biens loués, qui influencent directement les niveaux de loyers observés.
Un marché qui se rééquilibre entre flexibilité et stabilité
Au global, ce premier trimestre 2026 marque une phase de rééquilibrage du marché de la location meublée.
À Paris, le retour des locataires européens et la hausse des loyers traduisent une attractivité toujours forte, portée par certains quartiers et le positionnement haut de gamme d’une partie du parc, avec un recours accru à des formats de location plus flexibles.
En région, après les bouleversements observés en 2025, les marchés locaux ajustent leur trajectoire. Les profils de locataires se diversifient à nouveau, avec un meilleur équilibre entre étudiants et professionnels.
Lyon : un marché plus stable avec le retour des étudiants
Après une année 2025 fortement marquée par les séjours professionnels et internationaux, le marché lyonnais amorce un rééquilibrage net en ce début d’année 2026.
La part des locataires français y progresse fortement (+12,1 points) pour atteindre 74,2 %, tandis que la clientèle européenne recule dans les mêmes proportions. Ce mouvement s’accompagne d’un retour des étudiants (+11,5 points) et d’un recul des séjours professionnels (-14,5 points).
Ces évolutions se traduisent logiquement dans les types de baux : les baux société reculent (-10,2 points), tandis que les baux de moyenne durée deviennent majoritaires (41,9 %). Autre conséquence directe : la durée moyenne des séjours repart à la hausse (+17 %) pour atteindre 6,1 mois, signe d’un marché plus stable et moins orienté vers la mobilité courte.
