Crédit immobilier : Les taux résistent, mais la fenêtre pourrait vite se refermer

Les taux de crédit immobilier restent globalement stables cet été, soutenus par une pause de la BCE. Plusieurs indicateurs pourraient toutefois modifier cette tendance dès la rentrée. Le point avec CAFPI.

Taux de crédit stables

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : CAFPI
  • La BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés lors de sa réunion du 23 juillet.
  • Les taux de crédit immobilier restent globalement stables en juillet, avec de légers ajustements selon les établissements.
  • Les banques poursuivent leur politique de financement afin d'attirer de nouveaux emprunteurs.
  • Plusieurs facteurs (inflation, Livret A, OAT 10 ans) pourraient peser sur l'évolution des taux à partir de septembre.

Après plusieurs mois de tension, le marché du crédit immobilier s’offre une parenthèse estivale. Les banques maintiennent des conditions de financement attractives et les taux se stabilisent, voire reculent légèrement dans certains établissements. Une bonne nouvelle pour les ménages qui souhaitent concrétiser leur projet immobilier cet été. Mais cette accalmie pourrait n’être que temporaire.

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La BCE marque une pause

Lors de sa réunion du 23 juillet, la Banque centrale européenne (BCE) a choisi de laisser ses taux directeurs inchangés, après le relèvement décidé en juin. Cette décision, attendue par les marchés, permet aux banques de conserver des conditions de refinancement relativement stables durant l’été. Cette pause leur offre un peu de visibilité et contribue ainsi à maintenir un environnement favorable au financement immobilier.

Le contexte géopolitique global, qui continue d’infuser et d’influencer les grands facteurs économiques du marché du crédit immobilier, pourrait cependant inciter l’institution à envisager une nouvelle hausse de ses taux directeurs à la rentrée, lors de sa réunion du 10 septembre.

Les taux tiennent le cap

Pour l’heure, les taux de crédit immobilier poursuivent leur mouvement de stabilisation. Après une première accalmie observée entre mai et juin, le mois de juillet confirme cette tendance, avec même de très légers ajustements à la baisse chez certains établissements.

Ainsi sur le mois de juillet CAFPI a négocié pour ses clients des taux moyens atteignant 3,16 % sur 15 ans (-1 point de base), 3,31 % sur 20 ans (équivalent) et 3,43 % sur 25 ans (+1 point de base).

Cette stabilité des taux prévaut également pour les meilleurs profils, qui ont bénéficié en juillet de taux atteignant 2,98 % sur 15 ans (-2 point de base), 3,10 % sur 20 ans (équivalent) et 3,20 % sur 25 ans (équivalent).

Les banques restent en conquête de nouveaux clients et continuent d’afficher une forte volonté de financer les projets immobiliers. Cette période estivale constitue ainsi une véritable fenêtre de tir pour les emprunteurs en phase de négociation ou sur le point de finaliser leur projet.

Les signaux à surveiller avant la rentrée

Si pour les prochaines semaines, les conditions d’octroi des prêts devraient rester favorables, plusieurs indicateurs laissent toutefois présager un changement de tendance à partir du mois de septembre.

Premier signal : si l’inflation continue de ralentir dans la zone euro, elle reste supérieure à l’objectif fixé par la BCE. Selon les dernières données publiées par Eurostat, elle est passée de 3,2 % en mai à 2,8 % en juin. Un recul encourageant, mais encore insuffisant pour envisager un assouplissement durable de la politique monétaire.

Deuxième élément de vigilance : la revalorisation du Livret A. Son taux passe de 1,5 % à 1,7 % à compter du 1er août, augmentant mécaniquement le coût de collecte de l’épargne pour les banques. Une évolution qui pourrait progressivement se répercuter sur leurs barèmes de crédit.

Enfin, l’évolution de l’OAT 10 ans incite à la prudence. En effet, la barre des 4% a été atteinte jeudi 23 juillet au matin pour la première fois depuis 2009. Le taux a progressé de plus 0,70 point de pourcentage sur un an alourdissant le financement de la dette publique qui représente 117% du produit intérieur brut (PIB) du pays.  Or, cette référence est déterminante pour les établissements bancaires, qui s’en servent pour fixer leurs conditions de crédit. Tant que l’OAT 10 ans se maintiendra à ce niveau, les taux immobiliers auront donc peu de chances de baisser.

Pouvoir d’achat immobilier : Une stabilité avec des écarts selon les villes

Comme les taux, le pouvoir d’achat immobilier se stabilise également cet été. Ainsi pour une mensualité de 1 000 € par mois sur 25 ans, aux taux moyens obtenus par CAFPI, la surface achetable évolue sur 1 an de +0,44 m² à Bordeaux (seule hausse sur un an), de -0,42 m² à Montpellier ou de -0,58 m² à Strasbourg. Sur cette période, la plus forte baisse intervient à Rennes où le pouvoir d’achat immobilier diminue de 3,90 m² sur l’année, suivi de Marseille : -3,05 m² et Toulouse : -2,37 m².

Par MySweetImmo