Pourquoi la chasse immobilière devient un maillon essentiel de la transaction
Article sponsoriséAgent immobilier, courtier, notaire : la transaction mobilise de nombreux professionnels. L’acquéreur, lui, reste souvent seul pour chercher et choisir son bien. Le chasseur immobilier comble ce vide et peut aussi aider les agences à mieux qualifier leurs acheteurs et à concrétiser davantage de ventes. Les explications d’Hugo Kramer, dirigeant de Je Rêve d’une Maison.
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Hugo Kramer, dirigeant de Je rêve d'une Maison
Agent immobilier, courtier, notaire, diagnostiqueur : de nombreux professionnels interviennent autour d’une transaction. Pourtant, l’acquéreur reste encore souvent seul pour rechercher, analyser et choisir le bien dans lequel il engage une part importante de son patrimoine. Dans un marché devenu plus complexe, le chasseur immobilier pourrait bien être le maillon qui manquait à la chaîne. Hugo Kramer, dirigeant de Je Rêve d’une Maison, explique pourquoi.
MySweetImmo : Je Rêve d’une Maison existe depuis douze ans. Qui êtes-vous aujourd’hui ?
Hugo Kramer : Je Rêve d’une Maison est une agence de chasse immobilière créée en 2014, qui a accompagné depuis cette date plus de 1 500 acquéreurs jusqu’à la signature de leur acte authentique. L’agence compte également plus de 500 avis Google et figure parmi les agences de chasse les mieux notées en France.
Lorsque nous avons repris l’entreprise en 2025 avec mon associé Thomas Eymery, nous connaissions la valeur que cette marque avait réussi à créer : une forte implantation à Paris, une véritable reconnaissance auprès des professionnels de l’immobilier et une excellente image auprès de ses anciens clients.
Nous avions à cœur de préserver cet ADN tout en apportant une nouvelle dynamique, de nouveaux outils et de nouveaux relais de croissance. Nous avons aussi eu la chance de reprendre une équipe de cinq chasseurs expérimentés. Je pilote aujourd’hui l’entreprise, son activité historique consacrée à la résidence principale et son développement. Thomas s’occupe plus particulièrement de notre nouvelle offre d’investissement locatif.
Comment s’est passée cette première année depuis la reprise ?
Elle est très encourageante, malgré un marché immobilier encore exigeant. En un an, nous avons signé près de cinquante nouveaux mandats de recherche et accompagné plus d’une vingtaine de clients jusqu’à leur acquisition.
Mais cette première année ne se résume pas aux chiffres. Nous avons consolidé l’équipe, renforcé nos processus et beaucoup investi dans nos outils, notre application et l’expérience client. Nous avons également lancé de nouvelles offres et développé notre réseau de partenaires.
Notre enjeu était simple : relancer la croissance sans dénaturer ce qui avait fait la réussite de Je Rêve d’une Maison depuis 2014. Les premiers résultats nous confortent dans cette stratégie.
Alors que les annonces sont accessibles partout, pourquoi les chasseurs immobiliers n’ont-ils jamais été aussi utiles ?
C’est tout le paradoxe de notre métier. L’information immobilière n’a jamais été aussi abondante, mais identifier les véritables opportunités n’est pas devenu plus simple.
Notre première valeur ajoutée consiste à repérer les annonces à fort potentiel. Un bien peut être mal photographié, insuffisamment décrit ou présenté sans adresse précise. À l’inverse, certaines annonces utilisent désormais des images très retouchées, voire générées par intelligence artificielle, qui donnent une perception trompeuse des volumes ou de l’état réel du logement.
Faute de temps, un particulier peut écarter une bonne opportunité parce que sa présentation est médiocre. Il peut aussi se laisser séduire par une annonce parfaitement mise en scène qui résistera beaucoup moins bien à une analyse approfondie. Notre expérience nous permet de décoder ces annonces et d’identifier celles qui méritent réellement d’être creusées.
Notre deuxième valeur ajoutée est le filtre. Avant de proposer une visite, nous appelons l’agence, posons les bonnes questions et vérifions que les caractéristiques du bien correspondent au projet. Nous ne cherchons pas à envoyer le plus d’annonces possible, mais à présenter moins de biens et à mieux les sélectionner.
Beaucoup de clients nous racontent avoir demandé un appartement dans le 14e arrondissement et continuer à recevoir des propositions dans le 13e ou le 15e, malgré plusieurs refus. Notre logique est différente : chaque bien présenté doit correspondre au cahier des charges ou s’en écarter pour une raison précise que nous sommes capables d’expliquer.
Dans un marché saturé d’annonces, le chasseur d’appartement ne se contente pas de chercher. Il détecte, qualifie et filtre.
En quoi la chasse immobilière devient-elle un maillon essentiel de la transaction ?
L’écosystème immobilier est historiquement très bien organisé autour du vendeur. Celui-ci dispose d’un agent pour estimer et commercialiser son bien. L’acquéreur sollicite généralement un courtier pour son financement et un notaire pour sécuriser juridiquement l’opération. Mais pour rechercher et choisir le bien dans lequel il va engager plusieurs centaines de milliers d’euros, il reste encore souvent seul.
Le chasseur vient occuper cette place. Son travail commence par la clarification du projet : budget, secteurs, critères essentiels et compromis acceptables. Il recherche ensuite les biens, qualifie les opportunités, accompagne les visites, analyse les informations disponibles et aide son client à négocier.
Mais notre mission ne s’arrête pas lorsqu’une offre est acceptée. Il reste encore à choisir un notaire, préparer et signer la promesse, suivre le financement et organiser parfois plusieurs visites avec des artisans ou un architecte. Cette période représente beaucoup de temps et une charge mentale que les acquéreurs sous-estiment souvent.
Chez Je Rêve d’une Maison, notre mission s’achève uniquement à la signature de l’acte authentique. Nous sommes le fil conducteur du projet, de sa définition jusqu’à l’acquisition définitive.
Quelle est votre clientèle aujourd’hui ?
Nous accompagnons principalement des projets compris entre 500 000 et 3 millions d’euros, avec un budget moyen situé autour de 1,2 à 1,3 million d’euros. Mais derrière ces chiffres, les profils et les projets sont très variés.
Nous travaillons aussi bien avec des primo-accédants qu’avec des acquéreurs qui revendent leur premier appartement pour acheter plus grand. Nous accompagnons notamment beaucoup de familles parisiennes qui souhaitent quitter Paris pour trouver une maison en proche banlieue, mais ne savent pas toujours quelle ville correspond le mieux à leur mode de vie, à leur budget et à leurs contraintes de transport.
Nous avons développé une expertise particulièrement forte dans les Hauts-de-Seine. Nous connaissons très bien les différentes villes, leurs quartiers et leurs marchés, et avons déjà accompagné de nombreux Parisiens dans cette transition.
Nous travaillons également avec un nombre croissant d’expatriés qui préparent leur retour en France ou souhaitent acquérir un pied-à-terre à Paris. Certains de nos clients vivent dans des pays voisins, connaissent peu le marché parisien et ne parlent parfois pas français. Dans ces situations, notre capacité à visiter, analyser et représenter l’acquéreur localement prend tout son sens.
Comment les chasseurs immobiliers peuvent-ils aider les agences à mieux vendre ?
L’agent immobilier connaît le bien qui lui a été confié et défend les intérêts de son vendeur. De notre côté, nous connaissons notre acquéreur, son financement, ses contraintes et les compromis qu’il est prêt à accepter. Lorsque chacun joue pleinement son rôle, la transaction devient plus fluide.
Une agence rencontre régulièrement de bons acquéreurs auxquels elle ne peut proposer aucun bien correspondant. Elle n’a pas nécessairement le temps ou le modèle économique lui permettant de rechercher pendant plusieurs mois sur l’ensemble du marché. Elle peut alors nous transmettre le client plutôt que de perdre la relation.
Nous préparons aussi les acquéreurs que nous présentons aux agences. Leur budget a été vérifié, leurs critères ont été travaillés et ils savent pourquoi ils visitent le bien. Lorsqu’une opportunité correspond, ils sont davantage en mesure de prendre une décision et de formuler rapidement une offre cohérente.
Les recommandations d’agences représentent déjà environ 10 % de nos recherches. Nous avons mis en place un processus permettant à nos apporteurs d’être informés de la prise de contact, de la signature du mandat, puis de la promesse et de l’acte authentique. Lorsque l’acquisition aboutit, nous pouvons également leur reverser environ 15 % de nos honoraires perçus.
Nous ne sommes pas là pour contourner les agences, mais pour leur apporter des acquéreurs mieux préparés et les aider à transformer davantage de contacts en transactions.
Quels autres professionnels peuvent avoir intérêt à travailler avec vous ?
Les courtiers, banques, notaires ou conseillers en gestion de patrimoine rencontrent régulièrement des clients qui disposent d’un projet sérieux, mais ne parviennent pas à le concrétiser. Nous pouvons prendre en charge toute la dimension immobilière de leur recherche.
Nous développons également des partenariats avec les entreprises et les CSE. Une recherche immobilière peut devenir un véritable deuxième travail : surveiller les annonces, appeler les agences, organiser les visites et comparer les biens représente une charge mentale considérable pour un salarié qui exerce déjà une activité exigeante.
Notre accompagnement permet de déléguer une grande partie de ce travail. Il est particulièrement utile pour les salariés étrangers ou récemment installés en France, qui connaissent moins bien le marché et les usages locaux.
Nous travaillons aujourd’hui avec une dizaine d’entreprises et de CSE, notamment de grandes entreprises françaises et internationales, des banques, des start-up et des acteurs de la technologie. Ils présentent notre service à leurs salariés, qui bénéficient également d’une réduction de 10 % sur nos honoraires.
Notre offre d’investissement locatif crée enfin de nouvelles complémentarités avec les courtiers, les banques, les conseillers patrimoniaux, les experts-comptables et les notaires. Nous pouvons définir la stratégie, rechercher et négocier le bien, suivre l’acquisition, puis coordonner les travaux, l’ameublement et la mise en relation avec un gestionnaire locatif.
Quelle est votre ambition pour Je Rêve d’une Maison ?
La résidence principale représente aujourd’hui environ 90 % de notre activité et restera le cœur de notre métier. Notre premier objectif consiste à augmenter progressivement le nombre de chasseurs et à étendre notre couverture, aujourd’hui concentrée sur Paris et la proche banlieue, à une partie beaucoup plus large de l’Île-de-France.
Nous avons actuellement cinq chasseurs. Nous souhaitons en réunir une dizaine dans les deux à trois prochaines années, puis une vingtaine à horizon cinq ans, sans dégrader la qualité et la personnalisation de notre accompagnement.
Nous souhaitons également développer les recherches de résidences secondaires. En parallèle, nous avons lancé cette année notre offre d’investissement locatif et préparons une nouvelle offre consacrée à la VEFA, qui devrait voir le jour avant la fin de l’année 2026. Ces activités viendront soutenir notre croissance sans remettre en cause la place centrale de la résidence principale.
Nous investissons aussi beaucoup dans la technologie et réfléchissons à la manière dont l’intelligence artificielle peut rendre nos recherches et nos analyses plus efficaces. Il ne s’agit pas de faire de l’IA pour pouvoir l’afficher sur une plaquette. La technologie doit nous permettre de gagner du temps sur les tâches répétitives afin d’en consacrer davantage au conseil, à l’analyse et à la relation avec le client.
Enfin, notre ambition dépasse le développement de Je Rêve d’une Maison. La chasse immobilière reste encore insuffisamment connue en France. Nous voulons contribuer à sa démocratisation et faire comprendre aux acquéreurs comme aux professionnels toute la valeur de cet accompagnement.
À terme, nous aimerions que lorsqu’un professionnel rencontre un acquéreur sérieux qu’il ne peut pas accompagner lui-même, il pense naturellement à nous adresser son projet.
Le chasseur immobilier n’a pas vocation à se substituer aux autres acteurs de la transaction. Il est le maillon qui leur permet de mieux travailler ensemble.
Hugo Kramer, dirigeant de Je Rêve d’une Maison
