Immobilier : Les mandataires confirment leur progression en 2025

Avec la reprise du marché immobilier, les réseaux de mandataires poursuivent leur progression, selon le baromètre 2025 de La Maison des Mandataires. Les explications de Vincent Pavanello.

Portrait de Vincent Pavanello, president de la maison des mandataires

Nouveau

© adobestock

 0

Chaque année depuis cinq ans, La Maison des Mandataires publie son baromètre annuel des réseaux de mandataires immobiliers. Ce travail, réalisé auprès de nos 24 réseaux partenaires — qui représentent plus de 95% des mandataires français — a pour vocation de mesurer un phénomène que tout le monde constate sur le terrain, mais que peu quantifient avec précision. Voici ce que nous apprend l’édition 2025.

Newsletter MySweetimmo

Un marché en reprise, des dynamiques contrastées

Le marché immobilier a retrouvé de l’élan en 2025. Avec 940 000 transactions dans l’ancien, les volumes sont en hausse de 11% par rapport à 2024. La détente des taux de crédit et le retour progressif de la confiance ont bénéficié à l’ensemble des professionnels de la transaction – agences immobilières traditionnelles comme réseaux de mandataires.

Dans ce contexte de reprise générale, les réseaux de mandataires affichent toutefois une dynamique plus marquée, avec 179 000 transactions réalisées, soit une progression de 22%. C’est un quasi-retour au niveau record de 2022. Ce différentiel de performance par rapport à la moyenne du marché n’est pas inédit : on l’observe de manière constante depuis une dizaine d’années, aussi bien en phase de croissance qu’en période de contraction.

28% du marché intermédié

Les parts de marché des réseaux de mandataires s’établissent à 28% du marché intermédié en 2025, contre 26% un an plus tôt. Pour mémoire, ce chiffre n’était que de 13% en 2018. La progression est régulière et s’est même légèrement accélérée ces trois dernières années, pendant la phase de correction du marché. Notons que le chiffre 2024 a été révisé de 27% à 26% après correction des données de marché de la FNAIM, ce qui situe le gain réel à environ 2 points sur l’année.

47 000 conseillers et un recrutement qui repart

Après deux années de contraction des effectifs (48 000 conseillers en 2022, 44 000 en 2024), les réseaux comptent désormais 47 000 mandataires en France, soit une hausse de 7%. Ce rebond concerne la plupart des acteurs et s’explique notamment par un flux croissant de professionnels issus d’agences traditionnelles, attirés par un modèle jugé plus rémunérateur et plus flexible. La crise a joué un rôle d’accélérateur dans cette migration.

Fait notable : pour la première fois, les mandataires représentent 50% de l’ensemble des conseillers immobiliers travaillant dans la transaction en France, toutes structures confondues. Les négociateurs salariés en agence, qui pesaient 47% en 2018, n’en représentent plus que 23%. C’est une transformation profonde des formes d’exercice du métier.

Des signaux qualitatifs encourageants

Au-delà des volumes, le baromètre met en lumière plusieurs évolutions qualitatives. Les réseaux dispensent en moyenne 43 heures de formation par an et par conseiller, soit trois fois le minimum légal fixé par la loi ALUR. Le profil type du mandataire continue d’évoluer : 54% de femmes, un âge moyen de 45 ans (contre 42 en 2024), et 32% de professionnels issus de l’immobilier dans les rangs. Le modèle attire des profils de plus en plus expérimentés.

Ce que ces chiffres disent de notre marché

Avec 179 millions d’euros de pouvoir d’achat rendus aux Français grâce à des commissions compétitives, et 1,6 million de ménages accompagnés en cinq ans, les réseaux de mandataires sont devenus un acteur incontournable du paysage immobilier français. Ces résultats posent des questions intéressantes pour l’ensemble de la profession : comment les différents modèles d’intermédiation vont-ils cohabiter dans un marché qui se stabilise ? C’est un débat que nous appelons de nos vœux, chiffres à l’appui.

Par vincent pavanello, fondateur de la Maison des Mandataires