Crédit immobilier : Des taux stables avant l’été
En ce printemps 2026 les banques maintiennent leurs taux, tandis que les professionnels du secteur attendent les décisions des banques centrales et l’évolution du contexte géopolitique pour anticiper la tendance de l’été.
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Alors que la situation internationale anxiogène aurait pu entraîner un renoncement massif des clients à leurs projets d’achats, le printemps de l’immobilier reste aujourd’hui très positif. La production de crédit connaît en cette première partie d’année une hausse de l’ordre de 10% par rapport à l’an dernier, qui était déjà une période de récupération après le creux de 2023 et 2024.
« Cette situation est à mettre au crédit de la grande prudence des établissements bancaires, qui en pilotant finement la légère hausse des taux de janvier à avril, ont réussi à préserver le dynamisme du marché, en attendant les orientations macro-économiques de la mi-juin», commente Maxime Chipoy, Directeur éditorial de Meilleurtaux.
Des taux figés au moins jusqu’à mi-juin
A ce jour, seule une banque partenaire de Meilleurtaux a indiqué changer ses barèmes en vue du mois de juin, les autres conservant les niveaux précédents. Les taux de crédit immobilier seront stables en ce début du mois de juin, dans des niveaux moyens s’établissant à : 3,44 % sur 25 ans, 3,39 % sur 20 ans et 3,25 % sur 15 ans.
« Ces taux moyens peuvent être encore améliorés si l’emprunteur a un potentiel intéressant (primo accédant, jeunes, épargne ou capacités d’épargne importantes) mais aussi grâce aux nombreuses offres promotionnelles proposées en ce moment, notamment de la part des établissements mutualistes. Il est souvent possible en comparant bien de financer 10 à 20% de son crédit à un point ou un point et demi moins cher, ce qui permet de faire baisser son taux moyen de financement », analyse Maxime Chipoy.
Mi-juin donnera le « La » de l’été
C’est à partir de la mi-juin qu’on en saura plus sur la tendance des taux pour les prochains mois. La confirmation d’une sortie du conflit au Moyen-Orient, si elle se fait rapidement, pourrait limiter ses effets négatifs sur l’inflation, sur l’activité économique et donc sur la psychologie des banques et des acheteurs, plaidant pour une stabilisation voire une petite baisse des taux immobiliers.
Les réunions des banques centrales européenne (10-11 juin) puis américaine (16-17 juin) pèseront aussi : si la BCE peut être tentée d’augmenter ses taux face aux craintes d’inflation, elle ne pourra le faire que d’une manière millimétrique, tant les craintes de casser l’économie européenne, et la concurrence d’une politique de la FED probablement baissière, sont fortes.
« Nous pensons qu’une hausse limitée des taux en Europe (de l’ordre de 25 points de base) serait absorbée par les banques, sans grande conséquence sur les niveaux de taux de crédit. Aucune hausse massive des taux, ni forte baisse, n’est à attendre jusqu’à la rentrée de septembre », conclut Maxime Chipoy.
