Crédit immobilier : Doit-on s’attendre à une remontée des taux dès septembre ?

Les taux affichés par les banques devraient rester globalement stables en juillet mais la disparition des offres promotionnelles renchérit déjà le coût du crédit. Et selon Meilleurtaux, plusieurs signaux laissent craindre une nouvelle hausse des taux de crédit immobilier dès septembre.

une hausse des taux se profile pour septembre

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Alors que les agences bancaires s’apprêtent à tourner au ralenti dans les prochaines semaines, les taux de crédit vont, sur le papier, rester stables.

Mais cette stabilité est en trompe l’œil : la fin des offres boostées devrait entrainer, dans les offres de prêt, une augmentation de 10 à 20 points des taux. Plus préoccupant, tout plaide pour une accélération de l’augmentation des taux en septembre.

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Stabilité dans les barèmes des taux…

Les barèmes des taux ne vont pas changer dans les prochaines semaines et jusqu’à la trêve estivale. Les derniers taux reçus restent, en moyenne, à l’équilibre. Une tendance logique et habituelle alors qu’une partie du personnel bancaire – et autant de capacités à traiter des dossiers – commence à partir en congés. De ce fait, nous tablons pour juillet sur les taux suivants : 3,30 sur 15 ans, 3,40 sur 20 ans et 3,5 sur 25 ans.

« Cette stabilité est renforcée cette année par le fait que la production de crédit n’a pas été très bonne sur les mois de mai et juin, ce qui n’incite pas les banques à monter les taux. De plus, la forte baisse du barème pratiquée depuis début juin par une grande banque nationale va se poursuivre jusqu’à fin juillet, contraignant ses concurrentes à la stabilité », précise Maxime Chipoy, Directeur éditorial de Meilleurtaux. 

… mais des augmentations dans les offres de prêt

Cependant, c’est bien une hausse qu’on retrouvera sur les taux indiqués dans les offres de prêt des candidats emprunteurs en juillet.

« Les offres promotionnelles ou « boosters » lancées par de nombreuses banques entre mars et mai – qui permettaient de financer une partie du montant emprunté à un taux bas – se sont toutes arrêtées fin juin. La baisse de 10 à 20 points qu’elles entrainaient sur la facture finale va donc cruellement manquer dès juillet », analyse Maxime Chipoy, de Meilleurtaux.

Un scénario pessimiste se concrétise

Malgré la fin – ou du moins le plus grand calme – sur la situation au Moyen-Orient, l’OAT français ne connaît pas de baisse significative, alors que la BCE vient d’augmenter ses taux directeurs, et pourrait le faire à nouveau à la mi-septembre. 

« Nous sommes en train d’entrer dans le scénario pessimiste que nous décrivions au début du printemps, avec un OAT toujours très élevé – et qui ne baissera pas avec l’incertitude créée par la campagne présidentielle – et une hausse des taux de la BCE. Résultat, les banques ne pourront plus tenir l’effort sur les taux de crédit consenti depuis le début d’année, alors même que nous sortirons de la saison faste de l’immobilier. Nous n’excluons plus de voir des taux sur 25 ans s’approcher des 4% à la mi-septembre », alerte Maxime Chipoy, de Meilleurtaux.

Dernier point de préoccupation : une hausse rapide des taux d’emprunt en septembre pourrait amplifier les blocages de certains dossiers de financement du fait du taux d’usure, phénomène jusqu’ici limité. 

Par MySweetImmo