Immobilier : Depuis la canicule, 1 Français sur 4 envisage de déménager
Depuis les épisodes caniculaires de mai et juin, 1 Français sur 4 envisage de déménager vers une région plus adaptée au climat. Ce qu’il faut retenir du Baromètre du déménagement annuel des déménageurs bretons.
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- 26 % des Français déclarent que les récentes canicules renforcent leur envie de déménager vers un environnement plus adapté au climat.
- 54 % des Français se disent prêts à revoir certains critères de leur futur logement ou de leur lieu de vie pour mieux faire face aux fortes chaleurs.
- Les moins de 35 ans, les familles et les habitants des grandes métropoles sont les plus sensibles à cette évolution.
- Selon le Baromètre annuel du déménagement des Déménageurs Bretons, les critères environnementaux prennent une place croissante dans les projets résidentiels.
Les épisodes de fortes chaleurs s’enchaînent et semblent modifier la manière dont les Français envisagent leur futur lieu de vie. Selon le Baromètre annuel du déménagement réalisé par le réseau Les Déménageurs Bretons, 26 % des Français affirment que la canicule renforce leur envie de déménager vers un environnement plus adapté au climat.
Ce chiffre ne traduit pas une évolution des transactions immobilières, mais une intention déclarée. Il illustre néanmoins la place grandissante que prend le confort climatique dans les projets résidentiels.
La canicule transforme une préoccupation climatique en projet immobilier
Le changement climatique influençait déjà certains choix de déménagement. Parmi les Français ayant changé de logement au cours des dix dernières années, 17 % indiquaient que cet enjeu avait pesé dans leur décision, notamment pour éviter les régions les plus chaudes, les zones exposées aux incendies ou encore les territoires confrontés aux inondations ou au manque d’eau.
Les vagues de chaleur de cet été semblent accélérer cette prise de conscience. Désormais, 26 % des personnes interrogées déclarent que la canicule renforce leur envie de quitter leur lieu de vie actuel pour un environnement plus clément.
Cette évolution est particulièrement marquée chez les moins de 35 ans, dont 45 % expriment cette intention, mais aussi chez les parents (35 %) et les habitants des grandes agglomérations (33 %), une proportion qui atteint même 40 % dans l’agglomération parisienne.
Les Français sont prêts à revoir leurs critères de logement
Le baromètre montre également que les fortes chaleurs conduisent les Français à envisager davantage de compromis pour améliorer leur confort de vie.
Ainsi, 54 % des répondants se disent prêts à modifier au moins un critère de leur futur projet immobilier.
Les concessions concernent d’abord le logement lui-même. Près d’un Français sur cinq accepterait de payer davantage pour un logement plus performant sur le plan énergétique, tandis qu’une proportion équivalente serait prête à choisir un logement plus petit s’il offre un meilleur confort lors des épisodes de chaleur.
La localisation évolue également parmi les critères susceptibles d’être revus. Plus d’un quart des Français accepteraient de choisir une autre région si elle est moins exposée aux risques climatiques, voire de s’éloigner de leur lieu de vie actuel.
Selon le baromètre, cette évolution marque un changement dans les arbitrages des ménages. Jusqu’à présent, les efforts portaient surtout sur l’organisation du déménagement afin d’en limiter l’impact environnemental. Désormais, les Français semblent davantage prêts à investir dans un logement offrant un meilleur confort thermique.
Performance énergétique, espaces verts : les nouveaux critères qui montent
Au-delà de l’effet immédiat des fortes chaleurs, le baromètre met en évidence une évolution plus durable des attentes.
Parmi les personnes envisageant un déménagement, 73 % déclarent désormais accorder de l’importance aux critères environnementaux dans leur recherche de logement.
Les attentes se concentrent principalement sur un logement peu énergivore (65 %), la proximité des commerces et des services (62 %), la présence d’espaces verts (60 %) ainsi qu’une bonne performance énergétique (58 %).
L’étude souligne également que les Français sont de plus en plus conscients de l’impact environnemental d’un déménagement. Près de six sur dix estiment que celui-ci a des conséquences écologiques, notamment en raison des trajets en camion, de la consommation de carburant ou des objets jetés lors du changement de logement.
Pour autant, les considérations environnementales ne supplantent pas les contraintes économiques. Parmi ceux qui accordent peu d’importance à ces critères, beaucoup expliquent que le prix, la surface ou la localisation restent prioritaires.
Cette enquête met ainsi en lumière une évolution des intentions et des attentes des ménages. Elle ne préjuge pas d’un changement déjà observé sur le marché immobilier, mais montre que le climat s’installe progressivement parmi les critères susceptibles d’influencer les futurs projets de déménagement.
