Crédit immobilier : Un taux moyen en hausse à 3,26 % en juin

En juin, le taux moyen des crédits du secteur concurrentiel s’est établi à 3.26 %. Pour l’ensemble du 2ème trimestre 2026, le taux moyen a été de 3.24 %. Ce qju’il faut retenir des chiffres de L’Observatoire Crédit Logement / CSA.

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En hausse en janvier 2026, le taux moyen des crédits immobiliers s’est ensuite stabilisé à 3.22 % de février à avril. Après une nouvelle hausse de 3 pdb en mai, il atteint 3.26 % avec 1 pdb supplémentaire en juin.

Au printemps, face à une demande de crédits déstabilisée par le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les banques avaient dans un 1er temps réajusté leurs barèmes à la baisse bien au-delà d’un simple geste commercial pour préserver leur volume d’activité, malgré la brutale détérioration des marchés obligataire et boursier français.

Après plusieurs mois d’hésitations et alors que les taux de refinancement de la BCE n’ont pas été réajustés depuis juin 2025, l’arbitrage des banques en faveur du renforcement des fonds propres a doucement pris le pas sur la consolidation d’une demande toujours inquiète. Mais les banques ont choisi de relever leurs taux sans excès.

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Uune durée moyenne maintenue sur des niveaux élevés

Pour le 2ème trimestre 2026, la durée moyenne des prêts accordés était de 251 mois.

La durée moyenne des crédits octroyés s’est accrue de 6 mois en un an. En maintenant des durées élevées pour beaucoup d’emprunteurs, les banques cherchent à rassurer une demande qui chancelle. Mais elles ne parviennent que difficilement à atténuer les conséquences de la remontée du coût des opérations financées qui pèse sur les capacités d’emprunt des candidats à un achat immobilier.

D’ailleurs, la déformation de la structure de la production s’est poursuivie, au-delà des évolutions constatées d’un mois sur l’autre. La proportion des prêts bancaires d’une durée de 25 ans et plus s’est accrue, à 47.8 % en juin 2026, contre 46.8 % en 2025 : cependant, cette catégorie de prêts représentait 51.1 % en 2024.

Crédit : un montant moyen en hausse

Avec la reprise de l’inflation et des augmentations salariales contenues, le pouvoir d’achat des ménages se dégrade. Les revenus des emprunteurs augmentent toujours, mais en deçà de la hausse des coûts des logements.

L’accès au marché reste compliqué en raison du resserrement de l’accès au crédit, même si la progression du coût des opérations réalisées ralentit nettement, après une remontée rapide en 2025.

Dans le même temps, le niveau de l’apport personnel recule encore. Depuis 2023, il s’est en fait stabilisé, il a cependant augmenté de 47.9 % par rapport au 4ème trimestre 2019.

Aussi les emprunteurs sont amenés à accroitre les montants moyens des crédits contractés.

Pourtant, l’indicateur de solvabilité de la demande rebondit au 2ème trimestre, pour s’établir à près de 3 % au-dessus de sa moyenne de longue période. Cette évolution intervient grâce au retour sur le marché de ménages plus aisés, des secundo acheteurs avec revente notamment, qui peuvent plus facilement satisfaire aux contraintes instaurées avec le plafonnement du taux d’effort des emprunteurs.

Activité : dépression en mai, regain en juin

Après une courte embellie au mois d’avril portée par des établissements bancaires soucieux de limiter le repli de la production de crédits immobiliers, la conjoncture du marché s’est fortement détériorée en mai : la succession des jours fériés et des ponts n’ayant pas été propice à l’expansion de l’activité, alors que les tensions nées de la guerre au Moyen-Orient ont commencé à peser lourdement sur l’ensemble de l’économie française.

Le regain du marché des crédits constaté en juin n’a pas été suffisant pour atténuer le risque de recul de la production.

L’affaiblissement du marché n’est pas simplement la conséquence de la dégradation de l’économie française, ni d’une remontée des taux des crédits immobiliers restée très modérée. L’atterrissage de la conjoncture a été rapide en raison des hésitations et de l’inquiétude d’une demande, par ailleurs déstabilisée par le resserrement de l’accès au crédit. Cet atterrissage qui jusqu’alors semblait opérer en douceur prend une allure moins sympathique.

Par MySweetImmo