Immobilier en stations alpines : Des prix en hausse de +3 % en un an dans les Alpes

+3 % sur un an, +18,1 % sur cinq ans : les prix immobiliers montent dans les stations alpines, selon Cimalpes. Mais entre Courchevel et des stations villages, les budgets n’ont rien de comparable. Voici les chiffres et les points à vérifier avant d’acheter.

Chalets et logements dans une station alpine

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© Cimalpes

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Alors que le marché résidentiel connaît des évolutions contrastées, l’immobilier en stations alpines affiche une progression moyenne des prix de 3 % sur un an et de 18,1 % sur cinq ans, confirmant la solidité d’un marché qui évolue désormais selon des critères de plus en plus sélectifs. Pour les acheteurs, la question devient plus précise : quelle station, quel quartier et quel bien choisir ?

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À Courchevel 1850, une hausse plus forte que la moyenne

L’écart de prix apparaît dès que l’on regarde une station en particulier. À Courchevel 1850, Cimalpes relève 9 % de hausse des prix sur un an, contre 3 % en moyenne pour les stations alpines.

La hausse de 18,1 % sur cinq ans donne, elle, une vue de plus long terme. Elle ne garantit pas qu’un bien acheté aujourd’hui prendra autant de valeur dans les cinq prochaines années. Dans ce marché, une vue dégagée, un accès pratique aux pistes ou un logement déjà rénové peuvent peser davantage dans une décision d’achat que la seule évolution moyenne des prix.

Des prix très différents d’une station à l’autre

Cimalpes relève un prix moyen de 14 190 €/m² à Courchevel, devant Val d’Isère à 13 028 €/m² et Megève à 11 653 €/m². Pour Les Saisies et Crest-Voland, l’entreprise avance une fourchette de 3 500 à 4 500 €/m².

Le choix d’un logement ne se résume évidemment pas aux stations les plus chères. Une destination moins coûteuse peut répondre à un projet familial ou à un usage régulier, à condition d’étudier son accès, ses services et le logement précis proposé à la vente. MySweetImmo a ainsi examiné les marchés de Morzine, Châtel et des Deux Alpes. Pour situer ces prix dans un ensemble plus large, notre comparaison des stations de ski françaises montre également combien les budgets varient selon les destinations.

Car derrière cette résilience, le marché se transforme. La rareté du foncier se renforce, le cadre réglementaire et énergétique se durcit et les écarts se creusent entre les biens comme entre les destinations. Dans le même temps, les usages évoluent : la montagne n’est plus seulement envisagée comme une destination hivernale, mais davantage comme un lieu de vie à l’année, porté par le télétravail, l’essor des séjours estivaux et la diversification de l’offre des stations. La demande se recompose elle aussi, avec des acquéreurs plus jeunes et une clientèle internationale plus diversifiée.

Acheter en montagne : les critères à vérifier

Pour justifier la hausse des prix, Cimalpes met en avant l’altitude et l’enneigement, mais aussi la possibilité de profiter de la station en dehors de l’hiver. Pour un acheteur qui envisage de louer son logement, la fréquentation touristique ne suffit pas : il faut également regarder le prix d’achat, les charges, les travaux éventuels et les périodes pendant lesquelles le bien pourra réellement être proposé à la location.

L’état du logement est particulièrement important dans l’ancien. « Dans l’ancien, un bien au juste prix part également vite, mais la demande est plus variable », souligne Grégory Flon, cofondateur et associé de Cimalpes. Un appartement à rénover peut offrir un prix d’entrée plus bas, mais son coût réel doit intégrer les travaux. Pour approfondir ce calcul, MySweetImmo détaille les points à examiner avant un investissement locatif à la montagne.

Les +3 % sur un an décrivent donc la direction du marché selon Cimalpes. Pour décider d’un achat ou fixer un prix de vente, le repère le plus utile reste celui des biens comparables dans la même station, en tenant compte de leur emplacement et de leur état.

Par MySweetImmo