Immobilier : Espaces Atypiques vise un chiffre d’affaires de plus de 48 millions d’euros
Espaces Atypiques vise plus de 48 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026, à contre-courant du repli du marché national anticipé par le réseau. Une première franchise suisse doit ouvrir en 2027, à Genève et dans le canton de Vaud.
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© Michel Guillot Architecte - Aurélien Vivier
- Espaces Atypiques prévoit plus de 48 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026, en hausse de 2 %, alors que le réseau estime le recul des transactions immobilières nationales à 5 %.
- Espaces Atypiques anticipe 2 200 ventes en 2026, soit une progression de 5 %, pour une valeur totale de biens vendus de 1,15 milliard d’euros.
- Espaces Atypiques annonce sa première franchise internationale en Suisse en 2027, sur le secteur de Genève et de Lausanne, dans le canton de Vaud.
Espaces Atypiques compte battre son record d’activité en 2026. Le réseau spécialisé dans les maisons d’architecte, les lofts et les biens de caractère prévoit un chiffre d’affaires supérieur à 48 millions d’euros, en progression de 2 %. Il annonce aussi une première implantation internationale en Suisse pour 2027. Deux étapes dans une stratégie qui vise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2030.
Des ventes en hausse dans un marché national en repli
Pour 2026, Espaces Atypiques anticipe 2 200 ventes, soit 5 % de plus qu’en 2025. La valeur totale des biens vendus atteindrait 1,15 milliard d’euros. Le réseau situe cette progression dans un marché national qu’il estime à environ 900 000 transactions, en recul de 5 % sur un an.
Les acquéreurs disposent aussi de davantage de choix : le réseau annonce un stock de 6 500 mandats, en hausse de 14 %. Le prix moyen des biens vendus s’établit à 520 000 euros, en baisse de 5 %. Dans les grandes métropoles, Espaces Atypiques observe un recul des prix au mètre carré proche de 20 % sur cinq ans, après prise en compte de l’inflation.
La clientèle présente une particularité : selon le réseau, 50 % des acheteurs financent leur acquisition sans emprunter. L’autre moitié recourt au crédit avec un apport. Pour les meilleurs dossiers, Espaces Atypiques évoque des taux autour de 3,40 % sur vingt ans en octobre, contre une moyenne nationale de 3,65 % selon ses indications. Comparer les offres reste donc utile, comme l’explique notre article sur les leviers pour négocier son crédit immobilier lorsque les taux remontent.
Terrasses, confort d’été et littoral : les priorités des acheteurs
Les maisons arrivent en tête des recherches dans le réseau, devant les lofts et les appartements avec terrasse. Les espaces extérieurs restent très demandés, mais le confort intérieur prend aussi davantage de place. Espaces Atypiques constate une attention croissante au diagnostic de performance énergétique, aux logements traversants et à la climatisation, notamment pour les derniers étages.
« Avec un stock élargi de biens de qualité et le réajustement des prix au m² dans les métropoles, les acquéreurs prennent le temps de visiter et de comparer. Ils recherchent avant tout des lieux de vie durables et adaptés au climat », souligne Julien Haussy, fondateur et président d’Espaces Atypiques.
Les grandes métropoles, comme Lyon, restent des moteurs pour les achats de résidences principales. Le réseau relève également une demande soutenue à Caen, Rennes, Rouen, Nîmes et Toulon, ainsi que dans les communes proches de Rennes et de Lille. Dans ses observations, la façade Atlantique et le littoral breton suscitent désormais davantage d’intentions d’achat que la côte méditerranéenne.
Autre évolution : certains acheteurs choisissent leur résidence secondaire en prévoyant d’y vivre à terme toute l’année. Cette façon de préparer son futur logement fait aussi l’objet de notre décryptage sur la résidence secondaire envisagée comme une future résidence principale.
Les transactions citées par le réseau illustrent la place des extérieurs sur ce segment : une maison sur le toit avec 80 m² de terrasse s’est vendue 2,28 millions d’euros dans le 14ᵉ arrondissement de Paris. À Cannes, un appartement de 212 m² prolongé par une terrasse de 418 m² a été vendu 2,1 millions d’euros.
Une première franchise suisse annoncée pour 2027
Espaces Atypiques prévoit d’ouvrir sa première franchise internationale en 2027 sur le secteur de Genève et de Lausanne, dans le canton de Vaud. Le réseau cible notamment les appartements avec vue sur le lac Léman, les duplex face aux Alpes et les maisons d’architecte.
Pour appuyer ce développement, l’entreprise annonce 1,5 million de visites étrangères sur son site en 2026, soit une hausse de 50 % en deux ans. Les visiteurs viennent notamment des États-Unis, de Belgique, d’Italie, de Suisse, de Singapour, du Royaume-Uni et d’Allemagne.
Cette implantation prolonge la stratégie de développement en franchise d’Espaces Atypiques, déjà présentée par MySweetImmo.
Objectif 2030 : 100 millions d’euros et 120 agences
À l’horizon 2030, Espaces Atypiques vise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et 2,5 milliards d’euros de biens vendus. Le réseau prévoit 300 recrutements par an pour atteindre 1 000 collaborateurs et 120 agences réparties dans 80 départements.
Pour soutenir cette croissance, l’enseigne développe trois activités : l’immobilier professionnel et les hébergements touristiques ; les programmes neufs et les réhabilitations avec iSelection ; la gestion de locations saisonnières avec Cocoonr, qui gère plus de 5 000 logements.
Le réseau investit également dans son moteur de recherche ARI et souhaite doubler les contacts générés par son site, actuellement annoncés à 300 000 par an.
« Notre ambition est d’être l’une des références incontournables de l’immobilier haut de gamme en France et en Europe, reconnue pour notre capacité à révéler des lieux uniques», conclut Julien Haussy.
