Recherche immobilière : Un Français sur cinq commence déjà par l’IA
Selon une étude Omny, un Français sur cinq commence sa recherche immobilière avec l’IA. Comprendre les documents, explorer un quartier, comparer les biens : les assistants trouvent leur place, tandis que le conseil humain reste important pour décider.
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© Omny
Consulter les annonces, comparer les prix, organiser des visites… En moins de quatre ans, les assistants IA se sont fait une place dans la recherche immobilière.
Selon une enquête réalisée par Pollfish pour Omny, plateforme d’intelligence artificielle dédiée à la recherche immobilière, un Français sur cinq commence ses démarches avec l’IA. Pour comprendre un document, explorer un quartier ou sélectionner des logements, les particuliers adoptent de nouveaux réflexes. L’enquête révèle leurs usages et ce qu’ils seraient prêts à confier à l’IA demain.
L’IA devient un point de départ pour chercher un logement
Les portails d’annonces restent en tête : 66,3 % des répondants les citent comme point de départ de leur recherche. Mais les assistants comme ChatGPT, Claude ou Gemini trouvent également leur place dès les premières démarches.
Chez les 18-34 ans interrogés, 29,5 % commencent leur recherche avec l’IA. La proportion atteint 34,9 % parmi les personnes en recherche immobilière active. Plusieurs réponses étant possibles, les portails et les assistants peuvent être utilisés par une même personne dès le début de son projet.
L’usage de l’IA dépasse cette première étape. Comprendre un document, explorer un quartier ou affiner ses critères : 72 % des répondants déclarent l’utiliser à au moins un moment de leur recherche. Chez les 18-34 ans, cette proportion atteint 86,5 %, soit près de neuf sur dix.
« L’IA prend désormais sa place à chaque étape du projet immobilier. Les jeunes générations ouvrent la voie : pour elles, échanger avec un assistant devient un geste naturel pour avancer dans leur recherche », souligne Franck Le Tendre, président et cofondateur d’Omny.
La recherche par conversation se développe aussi sur les portails. SeLoger propose ainsi de décrire le logement recherché à l’écrit ou à l’oral pour obtenir des annonces correspondantes.
Comprendre les documents et faire le tri dans les annonces
Que dit le diagnostic d’un appartement ? Quels travaux ont été évoqués lors de la dernière assemblée générale de copropriété ? Le quartier correspond-il au quotidien envisagé ? Les usages cités concernent d’abord la compréhension des informations qui entourent un logement.
Ainsi, 34,2 % des répondants utilisent l’IA pour analyser des documents techniques, comme les diagnostics ou les procès-verbaux d’assemblée générale. S’informer sur une ville ou un quartier arrive ensuite, avec 32,3 % des personnes interrogées.
La recherche directe d’un bien est citée par 24,3 % des répondants, et la présélection d’annonces pertinentes par 21,7 %. Au-delà du prix et de la surface, ces usages traduisent une recherche de repères pour choisir les logements à visiter et préparer les questions à poser au professionnel.
Des répondants prêts à confier davantage de tâches à l’IA
L’enquête porte aussi sur les usages envisagés. Parmi les personnes interrogées, 76,8 % seraient prêtes à confier à l’IA la suggestion de quartiers adaptés à leurs besoins. Elles sont 74,8 % à envisager de lui faire comparer trois biens finalistes, et 74,7 % à lui demander de traduire leurs envies en critères de recherche.
Il s’agit, par exemple, d’exprimer dans une même demande le souhait d’un logement familial près des écoles, à trente minutes du travail et dans un budget donné. La conversation peut ensuite aider à préciser les priorités et les compromis possibles.
« Avec l’IA, nous entrons dans l’ère de la recommandation : mieux comprendre le projet, les envies et les contraintes de chacun pour proposer les bons biens et faciliter plus rapidement la rencontre avec le bon professionnel. C’est toute l’ambition d’Omny », ajoute Franck Le Tendre.
Ces nouveaux parcours se développent également dans les réseaux immobiliers : iad a annoncé un partenariat avec Omny pour connecter ses annonces à ChatGPT.
Le conseil humain reste présent aux étapes décisives
Si les assistants IA prennent place dans la recherche, les échanges avec une personne restent présents pour préparer une visite ou prendre une décision.
Près de la moitié des répondants, soit 46,2 %, s’appuient sur une pesonne pour préparer une visite. Pour la décision finale, cette proportion atteint 44,2 %. Cet interlocuteur peut être un professionnel de l’immobilier, un proche, une banque ou un courtier.
Pour les professionnels, cette évolution pose aussi la question de leur visibilité auprès des particuliers qui commencent leurs démarches avec une IA. Notre décryptage explique comment rendre son expertise d’agent immobilier identifiable par les assistants IA.
