Immobilier : Les acheteurs reviennent, mais les ventes reculent

À l’entrée du dernier trimestre, le marché immobilier montre des signes d’amélioration : la demande repart, l’offre se reconstitue, mais les transactions restent en retrait de -1,8 % et les délais de vente atteignent désormais 101 jours. Le point avec Laforêt.

Trois personnes échangent lors de la visite d’un appartement lumineux

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L'essentiel selon MySweetimmo
  • Selon Laforêt, la demande de logements progresse de 1 % en septembre 2026 par rapport à septembre 2025, après un recul au premier semestre.
  • Dans le réseau Laforêt, le nombre de biens proposés à la vente augmente de 9 % sur un an, tandis que les transactions diminuent de 1,8 %
  • Le délai moyen de vente mesuré par Laforêt atteint 101 jours en septembre 2026, soit six jours de plus qu’un an auparavant.
  • Chez Laforêt, neuf acquisitions sur dix donnent lieu à une négociation du prix, avec une marge moyenne de 4,8 %.

Les acheteurs reviennent, mais ils ne se décident pas plus vite. Après une baisse de la demande au premier semestre, Laforêt observe une hausse de 1 % sur un an en septembre. Dans le même temps, les vendeurs sont plus nombreux à mettre leur bien sur le marché. Les ventes, elles, restent sous leur niveau de septembre 2025.

Ce décalage résume la rentrée immobilière : les projets existent, mais leur concrétisation prend du temps. Les acheteurs comparent davantage les logements, leur coût d’entretien, les travaux à prévoir et les conditions de financement.

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La demande repart, surtout pour les appartements

La demande progresse de 4 % à Paris et de 5 % en Île-de-France hors Paris par rapport à septembre 2025, selon Laforêt. Dans les régions, elle recule encore de 2 %. Les recherches d’appartements augmentent de 4,5 %, tandis que celles de maisons diminuent de 4 %.

L’offre suit une autre dynamique : le nombre de biens disponibles progresse de 9 % sur un an. La hausse atteint 15 % à Paris, 7 % en Île-de-France hors Paris et 8 % dans les régions. Les appartements représentent la plus forte progression, avec 13 % de biens proposés en plus, contre 4 % pour les maisons.

Les acheteurs ont donc davantage de choix, en particulier parmi les appartements. Le changement est visible par rapport au premier semestre 2026, lorsque Laforêt constatait encore un recul de la demande.

Les ventes restent en baisse et les prix s’ajustent

Le retour des recherches ne suffit pas encore à faire remonter les transactions. Chez Laforêt, leur nombre baisse de 1,8 % sur un an. Le repli atteint 3,8 % à Paris, 0,8 % en Île-de-France hors Paris et 1,8 % dans les régions.

Les prix diminuent également. Le prix moyen relevé par Laforêt s’établit à 3 238 €/m², en baisse de 1,5 % par rapport à septembre 2025. Il atteint 9 553 €/m² à Paris (−1 %), 3 879 €/m² en Île-de-France hors Paris (−2 %) et 2 433 €/m² dans les régions (−1,8 %).

La tendance varie selon les villes. Brest enregistre une hausse de 5,8 %, à 2 495 €/m², tandis que Rouen progresse de 2,8 %, à 2 811 €/m². À l’inverse, les prix reculent légèrement à Nice (−0,5 %), Lyon (−0,4 %) et Bordeaux (−0,2 %). Pour préparer un achat ou fixer un prix de vente, les références du quartier restent donc plus utiles qu’une moyenne nationale.

Il faut plus de temps pour vendre

Malgré le retour d’une partie des acheteurs, le délai moyen de vente atteint 101 jours chez Laforêt, soit six jours de plus qu’un an auparavant. Il s’établit à 84 jours à Paris, 99 jours en Île-de-France hors Paris et 101 jours dans les régions.

Ce temps supplémentaire se retrouve dans d’autres observations du marché : à la rentrée, Orpi relevait un délai moyen de vente de 110 jours dans son propre réseau. Les deux chiffres décrivent chacun l’activité du réseau concerné.

« Le marché immobilier résiste, mais les décisions prennent davantage de temps. Les signaux observés depuis l’été confirment le retour progressif des projets immobiliers. Pour autant, la reprise reste inachevée. 2026 devrait ainsi constituer une année de transition davantage qu’une véritable année de rebond », souligne Yann Jéhanno, président de Laforêt.

La négociation reste au cœur des ventes

Selon Laforêt, neuf acquisitions sur dix donnent lieu à une discussion sur le prix. La marge moyenne de négociation atteint 4,8 % au niveau national, soit 0,3 point de plus qu’en septembre 2025. Elle est de 3,2 % à Paris, 4,6 % en Île-de-France hors Paris et 5,1 % dans les régions.

Pour l’acheteur, l’état du logement compte autant que le prix affiché : travaux, performance énergétique et dépenses de chauffage entrent dans le budget. Laforêt observe notamment des décotes régulièrement supérieures à 10 % pour les logements classés F ou G. Pour le vendeur, chiffrer ces postes avant la mise en vente aide à défendre un prix cohérent. MySweetImmo a détaillé les travaux susceptibles d’influer sur la valeur d’un logement.

Par MySweetImmo avec AFP