L’IA va-t-elle remplacer les agents immobiliers ?
Selon une enquête Xerfi, 28 % des acquéreurs interrogés ont utilisé l’IA pour chercher un logement mais les agents immobiliers et mandataires conservent une place centrale dans les parcours d’achat et de vente des ménages.
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- Dans l’enquête Xerfi, 28 % des acquéreurs interrogés déclarent avoir utilisé un outil d’intelligence artificielle pour leur recherche immobilière.
- Selon Xerfi, des intermédiaires immobiliers interviennent dans quatre ventes étudiées sur cinq, qu’il s’agisse notamment d’agents ou de mandataires.
- 74 % des personnes interrogées par Xerfi valorisent la présence d’une agence immobilière physique dans un parcours d’achat ou de vente
- Parmi les usages proposés dans l’enquête Xerfi, 39 % des répondants citent l’estimation d’un bien comme une tâche pour laquelle l’IA pourrait être utile.
L’intelligence artificielle fait déjà partie de la recherche de logement pour une partie des acheteurs. Elle aide à explorer des annonces, à comparer des informations ou à préparer une décision. Mais selon Xerfi, son arrivée ne fait pas disparaître les intermédiaires !
Les professionnels restent présents dans les ventes
Parmi les personnes interrogées ayant récemment acheté ou vendu un logement, 65 % ont une opinion positive des professionnels de l’immobilier, contre 25 % une opinion négative ; 10 % ne se prononcent pas. Les notes de satisfaction portant sur le parcours d’achat et sur l’intervention des intermédiaires dans les ventes dépassent 7 sur 10, selon Xerfi.
L’agence physique garde également sa place : 74 % des répondants la valorisent. Les 18-34 ans interrogés y sont particulièrement sensibles. Pour un acheteur ou un vendeur, pouvoir rencontrer un professionnel reste donc un élément du parcours, même lorsque la recherche commence en ligne.
« Pour consolider cette confiance, les professionnels doivent mieux démontrer ce que leur intervention apporte concrètement : une estimation crédible, la qualification des acquéreurs, la négociation, la sécurisation de la transaction et la capacité à mener la vente jusqu’à son terme », souligne Vincent Desruelles, directeur d’études, expert immobilier et bâtiment chez Groupe Xerfi.
L’IA aide d’abord à chercher, estimer et comparer
Dans l’enquête Xerfi, 28 % des acquéreurs déclarent avoir utilisé l’IA au cours de leur recherche immobilière. 39 % d’entre eux citent l’estimation du prix d’un bien, 37 % la comparaison des offres de financement et 27 % l’analyse des diagnostics techniques.
20 % mentionnent la rédaction et la diffusion d’une annonce, 13 % la préparation d’une négociation et 8 % la rédaction des actes. Ces réponses dessinent une place pour l’IA en amont de la transaction : obtenir des repères et trier des informations avant d’échanger avec un professionnel.
Cette évolution est déjà visible dans les outils de recherche. MySweetImmo a présenté la recherche immobilière par IA lancée par SeLoger, qui permet de décrire à l’écrit ou à l’oral le logement souhaité pour trouver des annonces correspondantes.
La notoriété des réseaux reste forte
Les grandes enseignes immobilières sont largement reconnues du grand public. Century 21 est connu à 87 %, devant Orpi (82 %), Laforêt (78 %), Stéphane Plaza Immobilier (73 %) et Guy Hoquet (69 %).
Pour les agences, la recherche du client se joue aussi sur les sites d’annonces. Leboncoin et SeLoger occupent une place majeure dans le parcours immobilier. La concurrence évolue toutefois : MySweetImmo a détaillé l’arrivée du portail Idealista en France en septembre 2026.
Ce que l’agent immobilier doit montrer au client
Une estimation obtenue en ligne peut aider à démarrer un projet. Elle ne raconte pas, à elle seule, comment un prix sera défendu, comment les candidats seront sélectionnés ou comment la vente ira jusqu’à la signature. Ce sont précisément les étapes que Vincent Desruelles à expliquer à leurs clients.
L’IA peut ainsi modifier le premier contact : un vendeur arrive avec une estimation, un acheteur avec une sélection de biens et des questions plus précises. À l’agent de relier ces informations à un bien, à un marché local et à une transaction réelle. Cette articulation entre outils et métier est aussi au cœur de l’entretien de MySweetImmo avec Delphine Rouxel, présidente de Nestenn.
