Réseau immobilier : « De la cour au jardin est devenu un Label », Isabelle Larochette

La marque De la cour au jardin fête ses 28 ans. Une réussite et une fierté pour sa fondatrice mais ce qui réjouit surtout Isabelle Larochette, c’est qu’elle soit devenue presqu’un adjectif qualificatif. Un Label. Ses explications …

Isabelle Larochette

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© De la cour au jardin

Isabelle Larochette, fondatrice de De la cour au jardin

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Maison de famille, de campagne, longère, propriété rurale, cabane en bois en pleine nature, appartement de caractère… Depuis 28 ans, De la cour au jardin s’est imposé comme une référence de l’immobilier de charme.

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Mysweetimmo : 28 ans, un bel anniversaire. Comment expliquez-vous cette réussite ?

Isabelle Larochette : Au fil des années, la marque De la cour au jardin est devenue un Label. Presqu’un adjectif qualificatif. Certains clients m’appellent en me disant : « j’ai une maison à vendre très De la cour au jardin ». Cela me fait très plaisir. Peu de marques bénéficient d’une telle reconnaissance. Et c’est atout.

Cette réussite, je la dois à une ligne éditoriale claire et assumée. Depuis l’ouverture de ma première agence, rue des Abbesses à Paris, je n’ai jamais dévié de l’ADN initial. Je n’ai jamais cherché à vendre des mètres carrés mais des lieux de vie. Des lieux qui racontent une histoire.

Lorsque j’ai créé la marque à Paris, ce que je souhaitais c’était vendre que des biens qui me plaisaient. Et, finalement, cette approche sur un territoire émotionnel a construit notre réputation. La marque est aujourd’hui très clairement identifiée par les clients.

Le charme est certes un marché de niche mais l’avantage c’est qu’il n’est pas une question de prix. Un bien à 200 000 euros peut avoir autant de charme qu’une propriété à 4 millions d’euros. Notre newsletter reflète également l’ADN de De la cour au jardin. Nous avons toujours communiqué autour du ressenti, du plaisir d’habiter un lieu. Nous ne traitons pas de sujets juridiques mais d’art de vivre, de décoration, d’architecture ou encore de feng shui.

Nous accordons également une attention particulière à la présentation des biens. Pas de volets fermés, pas de voiture devant la maison… Nous cherchons à mettre en valeur les matières, comme le bois, la pierre, tout ce qui raconte une atmosphère.

Mysweetimmo : Comment se porte le réseau ?

Isabelle Larochette : L’année 2024 a été compliquée, comme pour l’ensemble des professionnels de l’immobilier. Nous avons traversé une période difficile, mais le réseau se porte bien. Le marché reste ralenti, certes, mais la demande est toujours présente, notamment sur des résidences principales accessibles à de jeunes retraités.

Les acquéreurs ont aujourd’hui de vrais projets de vie. Ils ne visitent plus par simple curiosité. Et je constate un retour très net vers la recherche de qualité de vie, ce qui correspond parfaitement à notre positionnement.

Le réseau compte désormais 25 consultants indépendants répartis sur l’ensemble du territoire. J’aimerais continuer à le développer, car je reçois de nombreuses demandes en région et certains biens ne peuvent pas être commercialisés faute de conseillers sur place. L’idéal serait de pouvoir compter un négociateur dans chaque région de France.

Mais je reste très attentive au recrutement. Je recherche avant tout des professionnels aguerris et surtout des profils qui partagent nos valeurs : l’écoute, la sensibilité, le respect du client et l’envie de travailler sur un marché de niche. Je privilégie la qualité plutôt que la quantité. Je ne souhaite pas implanter des conseillers partout sans cohérence. Il est essentiel que ces derniers puissent travailler dans de bonnes conditions. Lorsqu’il y a trop de négociateurs sur une même zone, ceux qui travaillent sérieusement finissent inévitablement par subir les pratiques des autres.

Mysweetimmo : L’IA, un atout pour développer De la cour au jardin ?

Isabelle Larochette : Je parlais d’ADN. Depuis 28 ans, je privilégie avant tout l’approche humaine. J’ai toujours travaillé à ma manière : en étant proche de mes clients, très à l’écoute. C’est l’essence même de De la cour au jardin.

Bien sûr, aujourd’hui, l’intelligence artificielle est partout et la tentation d’automatiser certaines tâches existe. Mais, pour moi, les réponses automatiques ou les chats conversationnels ne conviennent pas à l’immobilier.

J’exerce ce métier depuis longtemps et j’ai une certaine idée de la façon dont il doit être pratiqué. Malheureusement, je constate que l’immobilier est davantage considéré aujourd’hui comme une activité plus que comme une profession.

Or, le client reste la base de tout. Il faut savoir se mettre à sa place, l’écouter, le comprendre. Il faut parfois être capable de lui proposer un bien qui s’éloigne un peu de sa recherche initiale mais qui lui correspond profondément. Cette compréhension passe par l’échange humain, par la conversation, par la capacité à saisir une sensibilité.

Quand un client me contacte pour acheter une maison, j’ai besoin de comprendre son mode de vie, ses attentes, ce qui déclenche réellement son envie d’acheter. Et cela, l’intelligence artificielle ne peut pas le remplacer.

Par Olivia Delage