Crédit immobilier : Les banques prêtent toujours, à condition d’activer les bons leviers

Les taux de crédit immobilier repartent légèrement à la hausse. Mais le marché ne se ferme pas. Primo-accédants et investisseurs peuvent encore avancer, à condition de bien préparer leur dossier et d’utiliser les bons dispositifs.

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : Artémis Courtage
  • En mai, les taux de crédit immobilier remontent légèrement, de 0,15 à 0,30 point selon les profils.
  • La production de crédits à l’habitat atteint 12,6 milliards d’euros en mars 2026, signe que les banques continuent de financer les projets. Source : Banque de France.
  • Les primo-accédants représentent désormais 44 % des emprunteurs accompagnés par Artémis Courtage.

La hausse des tensions géopolitiques au Moyen-Orient a provoqué une remontée du taux des Obligations Assimilables au Trésor (OAT) à 10 ans, référence importante pour le coût de refinancement des banques. Conséquence : plusieurs établissements ont relevé leurs barèmes de crédit immobilier ces dernières semaines.

Pour autant, le marché du financement immobilier ne semble pas basculer dans une nouvelle phase de blocage. Les ajustements observés restent limités, avec des hausses comprises entre 0,15 et 0,30 point selon les profils d’emprunteurs.

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Les taux remontent, mais le crédit immobilier reste ouvert

« Malgré cette légère tension, les conditions de financement demeurent relativement favorables », précise Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artémis courtage. En effet, les taux moyens proposés par les courtiers s’établissent autour de 3,35 % sur 20 ans et 3,45 % sur 25 ans.

Surtout, les banques continuent d’accompagner les projets immobiliers. Selon les dernières données de la Banque de France, la production de crédits à l’habitat hors renégociations a atteint 12,6 milliards d’euros en mars 2026. Ce niveau confirme la dynamique de reprise observée depuis plusieurs mois.

Les chiffres publiés par la Banque de France montrent également que le marché du crédit retrouve progressivement des couleurs après le ralentissement de 2023 et 2024.

Primo-accédants : pourquoi le PTZ redevient central

Le retour des primo-accédants constitue l’un des faits marquants de ce début d’année. Chez Artémis Courtage, ils représentaient 44 % des emprunteurs fin avril 2026, contre 29 % en 2024.

Le montant moyen emprunté atteint 303 360 euros pour une durée moyenne de 22 ans et 3 mois. Cette durée continue de s’allonger afin de préserver le niveau des mensualités.

Dans ce contexte, le prêt à taux zéro (PTZ) élargi retrouve une place centrale dans les plans de financement. Désormais accessible sur l’ensemble du territoire, y compris pour certaines maisons individuelles neuves, il peut financer jusqu’à 50 % d’un projet sous conditions.

Pour les ménages éligibles, le PTZ permet de réduire l’apport nécessaire, d’améliorer la capacité d’emprunt et de limiter le coût global du crédit.

Autre levier souvent sous-estimé : l’assurance emprunteur. Grâce à la loi Lemoine, les emprunteurs peuvent changer d’assurance à tout moment. Une mise en concurrence peut permettre de réduire significativement le coût total du financement, notamment pour les profils les plus jeunes ou les emprunteurs en bonne santé.

Neuf, Jeanbrun, LLI : quels leviers pour investir ?

Les indicateurs du logement neuf montrent également quelques signes d’amélioration. Les autorisations de construire auraient progressé de 29 % au premier trimestre 2026 tandis que les mises en chantier seraient en hausse de 36 % selon les données communiquées par Artémis Courtage.

Du côté de la demande, les investisseurs particuliers semblent revenir sur le marché. Les réservations dans le neuf auraient progressé de 22,8 % au premier semestre 2026, avec 19 050 logements vendus.

Pour les investisseurs, plusieurs dispositifs attirent l’attention. Parmi eux, le mécanisme dit « Jeanbrun », qui repose sur l’amortissement des logements loués nus.

Ce dispositif peut présenter un intérêt pour certains contribuables fortement imposés, notamment ceux dont le taux marginal d’imposition atteint 41 % ou 45 %. Il ne constitue toutefois pas une solution universelle.

Son utilisation suppose de respecter plusieurs conditions, dont un engagement de location de longue durée, généralement neuf ans minimum. La fiscalité applicable lors de la revente doit également être analysée avec attention avant toute décision d’investissement.

Enfin, certains investisseurs étudient la possibilité de combiner ce mécanisme avec le logement locatif intermédiaire (LLI). Accessible aux particuliers via certaines structures de détention, ce dispositif peut permettre de réduire le coût d’acquisition tout en bénéficiant d’un cadre fiscal spécifique.

Dans un environnement économique encore incertain, ces outils peuvent constituer des opportunités. Mais leur efficacité dépend avant tout de la situation patrimoniale de chaque investisseur et d’un accompagnement adapté.

Ce que cela change pour votre projet immobilier

  • Si vous achetez votre résidence principale, le PTZ peut améliorer sensiblement votre plan de financement.
  • Si vous empruntez, comparer les assurances peut réduire le coût total du crédit.
  • Si vous investissez, les dispositifs Jeanbrun et LLI méritent une analyse approfondie avant toute décision.
  • Malgré la remontée des taux, les banques restent actives sur le marché du crédit immobilier.
Par MySweetImmo