Immobilier : 1 600 € pour se loger à la rentrée, la piste des chambres chez les seniors

Plus de 1 600 euros sont nécessaires pour entrer dans un logement étudiant à la rentrée. I Loge You, la FNAIM et Cohabilis mobilisent les chambres libres chez les seniors.

Un étudiant et une personne âgée échangent dans la pièce de vie d’un logement partagé

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© adobestock

I Loge You, la FNAIM et Cohabilis appellent les propriétaires disposant d’une chambre libre à accueillir des étudiants.

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L'essentiel selon MySweetimmo
  • Depuis la rentrée 2026, la FNAIM, la Fondation I Loge You et Cohabilis invitent les propriétaires disposant d’une chambre libre à accueillir un étudiant chez eux.
  • Les agences FNAIM peuvent orienter les propriétaires intéressés vers une structure Cohabilis, qui rencontre le senior, recherche un jeune et accompagne leur cohabitation.

Plus de 1 600 euros : c’est ce qu’un étudiant doit désormais débourser pour entrer dans un logement, entre loyer, dépôt de garantie, frais d’agence et assurance. Alors que la facture de la rentrée continue de grimper, la Fondation I Loge You, la FNAIM et Cohabilis appellent les propriétaires disposant d’une chambre libre à accueillir des jeunes chez eux.

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Se loger pèse lourd dans le budget étudiant

Pour les étudiants, la facture du logement continue de grimper. Selon le nouvel indicateur du coût de la rentrée publié par la FAGE, un étudiant non boursier doit consacrer en moyenne 3 239,79 euros à ses dépenses de rentrée et de vie courante en 2026, soit 655,74 euros de plus qu’en 2020.

Le logement pèse particulièrement lourd. Les chiffres repris par la Fondation I Loge You, la FNAIM et Cohabilis font état d’un loyer mensuel moyen de 637,12 euros, auquel s’ajoutent autant pour le dépôt de garantie, 326,16 euros de frais d’agence et 6,49 euros d’assurance habitation. Au total, 1 606,89 euros sont nécessaires au moment de l’installation.

À Paris, où la recherche d’un logement étudiant est particulièrement tendue, le loyer moyen dans le parc privé atteint 923 euros.

Des étudiants sans logement, des chambres qui restent vides

D’un côté, des étudiants qui peinent à se loger. De l’autre, des chambres inoccupées chez des personnes âgées, parfois isolées.

« À chaque rentrée, nous faisons le même constat : des étudiants cherchent désespérément un logement pendant que des chambres restent inoccupées chez des personnes âgées parfois isolées », explique Isabelle Larochette.

Leur piste : la cohabitation intergénérationnelle solidaire. Un jeune est accueilli chez un senior disposant d’une chambre libre, à un coût accessible et dans un cadre accompagné.

« La cohabitation intergénérationnelle ne réglera pas, à elle seule, la pénurie de logements étudiants. Mais elle constitue une réponse concrète, humaine et disponible dès maintenant », reconnaît Isabelle Larochette.

I Loge You, la FNAIM et Cohabilis avaient noué un partenariat autour du logement intergénérationnel en 2025. Cette année, l’objectif est surtout de faire émerger davantage de chambres disponibles.

Comment proposer une chambre à un étudiant ?

Pas question de laisser étudiant et senior se débrouiller seuls. Les propriétaires intéressés peuvent passer par une agence adhérente à la FNAIM ou s’adresser directement à une structure Cohabilis présente sur leur territoire. Celle-ci rencontre le senior, étudie ses attentes puis recherche un jeune dont le profil et le rythme de vie peuvent convenir.

Une convention de cohabitation est ensuite établie. L’accompagnement se poursuit après l’installation et pendant toute la durée de la cohabitation.

« Notre rôle consiste à créer des rencontres qui pourront réellement fonctionner dans la durée », explique Joachim Pasquet, délégué général de Cohabilis. « Nous prenons en compte les attentes du senior comme celles de l’étudiant, nous définissons avec eux le cadre de la cohabitation et nous restons présents après l’installation. »

Cohabilis indique regrouper aujourd’hui 70 structures et avoir accompagné plus de 35 000 bénéficiaires en 22 ans.

La FNAIM cherche des chambres dans son réseau

Pour élargir l’offre, la FNAIM mobilise ses agences et ses chambres départementales. Une campagne d’information est mise à la disposition des adhérents afin qu’ils puissent sensibiliser leurs clients propriétaires, notamment dans les villes universitaires où le marché locatif est le plus tendu.

« Les professionnels de l’immobilier sont quotidiennement en contact avec des propriétaires et connaissent précisément les tensions locatives de leur territoire », rappelle Loïc Cantin, président de la FNAIM. « Notre responsabilité est aussi de faire connaître les solutions qui existent. »

Les agences n’ont pas vocation à constituer elles-mêmes les binômes. Elles identifient les propriétaires intéressés puis les orientent vers Cohabilis.

« Une chambre libre peut changer une année d’études »

Car derrière la pénurie de logements se joue parfois la poursuite même des études. Une enquête de la FAGE publiée en février 2026 auprès de 5 644 étudiants indiquait qu’un étudiant sur trois était en situation de mal-logement. Après paiement du loyer, 22,29 % disposaient de moins de 100 euros par mois pour vivre et un étudiant sur deux était contraint de travailler parallèlement à ses études pour financer son logement.

« Derrière les chiffres de la précarité étudiante, il y a des jeunes qui renoncent à une formation, s’éloignent de l’université qu’ils avaient choisie ou cumulent les heures de travail pour conserver leur logement », souligne Isabelle Larochette.

Pour les seniors, la cohabitation peut aussi apporter une présence et un complément financier. « Une chambre libre ne résoudra pas toute la crise, mais elle peut changer une année d’études et créer une rencontre précieuse entre deux générations », conclut la présidente de la fondation I Loge You.

Par MySweetImmo