Immobilier : Le juste prix, le signal venu du Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, l’abondance de biens à vendre oblige les vendeurs à viser juste dès la mise en vente. Selon Rightmove, 74 % des logements vendus en 2026 n’ont pas nécessité de baisse ultérieure du prix demandé. Un signal à regarder de près en France.

Au Royaume-Uni, 74 % des logements vendus en 2026 n’ont pas subi de baisse du prix demandé

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L'essentiel selon MySweetimmo
  • Le nombre de logements disponibles à la vente en Grande-Bretagne atteint un plus haut de douze ans pour cette période.
  • Les demandes d’acheteurs restent inférieures de 9 % à leur niveau d’il y a un an.
  • 74 % des logements vendus depuis le début de 2026 n’ont pas nécessité de réduction ultérieure du prix demandé.
  • La proportion de logements qui trouvent un acheteur atteint 91 % en Écosse, contre seulement 42 % à Londres.
  • La France ne suit pas nécessairement la même trajectoire, mais le retour de la négociation renforce aussi l’importance du prix de départ.

Un prix trop ambitieux dès la mise en vente peut coûter cher. Au Royaume-Uni, où le nombre de logements proposés atteint un plus haut de douze ans pour cette période, 74 % des biens vendus depuis le début de 2026 n’ont pas nécessité de baisse ultérieure du prix demandé, selon Rightmove. Un signal intéressant à observer aussi en France, où les acheteurs disposent à nouveau d’une marge de négociation.

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Au Royaume-Uni, les vendeurs font face à plus de concurrence

Le marché britannique donne un nouvel exemple de ce qui se produit lorsque l’offre progresse plus vite que la demande.

En septembre, le prix moyen demandé pour un logement nouvellement mis en vente progresse de 0,7 % sur un mois, à 367 440 livres, selon Rightmove. Il reste toutefois inférieur de 0,8 % à celui de septembre 2025. Surtout, le nombre de logements proposés atteint un niveau inédit depuis douze ans pour cette période, tandis que les demandes d’acheteurs reculent de 9 % sur un an.

Le mouvement prolonge le recul de 2 % des prix affichés observé en août en Grande-Bretagne, dans un marché où l’abondance de biens redonne du choix aux acquéreurs.

Pour les vendeurs, être présent sur le marché ne suffit donc plus. Il faut aussi être correctement positionné face aux biens concurrents.

74 % des ventes sans baisse du prix affiché

C’est probablement le chiffre le plus intéressant de l’étude de septembre. Selon Rightmove, 74 % des logements vendus depuis le début de 2026 avaient été correctement positionnés dès leur mise en vente et n’ont pas nécessité de réduction ultérieure du prix demandé.

Il ne faut pas en déduire qu’une baisse de prix empêche de vendre. La donnée montre en revanche combien le positionnement initial devient déterminant lorsque les acheteurs disposent d’un choix important.

Les écarts entre territoires sont considérables. En Écosse, 91 % des logements proposés trouvent actuellement un acheteur. La proportion atteint 71 % dans le nord-ouest de l’Angleterre, 56 % dans le Sud-Est et seulement 42 % à Londres, où l’accessibilité financière est davantage sous pression.

Le crédit complique encore l’équation : le taux moyen d’un prêt britannique à taux fixe sur deux ans atteint 5,29 %, contre 5,09 % un mois auparavant.

Ce que les vendeurs français doivent en retenir

La comparaison avec la France a ses limites : conditions de financement, pratiques commerciales et dynamiques locales diffèrent. Mais le mécanisme mérite d’être observé.

En France, les marges de négociation progressaient au premier semestre pour 77 % des agences du réseau l’Adresse. Pour 56 % d’entre elles, la négociation atteignait 4 à 7 % du prix affiché et, pour 37 %, elle dépassait 8 %.

En Île-de-France, les Notaires du Grand Paris décrivent eux aussi des acquéreurs particulièrement exigeants sur les prix. Un bien proposé trop cher peut ne recueillir aucune offre, même lorsque le nombre de transactions remonte.

Le signal britannique mérite donc d’être retenu : dans un marché où l’acquéreur dispose de davantage de choix et surveille son budget, le prix de commercialisation n’est plus seulement un point de départ pour négocier. Il détermine en partie si le bien entre — ou non — dans la sélection de l’acheteur.

Pour les vendeurs comme pour les agents immobiliers, surestimer un logement pour « tester le marché » peut alors produire l’effet inverse de celui recherché : allonger le délai de commercialisation, conduire à plusieurs corrections de prix et rendre l’annonce moins attractive face aux nouveaux biens qui arrivent sur le marché.

Par MySweetImmo
Source : Rightmove House Price Index, septembre 2026