Loyers impayés : Une baisse nette dans les grandes villes

Les loyers impayés reculent nettement en Île-de-France et dans les grandes métropoles, selon le baromètre Imodirect de septembre 2026. Les taux reviennent autour de 3 %, à leur plus bas niveau depuis 2022-2023. En province, la baisse s’amorce plus lentement.

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : Baromètre Imodirect
  • En Île-de-France, le taux de loyers impayés à trente jours atteint 3,01 % en septembre 2026, contre 3,50 % en octobre 2025.
  • Dans les dix principales métropoles régionales, le taux de loyers impayés à trente jours descend à 3,03 % en septembre 2026, son plus bas niveau depuis l’automne 2022.
  • Dans la catégorie « province » du baromètre Imodirect, le taux de loyers impayés à trente jours repasse sous 4 %, à 3,89 % en septembre 2026, contre 4,01 % en octobre 2025.
  • En Seine-Saint-Denis, le taux d’impayés atteint 5,88 %, contre 2,02 % dans les Hauts-de-Seine, soit près de trois fois plus.

Les impayés de loyers reculent dans les logements suivis par Imodirect. Après une forte hausse entre 2020 et 2023, puis deux années à un niveau élevé, le dernier baromètre de l’agence de gestion locative montre une amélioration. Le mouvement est particulièrement net en Île-de-France et dans les grandes métropoles régionales, où les impayés de plus d’un mois retrouvent des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis 2022 ou 2023.

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Les impayés reviennent autour de 3 % dans les grandes villes

En septembre 2026, le taux d’impayés atteint 3,01 % à Paris et en Île-de-France, contre 3,65 % au printemps et 3,50 % en octobre 2025. Il retrouve ainsi son niveau du début de l’année 2023.

La baisse est encore plus marquée dans les dix principales métropoles régionales suivies par Imodirect. Le taux passe de 3,89 % en mars 2026 à 3,03 % en septembre, contre 3,53 % en octobre 2025. C’est son plus bas niveau depuis l’automne 2022.

Territoire suivi par ImodirectOctobre 2025Septembre 2026
Paris et Île-de-France3,50 %3,01 %
Dix principales métropoles régionales3,53 %3,03 %
Catégorie « province »4,01 %3,89 %

Source : baromètre Imodirect. Taux d’impayés mesuré au stade des relances à trente jours.

« C’est une vraie bonne nouvelle, et elle mérite d’être saluée : dans les grandes villes, les impayés reculent nettement et retrouvent leur niveau de 2022-2023. Les retards de paiement n’ont pas disparu, mais ils se règlent plus vite, avant de devenir de véritables impayés», souligne Arnaud Hacquart, président d’Imodirect.

Moins de retards dès les premiers jours

L’amélioration apparaît aussi au début du mois. En Île-de-France, 21 % des locataires suivis sont en retard un jour après l’échéance, contre 24 % un an auparavant. Dans les grandes métropoles régionales, cette proportion passe de 28 % à 25 %. Dans les deux cas, la baisse atteint trois points.

À cinq jours de retard, les chiffres s’améliorent également : la proportion descend de 16,9 % à 14,9 % en Île-de-France et de 15,8 % à 15 % dans les métropoles régionales.

Les retards à dix jours suivent une autre trajectoire. Ils concernent 11,5 % des locataires franciliens, contre 11 % un an plus tôt, et restent stables à 13,2 % dans les métropoles. Les indicateurs évoluent donc différemment selon la durée du retard : les premiers décalages de paiement diminuent, tout comme les impayés à trente jours, tandis que les retards à dix jours ne reculent pas.

Le seuil de trente jours sert ici au suivi statistique d’Imodirect. Pour les locataires bénéficiaires d’une aide au logement, les démarches auprès de la Caf ou de la MSA répondent à des règles spécifiques, avec une évolution des seuils de reconnaissance des impayés à partir de 2027.

En province, le taux repasse sous 4 %

Dans la catégorie « province » du baromètre Imodirect, la baisse est plus modeste. Le taux d’impayés de plus d’un mois s’établit à 3,89 % en septembre 2026, contre 4,19 % en mai et 4,01 % en octobre 2025. Il repasse sous 4 % pour la première fois depuis le début de l’année 2024.

La comparaison avec mars 2020 mesure toutefois le chemin qui reste à parcourir : le taux était alors de 1,25 %, soit un niveau plus de trois fois inférieur à celui de septembre 2026. À cinq jours après l’échéance, 19,7 % des locataires font encore l’objet d’une relance, une proportion inchangée sur un an, contre 6,1 % en mars 2020.

L’écart avec l’Île-de-France se creuse. Il atteint désormais 0,88 point pour les impayés à trente jours, contre environ un demi-point en octobre 2025. Les différences sont aussi importantes au sein d’une même région : Imodirect relève un taux de 5,88 % en Seine-Saint-Denis, contre 2,02 % dans les Hauts-de-Seine.

Pour les propriétaires et les professionnels, ces chiffres montrent l’intérêt d’examiner le risque à l’échelle locale. Imodirect estime que les disparités territoriales pourraient, à terme, influencer la tarification des assurances loyers impayés.

Un suivi des paiements utile dès le premier retard

Pour un bailleur comme pour un locataire, prendre contact rapidement permet de comprendre l’origine d’un paiement manquant et de rechercher une solution. L’ANIL recommande de privilégier une démarche amiable lorsque le locataire est de bonne foi, avec, si nécessaire, un accord écrit pour échelonner le remboursement de la dette.

« Il faut néanmoins rester lucide. En province, un locataire sur cinq est toujours en retard dès les premiers jours, et le retour de l’inflation, portée par la hausse des prix de l’énergie, pèse de nouveau sur le budget des ménages. Cette embellie doit être consolidée. Pour les propriétaires, une sélection rigoureuse des dossiers et un suivi au quotidien restent les meilleures garanties. », ajoute Arnaud Hacquart.

La préparation d’une mise en location passe aussi par l’examen des garanties adaptées au dossier. Les propriétaires et les candidats peuvent notamment consulter les nouvelles conditions de la garantie Visale en 2026.

Enfin, l’entrée dans la période hivernale ne suspend pas le suivi des paiements. Les règles de la trêve hivernale concernant les loyers et les procédures restent à connaître : la suspension de principe des expulsions ne dispense pas le locataire de payer son loyer.

Par MySweetImmo
Source : Baromètre Imodirect sur les impayés locatifs septembre 2026