Immobilier Paris : Les prix grimpent dans les 6e et 7e

Alors que les ventes reculent de 5 % à Paris au premier semestre 2026, les prix progressent de 5,9 % dans le 6e et de 4,8 % dans le 7e. Breteuil annonce parallèlement une hausse de 27 % de son chiffre d’affaires.

Immeubles haussmanniens dans le 6e arrondissement de Paris, où les prix immobiliers progressent de 5,9 %

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© Breteuil

À deux pas du Bon Marché, Paris 6e, cet appartement au charme typiquement parisien a été vendu à des acquéreurs internationaux au prix de 21 000 €/m².

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : Breteuil
  • Le marché immobilier parisien recule de 5 % en volume au premier semestre 2026, tandis que les prix restent presque stables, à +0,1 %.
  • Les prix immobiliers progressent de 5,9 % dans le 6e arrondissement de Paris et de 4,8 % dans le 7e au premier semestre 2026.
  • Breteuil annonce une hausse de 27 % de son chiffre d’affaires au premier semestre 2026 et une valeur moyenne de ses ventes passée de 1,75 à 2,2 millions d’euros en un an.
  • Les acquéreurs étrangers représentent 10 % des clients accompagnés par Breteuil à Paris au premier semestre 2026 ; leur part atteint 50 % pour les biens de plus de 4 millions d’euros.

Paris ralentit, mais ses quartiers les plus chers résistent. Au premier semestre 2026, les transactions immobilières reculent de 5 % en volume dans la capitale, tandis que les prix restent presque stables, à +0,1 %, selon les données citées par Breteuil.

La situation est différente dans les 6e et 7e arrondissements. Les prix y progressent respectivement de 5,9 % et de 4,8 %. Les biens bien situés, rénovés et proposés à un prix cohérent continuent d’attirer des acquéreurs français et étrangers.

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Le 6e reste l’arrondissement le plus cher de Paris

Avec un prix moyen proche de 14 000 euros le mètre carré, le 6e conserve sa place d’arrondissement le plus cher de la capitale. Au premier semestre, les prix y progressent de 5,9 %, contre seulement 0,1 % à l’échelle parisienne.

Saint-Germain-des-Prés, le jardin du Luxembourg et les adresses patrimoniales de la rive gauche restent recherchés. La rareté des logements disponibles et la qualité architecturale du parc soutiennent le marché des biens les mieux placés.

Le 7e arrondissement suit la même trajectoire, avec une hausse de 4,8 %. La demande se concentre sur les appartements rénovés, dotés de beaux volumes, d’une vue dégagée ou d’un espace extérieur.

Ce mouvement prolonge le rebond déjà observé au début de 2026 dans les 6e et 7e arrondissements. Les acquéreurs se montrent néanmoins sélectifs : l’adresse ne suffit plus lorsque le logement présente des défauts importants ou nécessite de lourds travaux.

« Paris conserve des fondamentaux rares : une offre limitée, une forte valeur patrimoniale et une attractivité internationale qui ne se dément pas. La demande soutient en priorité les quartiers et les biens dont la valeur est immédiatement identifiable. C’est particulièrement visible dans les 6e et 7e arrondissements», précise Arthur Colarossi, président de Breteuil.

Un bien vendu en moyenne 2,2 millions d’euros par Breteuil

Dans ce marché contrasté, Breteuil annonce une croissance de 27 % de son chiffre d’affaires par rapport à 2025.

La valeur moyenne des biens vendus par Breteuil atteint 2,2 millions d’euros, contre 1,75 million un an auparavant. La hausse s’élève à 25 %. Breteuil relie cette évolution à sa montée en gamme. Le groupe ouvrira en novembre une agence rue du Bac, dans le 7e arrondissement. Conçue avec l’architecte Jessica Mille, cette nouvelle adresse prendra la forme d’un salon privé destiné aux transactions de biens d’exception.

Cette ouverture s’inscrit dans la stratégie de développement et de repositionnement de Breteuil dans l’immobilier premium.

« Le marché est devenu plus sélectif, mais les acquéreurs restent actifs lorsque le bien réunit une adresse recherchée, des prestations de qualité et un prix cohérent. La progression de notre activité et de la valeur moyenne de nos ventes confirme la pertinence de notre montée en gamme. Notre nouvelle adresse rue du Bac incarnera cette ambition« , ajoute Arthur Colarossi.

Les étrangers pèsent davantage au-dessus de 4 millions d’euros

Au premier semestre 2026, les acquéreurs étrangers représentent 10 % des clients accompagnés par Breteuil à Paris. Leur poids devient beaucoup plus important sur les transactions les plus élevées.

Sur les biens vendus plus de 4 millions d’euros, un client Breteuil sur deux est étranger. Cette part de 50 % est donnée en progression de 20 % sur un an. La clientèle américaine est notamment présente dans le 6e arrondissement.

Ces acquéreurs recherchent en priorité des appartements rénovés, de beaux volumes, une vue dégagée ou un espace extérieur. Leur demande se porte sur des biens ne nécessitant pas de compromis important.

Cette présence internationale ne concerne pas seulement l’achat. Sur le marché locatif haut de gamme, Paris continue également d’attirer de grandes fortunes étrangères.

Les biens sans défaut concentrent la demande

La résistance du marché haut de gamme se retrouve aussi dans les destinations recherchées du littoral, de la Normandie au Pays basque. Les acquéreurs privilégient les propriétés rares, proches de la mer et des commerces, avec une vue dégagée ou un emplacement particulièrement recherché.

Les biens rénovés et prêts à habiter concentrent l’essentiel de la demande observée par Breteuil. À l’inverse, les logements nécessitant des travaux, présentant des défauts ou affichés à un prix trop élevé s’exposent davantage à la négociation.

Cette sélection accrue pourrait se poursuivre au second semestre. Les tensions géopolitiques, les conditions de financement et l’approche de l’élection présidentielle de 2027 restent susceptibles d’influencer les décisions. Breteuil estime cependant que les acheteurs et les vendeurs ont appris à arbitrer dans un environnement incertain.

« L’élection présidentielle pèsera naturellement sur le climat du marché, mais son influence doit être replacée dans un environnement d’incertitudes désormais structurelles. Acquéreurs et vendeurs ont appris à décider sans attendre un hypothétique retour au calme. Sur le marché prime, nous n’observons pas de retrait de la demande, mais une exigence plus forte : lorsqu’un bien conjugue une adresse reconnue, une qualité irréprochable et un prix justement établi, il continue de susciter l’intérêt, indépendamment du contexte», conclut Arthur Colarossi.

Par MySweetImmo