Logement : 91 % des Français considèrent qu’il est plus difficile de se loger qu’il y a dix ans

Selon une étude Leocare–Discurv, 39 % des personnes interrogées ont déjà sacrifié vacances ou loisirs pour payer leur logement, tandis que 21 % ont réduit leur chauffage et 13 % leur assurance habitation.

Un ménage calcule son budget logement face à la hausse du loyer, des charges et de l’assurance habitation

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : Leocare et Discurv
  • Pour 91 % des personnes interrogées dans une étude Leocare–Discurv, il est plus difficile de se loger en 2026 qu’il y a dix ans.
  • Parmi les personnes interrogées par Leocare et Discurv, 35 % ont déjà renoncé à louer un logement après le refus de leur dossier et 28 % ont abandonné un achat après le rejet de leur dossier d’acquisition.
  • Selon une étude Leocare–Discurv, 63 % des sondés consacrent entre 20 % et 50 % de leurs dépenses au logement et 47 % jugent le loyer ou le crédit immobilier particulièrement contraignant.
  • Le coût du logement a déjà conduit 39 % des Français à sacrifier des vacances ou des loisirs, 21 % à réduire leur chauffage et 13 % à diminuer les garanties de leur assurance habitation, selon l’étude Leocare–Discurv.

Se loger est devenu plus difficile qu’il y a dix ans pour 91 % des personnes interrogées par Leocare et l’institut Discurv. L’étude mesure aussi les conséquences très concrètes du coût du logement : renoncement à des vacances, chauffage réduit, projets immobiliers abandonnés et garanties d’assurance revues à la baisse.

Plus d’un sondé sur deux, soit 53 %, considère que se loger reste essentiel mais n’est plus accessible à tous. Ce sentiment concerne aussi bien l’accès à la location que l’acquisition d’un logement.

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Location ou achat : des dossiers refusés et des projets abandonnés

Le prix n’est pas le seul obstacle rencontré par les ménages. La sélection des dossiers peut également interrompre un projet résidentiel.

Selon l’étude Leocare-Discurv, 35 % des personnes interrogées ont déjà renoncé à louer un logement après le refus de leur dossier. Du côté des acquéreurs, 28 % ont abandonné un projet d’achat parce que leur dossier d’acquisition n’avait pas été accepté.

Ces résultats interviennent dans un contexte où le crédit, le DPE et les loyers maintiennent le marché locatif sous pression. Pour les locataires, un dossier solide ne garantit pas l’obtention du logement lorsque plusieurs candidats sont en concurrence. Pour les acheteurs, le financement reste une étape décisive.

La question du crédit pourrait encore peser sur les projets : jusqu’à un dossier immobilier sur cinq pourrait être bloqué par le taux d’usure.

Le logement, dépense la plus contraignante pour 47 % des sondés

Près de deux personnes interrogées sur trois, soit 63 %, déclarent consacrer entre 20 % et 50 % de leurs dépenses à leur logement. Pour 47 %, le loyer ou le remboursement du crédit immobilier constitue le poste de dépenses le plus contraignant du foyer.

À cette charge principale s’ajoutent les frais liés à l’occupation du logement. Pour 42 % des sondés, l’augmentation régulière des charges représente le premier sujet de préoccupation : énergie, taxes et charges courantes viennent réduire davantage les marges de manœuvre du ménage.

Ces résultats montrent que la pression immobilière ne se limite pas au prix d’achat ou au montant du loyer. Elle porte sur l’ensemble du budget nécessaire pour habiter et entretenir un logement.

Les mesures consacrées aux APL, à la rénovation et au logement social figuraient d’ailleurs parmi les principaux arbitrages du budget 2026 concernant le logement et le pouvoir d’achat.

Vacances, chauffage, déménagement : les renoncements s’accumulent

Pour assumer le coût de leur logement, 39 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà renoncé à des vacances ou à des loisirs. Le logement pèse ainsi directement sur la consommation et la qualité de vie.

Un sondé sur cinq, soit 21 %, indique avoir réduit son chauffage afin de limiter ses dépenses. Cet arbitrage touche au confort quotidien et montre que certains ménages agissent sur leur consommation d’énergie pour préserver leur budget.

Le logement modifie également les projets de vie. Son coût a retardé ou empêché un projet d’achat pour 19 % des personnes interrogées. Par ailleurs, 13 % ont renoncé à un déménagement ou l’ont repoussé.

« Notre étude montre que le logement ne représente plus seulement une dépense importante : il conditionne désormais de nombreux choix de vie. Renoncer à un projet immobilier, à des vacances, voire réduire son chauffage ou son niveau d’assurance sont des arbitrages qui témoignent d’une pression économique durable », souligne Christophe Dandois, cofondateur de Leocare.

Assurance habitation : 13 % des sondés ont réduit leurs garanties

L’assurance habitation devient elle aussi une variable d’ajustement. Selon l’étude, 13 % des personnes interrogées déclarent avoir réduit leurs garanties afin de réaliser des économies.

Une couverture moins étendue peut diminuer le montant de la cotisation, mais elle peut aussi augmenter le reste à charge après un sinistre. Avant de modifier un contrat, il est donc utile de comparer les franchises, les plafonds d’indemnisation, les exclusions et les garanties supprimées.

Pour faire le point, MySweetImmo détaille les éléments essentiels à évaluer avant de souscrire ou de modifier une assurance habitation.

La baisse des garanties illustre l’effet en cascade du coût du logement : lorsque le loyer, le crédit ou les charges occupent une place croissante dans le budget, les ménages peuvent être conduits à réduire les dépenses destinées à protéger leur habitation.

Par MySweetImmo