Logement : Près d’un tiers du budget des Français y passe

En 2025, le logement représente 28 % du budget des ménages. Les dépenses ralentissent avec la baisse des prix de l’énergie, mais la construction neuve continue de décrocher fortement.

Le logement représente 28 % du budget des ménages en France en 2025.

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L'essentiel selon MySweetimmo
  • Le logement représente 28 % du budget des ménages en 2025, selon le Compte du logement publié par le Service des données et études statistiques (SDES).
  • Les dépenses courantes de logement augmentent de 1,9 % en 2025, contre 4,6 % en 2024, avec des loyers en hausse de 2,9 % et des dépenses d’énergie en baisse de 3,6 %.
  • L’investissement dans le logement neuf chute de 12,9 % en 2025 et les mises en chantier se limitent à 269 700 logements, soit 25 % de moins qu’avant la crise sanitaire.
  • Les ventes de logements anciens rebondissent de 19 % en 2025 après trois années de baisse, tandis que les prix de l’ancien progressent de 0,6 %.

Le logement continue de peser lourd dans le portefeuille des ménages. En 2025, il représente 28 % de leur budget, selon le Compte du logement publié ce 14 septembre 2026 par le Service des données et études statistiques (SDES).

Au total, la dépense en logement atteint 620,7 milliards d’euros en 2025, en hausse de seulement 0,4 % sur un an. Elle équivaut à 21 % du PIB. Ce montant englobe l’ensemble des dépenses liées au logement et ne correspond donc pas uniquement aux sommes payées directement par les ménages.

Derrière ces 620,7 milliards d’euros, les évolutions sont très contrastées. La facture énergétique s’allège, les loyers continuent d’augmenter et le marché de l’ancien retrouve des couleurs. La construction neuve, en revanche, reste en pleine crise.

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Les loyers augmentent, la facture énergétique baisse

Premier constat : après plusieurs années marquées par l’inflation, la hausse des dépenses courantes de logement ralentit nettement.

Loyers, charges, énergie et entretien progressent ensemble de 1,9 % en 2025, après une hausse de 4,6 % en 2024. Les loyers augmentent encore de 2,9 %, mais moins rapidement que les années précédentes. Dans le même temps, les dépenses d’énergie reculent de 3,6 %, grâce à la baisse des prix.

Ce ralentissement ne change pas le poids considérable du logement dans les finances des ménages : 28 % de leur budget lui est consacré en 2025.

Seulement 269 700 logements mis en chantier

C’est dans le neuf que la situation est la plus difficile. L’investissement dans le logement neuf chute de 12,9 % en 2025.

Les mises en chantier restent à un niveau historiquement bas, avec 269 700 logements commencés dans l’année. C’est 25 % de moins qu’avant la crise sanitaire.

Le parc immobilier français continue donc de grandir, mais de plus en plus lentement. Il compte 38,5 millions de logements et n’augmente que de 0,6 % en 2025. Selon le SDES, il s’agit de son rythme de croissance le plus faible depuis quarante ans.

La crise de la construction ne s’est d’ailleurs pas limitée à 2025. En Île-de-France, les mises en chantier étaient déjà passées de 59 500 logements en 2022 à 44 900 en 2025.

Les gros travaux d’entretien et d’amélioration ralentissent eux aussi. Les dépenses ne progressent que de 0,2 %, après +2,1 % en 2024, et le volume de travaux diminue pour la première fois depuis 2020.

L’immobilier ancien, lui, rebondit de 19 %

Le marché de l’ancien connaît une évolution totalement différente. Après trois années de recul, les transactions de logements anciens bondissent de 19 % en 2025. Le SDES explique notamment cette reprise par la baisse des taux de crédit immobilier, qui se sont rapprochés de 3 %.

Les prix se redressent également. Après deux années de baisse, les logements anciens gagnent 0,6 % en 2025. Ce rebond de 2025 ne signifie toutefois pas que la reprise est définitivement installée. En juin 2026, la FNAIM décrivait encore un marché immobilier « convalescent » et anticipait environ 900 000 transactions dans l’ancien cette année.

Le contraste est donc marqué : les acheteurs sont revenus progressivement sur le marché de l’ancien en 2025, tandis que la construction de logements neufs a continué de décrocher.

Les aides au logement atteignent 45,9 milliards d’euros

Face à ces difficultés, les aides publiques consacrées au logement progressent de 5,5 % en 2025, pour atteindre 45,9 milliards d’euros.

Les aides personnelles au logement – APL, ALS et ALF – augmentent de 3 %. À l’inverse, le chèque énergie recule avec la baisse des prix de l’énergie.

La progression est beaucoup plus forte pour la rénovation énergétique : MaPrimeRénov’ augmente de 52 % en 2025, après une année 2024 marquée par une mise en pause. Les subventions accordées aux bailleurs sociaux progressent, elles, de 25 %.

Dans le même temps, la fiscalité liée au logement repart à la hausse. Après deux années de baisse, les prélèvements fiscaux augmentent de 4,9 % en 2025. Le SDES l’explique principalement par la fin du bouclier tarifaire sur l’électricité et par la remontée des droits de mutation, conséquence de la reprise des ventes dans l’ancien. La progression de la taxe foncière joue également, mais dans une moindre mesure.

Au final, le bilan 2025 dessine un marché immobilier à deux vitesses : l’ancien a retrouvé de l’activité, mais le neuf reste profondément déprimé. Et pour les ménages, malgré le reflux des prix de l’énergie, le logement continue d’absorber plus d’un quart du budget.

Par MySweetImmo