Vie à la maison : Quand le ménage empoisonne le couple
Qui vide le lave-vaisselle ? Qui ramasse les chaussettes qui traînent ? Le ménage devance l’argent parmi les sujets de dispute cités dans une enquête Azaé & Domaliance. Au cœur des tensions : le sentiment d’en faire plus que l’autre.
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© adobestock
Le ménage passe devant l’argent au classement des sujets qui fâchent. Dans l’enquête du groupe A2micile, qui réunit les enseignes Azaé et Domaliance, le rangement et le partage des tâches domestiques arrivent en tête des motifs de dispute cités par les personnes ayant déjà vécu en couple. Avec, au cœur des tensions, une question qui dépasse la propreté du logement : pourquoi faudrait-il toujours être celui ou celle qui fait, qui organise et qui rappelle ?
Le ménage devant l’argent, mais de peu
Invités à désigner jusqu’à trois sujets provoquant le plus de disputes dans leur couple, 49 % des répondants citent le ménage, le rangement et la répartition des tâches. Les problèmes d’argent suivent de près, à 47 %, devant l’éducation des enfants, à 33 %. À l’inverse, 8 % déclarent n’avoir jamais connu de dispute, tous sujets confondus.
Sur les seules tâches domestiques, les accrochages concernent une très large majorité des personnes interrogées : 89 % en ont déjà connu. Pour 12 %, les disputes surviennent plusieurs fois par semaine et, pour 14 %, environ une fois par semaine. En ajoutant les 27 % qui se disputent plusieurs fois par mois, plus de la moitié des répondants, soit 53 %, décrivent des tensions au moins plusieurs fois par mois.
Pour d’autres, les frictions sont plus espacées : 25 % évoquent quelques disputes par an et 11 % une ou deux seulement. Enfin, 9 % disent ne s’être jamais disputés à propos du ménage et 2 % préfèrent ne pas répondre.
Ce qui agace le plus : avoir l’impression de tout faire
Les affaires qui traînent cristallisent les tensions. Parmi les personnes ayant déjà connu une dispute liée aux tâches domestiques, 29 % désignent le rangement des objets laissés en désordre comme la corvée la plus conflictuelle. La vaisselle arrive derrière, à 12 %, puis l’aspirateur, à 11 %. Pour 16 %, le problème tient plutôt à l’organisation générale des tâches.
Ces résultats donnent une traduction concrète au sentiment d’injustice : 48 % des répondants concernés par des disputes ménagères ont l’impression d’en faire beaucoup plus que leur partenaire. Devoir tout rappeler agace 31 % d’entre eux, tandis que 27 % reprochent à l’autre de ne pas voir le désordre et 25 % déplorent un manque de reconnaissance. Ces réponses pouvaient se cumuler.
« Derrière les affaires qui traînent se jouent le sentiment d’injustice, la fatigue et cette charge mentale qui finit par user les couples», souligne Sonia Da Cruz, directrice Marketing Communication & Digital du groupe A2micile – Azaé & Domaliance.
Autre grief : 8 % des personnes concernées soupçonnent leur partenaire de mal faire volontairement une tâche pour ne plus avoir à s’en charger. Le reproche porte alors autant sur l’implication dans la vie commune que sur le résultat du ménage. Pour agir aussi sur l’organisation du logement, notre article consacré aux petits changements qui améliorent le bien-être à la maison propose notamment des pistes de rangement et de désencombrement.
Des disputes qui peuvent peser jusqu’à la séparation
Pour 44 % des personnes interrogées ayant déjà vécu en couple, les désaccords sur le ménage ont conduit à évoquer, envisager ou connaître une rupture. Plus précisément, 14 % déclarent avoir sérieusement songé à partir et 9 % indiquent que ces tensions ont contribué à une séparation ou à un divorce.
Lorsque la rupture intervient, la question du logement s’ajoute aux désaccords du quotidien. Pour les propriétaires qui souhaitent rester dans les lieux, MySweetImmo détaille les financements permettant de conserver son logement après un divorce.
Avant d’en arriver là, certains choisissent de laisser le désordre s’installer pour provoquer une réaction. Cette « grève du ménage » a déjà été pratiquée par 44 % des répondants ayant vécu en couple, dont 23 % à plusieurs reprises. Et 18 % supplémentaires y ont sérieusement pensé. Au total, 62 % ont donc déjà essayé ou envisagé d’arrêter certaines tâches pour pousser leur partenaire à s’en occuper.
Déléguer une partie du ménage, une piste soumise au budget
Faire intervenir une aide ménagère est une solution envisagée par une partie des répondants. Au total, 53 % des personnes interrogées ayant vécu en couple pensent que cette intervention pourrait réduire les tensions ou déclarent en constater déjà les effets : 19 % répondent « certainement », même avec une dépense supplémentaire, 27 % « probablement », si le coût reste raisonnable, et 7 % utilisent déjà ce service avec un bénéfice déclaré sur les tensions.
Le budget reste un obstacle : 18 % aimeraient recourir à une aide ménagère mais estiment ne pas en avoir les moyens. D’autres préfèrent se répartir les tâches entre partenaires, une réponse choisie par 9 % des personnes interrogées.
Parmi les 310 utilisateurs d’une aide ménagère interrogés, 64 % déclarent avoir constaté une diminution des tensions, dont 29 % une diminution nette. À l’inverse, 3 % signalent une hausse. Ces réponses décrivent l’évolution ressentie par les utilisateurs dans leur foyer.
Pour évaluer le coût, certaines prestations d’entretien de la maison ouvrent droit, sous conditions, à un crédit d’impôt de 50 % des dépenses effectivement supportées, dans les limites des plafonds applicables. Avant de déléguer, préciser les tâches attendues permet aussi de définir la prestation : sols, sanitaires, cuisine, mais également objets du quotidien souvent oubliés lors du nettoyage, comme les poignées de porte et les interrupteurs.
