Immobilier Paris 7e : Cet hôtel particulier à vendre 18,9 millions d’euros que l’on ne pourrait plus construire
À deux pas des Invalides, cet hôtel particulier de 470 m², proposé par Varenne à 18,9 millions d’euros, illustre la renaissance d’un patrimoine historique devenu quasiment impossible à recréer dans le très protégé Faubourg Saint-Germain.
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© Varenne
- Cet hôtel particulier de 470 m² est proposé à la vente au prix de 18,9 millions d'euros.
- Il est issu de la réhabilitation des anciennes dépendances de l'Hôtel de Noirmoutier, achevée en 2019.
- Le projet architectural a été mené par Jean-Jacques Ory, avec des intérieurs signés Thierry W. Despont.
- Dans le Faubourg Saint-Germain, les contraintes patrimoniales rendent aujourd'hui une opération comparable très difficile à reproduire.
À Paris, certains biens se distinguent moins par leurs prestations que par leur histoire. C’est le cas de cet hôtel particulier de 470 m², situé rue de Grenelle, au cœur du Faubourg Saint-Germain, proposé à la vente par Varenne au prix de 18,9 millions d’euros.
Réparti sur cinq niveaux, cet hôtel particulier comprend notamment un jardin-terrasse privatif de 53 m², un ascenseur, des espaces de réception installés au dernier étage, une salle de sport, une cave à vin et un garage pouvant accueillir jusqu’à quatre véhicules.
Mais son principal atout réside ailleurs : il est issu de la réhabilitation des anciennes dépendances de l’Hôtel de Noirmoutier, l’un des ensembles patrimoniaux les plus emblématiques du 7ᵉ arrondissement.

Trois siècles d’histoire derrière cette adresse confidentielle
L’histoire du domaine remonte au début du XVIIIᵉ siècle. L’Hôtel de Noirmoutier est construit entre 1721 et 1724 par l’architecte Jean Courtonne pour le duc de Noirmoutier. En 1734, Alexandrine de Bourbon-Condé, dite Mademoiselle de Sens, acquiert la propriété et agrandit considérablement le domaine ainsi que ses jardins.
Devenu propriété de l’État en 1814, l’hôtel accueille notamment l’état-major de l’armée avant de devenir, après la Première Guerre mondiale, la résidence du maréchal Foch jusqu’à son décès en 1929. Depuis 1970, il est affecté à la résidence du préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris.
Le bien aujourd’hui mis en vente est détaché de ce domaine historique. Il est le résultat d’une vaste opération de réhabilitation patrimoniale achevée en 2019, destinée à redonner une vocation résidentielle aux anciennes dépendances.

Une réhabilitation patrimoniale signée Jean-Jacques Ory et Thierry W. Despont
Le projet a été confié au cabinet ORY Architecture, dirigé par Jean-Jacques Ory, spécialiste des opérations de réhabilitation sur des ensembles patrimoniaux.
Les aménagements intérieurs ont été imaginés par Thierry W. Despont, architecte et décorateur connu notamment pour ses interventions au Ritz Paris ou au Claridge’s de Londres.
Le résultat conjugue le caractère historique des lieux avec les standards actuels du confort résidentiel. L’organisation intérieure s’écarte d’ailleurs des codes traditionnels des hôtels particuliers : les pièces de réception occupent le dernier étage afin de profiter d’une lumière traversante, de vues sur les jardins et d’un panorama sur l’église Sainte-Clotilde.
Les espaces privés se répartissent sur les autres niveaux, tandis que les sous-sols accueillent une salle de sport, des caves, une buanderie et de vastes espaces de rangement.

Pourquoi ce bien est devenu quasiment irréplicable à Paris
Au-delà de son prix, cette propriété illustre surtout la rareté des grandes opérations de réhabilitation dans le Faubourg Saint-Germain.
Le quartier est aujourd’hui soumis à des règles patrimoniales particulièrement protectrices. Dans ce contexte, créer un nouvel ensemble résidentiel à partir d’un domaine historique de cette ampleur apparaît désormais extrêmement difficile, voire impossible dans des conditions comparables.
L’hôtel particulier prend place au sein d’un domaine privé sécurisé, organisé autour d’une allée arborée et bénéficiant d’un service de gardiennage et de conciergerie. Un environnement discret qui participe également à sa rareté sur le marché parisien.
« Ce qui distingue cette propriété, c’est la continuité qu’elle incarne entre trois siècles d’histoire et les exigences du confort contemporain. La réhabilitation du domaine a permis de redonner vie aux anciennes dépendances de l’Hôtel de Noirmoutier sans jamais trahir leur identité. Dans le Faubourg Saint-Germain, où le bâti est figé depuis des décennies, faire renaître un tel ensemble relève d’un véritable tour de force. Les hôtels particuliers atteignent aujourd’hui des valeurs records, mais ceux capables d’offrir le confort d’une maison de famille, au sein d’un domaine privé sécurisé en plein cœur de Paris, demeurent extrêmement rares », raconte Ludovic Brabant, directeur des biens d’exception chez Varenne.

