Immobilier neuf : Les prix en baisse dans 6 villes sur 10
Le prix moyen des appartements neufs atteint 5 157 €/m², en baisse de 1,1 % sur un an. Sur 178 communes étudiées, 105 affichent un recul et 30 restent sous 4 000 €/m² au 1er juillet 2026. Le point avec le Baromètre SuperNeuf des prix des appartements neufs.
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- Le prix moyen des appartements neufs proposés sur SuperNeuf.com atteint 5 157 €/m² au 1er juillet 2026, en baisse de 1,1 % sur un an.
- Les prix des appartements neufs reculent dans 105 des 178 communes étudiées par SuperNeuf, soit 59 % des communes analysées.
- Le prix moyen des appartements neufs varie de 2 587 €/m² à Saint-Étienne à 14 066 €/m² à Paris, soit un rapport de 5,4.
Les prix affichés dans l’immobilier neuf reculent, mais pas partout. Selon le Baromètre SuperNeuf des prix des appartements neufs, au 1er juillet 2026, le mètre carré atteint en moyenne 5 157 euros. C’est 1,1 % de moins qu’un an auparavant.
La baisse concerne 105 des 178 communes analysées, soit près de six sur dix. Dans le même temps, 64 communes enregistrent une hausse et neuf restent quasiment stables. Ces évolutions opposées dessinent un marché neuf très fragmenté, avec des écarts importants d’une ville à l’autre.
Les prix du neuf reculent pour la troisième année
Le prix moyen des appartements neufs avait atteint un sommet de 5 287 €/m² en 2023. Il est ensuite revenu à 5 238 €/m² en 2024, puis à 5 212 €/m² en 2025 et à 5 157 €/m² en 2026.
La baisse reste donc progressive. En trois ans, le prix moyen s’est rapproché de son niveau de 2022, tout en demeurant supérieur à 5 000 €/m².
« Après le point haut de 2023, les prix moyens au m² du neuf s’inscrivent sur un plateau légèrement descendant », analyse Gaëlle Issa pour SuperNeuf.
Cette détente des prix intervient dans un contexte toujours difficile pour la construction. Au premier semestre 2026, moins de 40 000 logements neufs ont été vendus en France.
De fortes baisses, mais aussi des hausses spectaculaires
Les reculs les plus marqués ne se concentrent pas dans une seule région. Décines-Charpieu, dans l’Est lyonnais, affiche la plus forte baisse du baromètre : -25,6 % sur un an, à 4 064 €/m².
Villenave-d’Ornon, dans la métropole bordelaise, suit avec un recul de 22,4 %, à 3 625 €/m². Les prix diminuent également fortement à Villiers-sur-Marne, avec −18,2 % à 4 187 €/m², ainsi qu’à Reims et Toulon, où la baisse atteint 18 %. À La Seyne-sur-Mer, le recul s’établit à 16,6 %, pour un prix moyen de 4 488 €/m².
D’autres communes suivent la trajectoire inverse. Lille enregistre la plus forte progression : +24,7 % sur un an, à 4 632 €/m². La Courneuve gagne 16 %, à 5 302 €/m². Les hausses atteignent également 13,5 % à Bourgoin-Jallieu, 13 % à La Ciotat, 11 % à Voiron et 10,8 % à Vannes. Paris progresse de 10,6 %.
Ces écarts locaux confirment la polarisation du marché immobilier déjà observée au premier semestre 2026. La localisation et les caractéristiques des logements créent des différences de prix de plus en plus marquées.
De 2 587 €/m² à Saint-Étienne à 14 066 €/m² à Paris
Le prix moyen du neuf varie du simple à plus du quintuple parmi les communes analysées. Saint-Étienne affiche le tarif le plus bas, à 2 587 €/m². Paris atteint 14 066 €/m², soit 5,4 fois plus.
Au total, 30 communes restent sous 4 000 €/m². Ce groupe rassemble des villes moyennes comme Roanne, Mâcon, Cholet, Poitiers ou Laval, mais aussi Perpignan, Nîmes, Dax, Vaulx-en-Velin, Saint-Herblain, Évry-Courcouronnes et Villenave-d’Ornon.
« Sous 4 000 €/m², on trouve des villes aux profils très différents. », souligne Gaëlle Issa.
À l’autre extrémité, seules cinq communes dépassent 10 000 €/m². Outre Paris, elles se situent toutes dans les Hauts-de-Seine : Boulogne-Billancourt à 12 484 €/m², Issy-les-Moulineaux à 10 307 €/m², Saint-Cloud à 10 195 €/m² et Puteaux à 10 174 €/m².
Pour les ménages qui envisagent un achat neuf, le prix au mètre carré doit être rapproché du budget finançable et des aides disponibles. Le débat sur un prêt à taux zéro pouvant atteindre 100 000 euros illustre notamment le poids du financement dans l’accession.
Vannes dépasse Nantes, Annecy passe devant Lyon
Le baromètre SuperNeuf.com relève cinq inversions de prix entre villes en un an. Vannes devient plus chère que Nantes et Annecy passe devant Lyon. Cannes dépasse Nice, tandis que Bordeaux prend l’avantage sur Marseille.
Le Mans passe également devant Toulouse, avec un écart limité à 60 €/m². Ces changements ne traduisent pas tous une forte hausse. Une ville peut dépasser une autre parce que son prix progresse, parce que celui de sa voisine recule plus rapidement ou simplement parce que les deux trajectoires finissent par se croiser.
Ces inversions rappellent surtout qu’une moyenne nationale ne suffit pas pour évaluer un projet. Pour un acquéreur comme pour un professionnel, l’évolution de l’offre disponible dans la commune reste déterminante.
