Location meublée : Les loyers grimpent à Paris, mais baissent à Lyon et Montpellier

Les loyers meublés augmentent à Paris mais baissent à Lyon et à Montpellier, selon le baromètre Lodgis du troisième trimestre 2026. Les étudiants sont majoritaires parmi les locataires observés et les séjours s’allongent à Lyon.

Illustration de deux intérieurs meublés élégants, avec des vues évoquant les toits de Paris et de Lyon

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© Mysweetimmo et IA

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : Baromètre Lodgis
  • Dans les locations meublées, les loyers parisiens atteignent 38,25 €/m² au troisième trimestre 2026, en hausse de 2,3 % par rapport au troisième trimestre 2025.
  • Les loyers meublés reculent de 7 % à Lyon et de 6,3 % à Montpellier sur un an au troisième trimestre 2026, mais augmentent de 14,3 % à Aix-en-Provence.
  • Les séjours pour études représentent 67,5 % des locations à Paris au troisième trimestre 2026, et entre 68 % et plus de 83 % à Bordeaux, Toulouse, Aix-en-Provence et Montpellier.
  • À Lyon, la durée moyenne des locations meublées passe de 6,5 mois au troisième trimestre 2025 à 8,9 mois au troisième trimestre 2026

Louer un meublé ne coûte pas plus cher partout. Au troisième trimestre 2026, les loyers progressent à Paris, Bordeaux et Aix-en-Provence, tandis qu’ils diminuent à Lyon, Montpellier et Toulouse, selon le baromètre Lodgis. Et la rentrée universitaire occupe une place centrale : les étudiants sont majoritaires dans chacune de ces villes. À Lyon, leur retour s’accompagne aussi de séjours plus longs et d’un changement dans les contrats signés.

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À Paris, les loyers atteignent 38,25 €/m²

Selon le dernier baromètre Lodgis, les loyers des locations meublées parisiennes augmentent de 2,3 % sur un an, à 38,25 €/m². La progression est plus forte dans le centre de la capitale, où ils atteignent 43,48 €/m², en hausse de 3,5 %. Dans les arrondissements périphériques, l’augmentation est de 1,9 %.

Les petites surfaces restent largement majoritaires. Les studios représentent 46,8 % des locations, soit deux points de plus qu’un an auparavant. Avec les appartements d’une chambre, ils concentrent plus de 83,5 % des locations parisiennes.

La clientèle reste internationale. Les locataires français représentent 38,1 % des locations, une proportion relativement stable. Les Européens atteignent 35,6 %, en progression de 1,5 point, tandis que la part des Nord-Américains recule de 3,2 points, à 12,2 %. Celle des locataires asiatiques diminue également, de 1,6 point.

Pour un propriétaire, ces niveaux de loyers donnent un repère sur les locations étudiées. Le montant d’un nouveau contrat doit aussi être examiné au regard des règles d’encadrement des loyers applicables au logement, qui dépendent notamment de son adresse et de ses caractéristiques.

Lyon et Montpellier baissent, Aix-en-Provence augmente fortement

Dans les villes de région, le loyer moyen ressort à 19,59 €/m², en baisse de 2,59 % sur un an. Mais cette moyenne masque des évolutions très différentes.

VilleLoyer moyen observé par LodgisÉvolution sur un an
Paris38,25 €/m²+2,3 %
Aix-en-Provence24,58 €/m²+14,3 %
Lyon20,40 €/m²−7,0 %
Bordeaux16,93 €/m²+2,2 %
Toulouse16,11 €/m²−1,1 %
Montpellier14,77 €/m²−6,3 %

Source : baromètre Lodgis de la location meublée traditionnelle, troisième trimestre 2026, comparé au troisième trimestre 2025.

Lyon enregistre la plus forte baisse parmi les villes détaillées, devant Montpellier. Toulouse connaît un recul plus limité. À l’inverse, Aix-en-Provence se distingue avec une hausse de 14,3 %, nettement supérieure à celle de Bordeaux.

Pour les locataires comme pour les bailleurs, le premier enseignement est donc local : la moyenne des villes de région ne décrit pas la situation de chaque marché. Le budget nécessaire pour se loger reste très différent selon la destination, comme le montre aussi notre décryptage des loyers et surfaces accessibles aux étudiants selon les villes.

Les étudiants représentent deux locations sur trois à Paris

La rentrée universitaire marque fortement l’activité du trimestre. À Paris, 67,5 % des locations sont motivées par les études, une proportion en hausse de 6,9 points sur un an. Les séjours professionnels représentent 28,4 % de l’activité, en recul de 5,8 points.

Les contrats signés reflètent la diversité de ces situations. Les baux de résidence principale représentent 38,1 % des locations parisiennes et les baux de résidence principale étudiant 19,3 %, soit 57,4 % à eux deux. Les baux mobilité comptent pour 19,4 % des signatures. Les baux de résidence secondaire reculent de deux points, à 15,7 %. La durée moyenne des séjours évolue peu : elle atteint 8,7 mois, en hausse de 1,2 %.

À Bordeaux, Toulouse, Aix-en-Provence et Montpellier, le poids des études est encore plus marqué : ce motif représente entre 68 % et plus de 83 % des locations, selon la ville. Les baux de résidence principale et de résidence principale étudiant y réunissent plus de 90 % des contrats signés. Les durées moyennes restent stables, entre 11 et 12 mois.

Pour les candidats, préparer les pièces nécessaires reste une étape utile avant les visites. Notre article sur les dossiers de location et la rapidité des candidatures détaille les difficultés rencontrées lors de la recherche d’un logement.

À Lyon, les séjours s’allongent avec le retour des étudiants

Le changement est particulièrement net à Lyon. Les séjours pour études atteignent 53,5 %, en progression de 19,4 points sur un an. Dans le même temps, les motifs professionnels reculent de 20,4 points, à 41,6 %.

La durée moyenne des séjours passe de 6,5 à 8,9 mois, soit une augmentation de 36,9 %. Cette évolution accompagne une place plus importante des contrats de résidence principale : ils représentent 53,5 % des signatures, en hausse de 16,3 points. Les baux de résidence principale étudiant atteignent 12,9 %, soit 8,2 points de plus.

À l’inverse, les baux de résidence secondaire diminuent de 11 points, à 20,8 %, et les baux société de 14,9 points, à 9,9 %. Les studios et appartements d’une chambre représentent désormais plus de 64 % des biens loués. Leur part progresse respectivement de 3,5 et de 1,8 point, tandis que celle des appartements de deux chambres recule de 10,3 points.

La répartition des locataires par origine évolue moins fortement. Les Français représentent 74,3 % des locations lyonnaises et les Européens 14,8 %, ces derniers gagnant 3,2 points. La part des Nord-Américains diminue de cinq points.

Pour les gestionnaires et les propriétaires, ces résultats montrent l’importance de suivre ensemble les loyers, les profils de locataires et les durées d’occupation.

Méthodologie du Baromètre Lodgis

Données observées du 01/07/2026 au 30/09/2026, sur un échantillon de plus de 10.000 logements meublés sous gestion Lodgis et autour de 5.000 nouvelles locations par an, principalement sur la zone Ile-de-France ainsi qu’à Lyon, Bordeaux, Toulouse, Aix-en-Provence, Montpellier, Lille, Nantes, Strasbourg, Marseille. Cet échantillon a été comparé à l’échantillon équivalent pour l’année 2025.

Par MySweetImmo