Canicule : 91 % des Français appellent à repenser le logement

Selon Sofinscope, 91 % des Français estiment que les fortes chaleurs vont obliger à repenser la conception et la rénovation des logements. Mais le coût des travaux freine les propriétaires.

Ventilateur dans un salon aux volets partiellement fermés pendant une journée chaude

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© adobestock

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La chaleur peut donner envie de changer de logement. Après l’été 2026, 21 % des Français interrogés ont envisagé de déménager vers un bien mieux adapté aux fortes chaleurs, selon le nouveau baromètre Sofinscope réalisé par OpinionWay pour Sofinco.

Une perspective qui s’explique par un inconfort largement partagé : 69 % des répondants déclarent avoir souffert de la chaleur chez eux. Pour les acheteurs, les locataires et les professionnels de l’immobilier, une question prend désormais toute sa place dans le choix d’un bien : pourra-t-on y vivre confortablement en été ?

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La chaleur perturbe le sommeil et alourdit les dépenses

L’inconfort ne se résume pas à quelques heures difficiles dans une pièce trop chaude. Selon l’enquête, 67 % des personnes interrogées déclarent que la chaleur a affecté leur sommeil, leur bien-être ou leur quotidien. Par ailleurs, 65 % se sont inquiétés de ses conséquences sur leur santé ou celle de leurs proches.

Plus d’un Français sur deux, soit 54 %, estime que son logement ne l’a pas suffisamment protégé de la chaleur extérieure. Dans le même temps, 52 % ont ressenti le besoin de l’adapter et 39 % ont engagé des dépenses supplémentaires pour mieux supporter les températures. Au total, 87 % des personnes interrogées ont vécu au moins l’une des situations recensées par le baromètre, de l’inconfort aux dépenses supplémentaires, en passant par l’envie de déménager.

Pour préparer une recherche immobilière, l’environnement du bien mérite aussi d’être examiné. Notre décryptage sur les quartiers et leur protection face à la chaleur présente une carte permettant de repérer les arbres et les espaces verts autour d’une adresse.

Un logement frais compte autant qu’un logement agréable en hiver

La capacité d’un logement à rester suffisamment frais pendant une canicule est jugée importante par 92 % des Français. Le confort d’été se situe ainsi au même niveau que la capacité à conserver une température agréable en hiver. Il devance même la consommation énergétique et le montant des dépenses d’énergie, jugés importants chacun par 89 % des personnes interrogées.

L’attente concerne aussi la construction et les travaux : 91 % des répondants considèrent que les épisodes de fortes chaleurs vont obliger à repenser la conception et la rénovation des logements. La même proportion souhaite que le diagnostic de performance énergétique, le DPE, prenne davantage en compte la capacité des biens à rester frais.

Pour un acquéreur, cette préoccupation invite à regarder au-delà de la seule lettre du diagnostic. Notre article consacré au DPE et au confort d’été des logements explique les informations à examiner et les vérifications à effectuer pendant une visite.

Plus largement, 93 % des personnes interrogées estiment qu’un logement doit pouvoir s’adapter aux besoins de ses occupants tout au long de leur vie. La protection contre la chaleur s’inscrit donc dans une attente plus vaste : disposer d’un habitat qui reste confortable au fil des années.

Ventilation, protections solaires, isolation : les projets se précisent

Pour mieux supporter les prochains épisodes de chaleur, les répondants envisagent plusieurs équipements. À court terme, 34 % pensent acheter un ventilateur, 30 % installer des protections solaires et 30 % acquérir un climatiseur mobile.

Chez les propriétaires interrogés, les projets portent également sur le logement lui-même : 33 % envisagent d’améliorer la ventilation, 30 % souhaitent réaliser des aménagements végétalisés et 28 % renforcer l’isolation.

Comment choisir les interventions adaptées à son bien ? Notre entretien sur l’isolation, la ventilation et les protections solaires à étudier avant d’installer une climatisation détaille les pistes à examiner avec un professionnel.

Le budget reste le premier obstacle aux travaux

Parmi les propriétaires interrogés, 82 % identifient au moins un frein à l’adaptation de leur logement. Le prix des équipements, des aménagements ou des travaux arrive en tête, cité par 53 %. Viennent ensuite le montant restant à payer après les aides publiques, pour 36 %, la difficulté à trouver des professionnels de confiance, pour 29 %, et la nécessité d’avancer les frais, pour 27 %.

Les attentes sont tout aussi concrètes. Pour passer à l’action, 35 % des propriétaires souhaitent réduire leur reste à charge grâce aux aides publiques, 33 % attendent des conseils sur les solutions adaptées à leur logement et 32 % demandent un accès plus simple à des professionnels qualifiés. Un financement à des conditions avantageuses est cité par 29 %, tandis que 24 % aimeraient étaler leur paiement dans le temps.

« Le confort d’été devient une attente structurante des Français, au même titre que la performance énergétique en hiver. Pourtant, le coût reste un frein majeur », conclut Franck Oniga, directeur général de Sofinco.

Pour les professionnels de l’habitat, l’enquête fait ainsi ressortir trois besoins : aider les propriétaires à choisir les travaux utiles, expliquer le budget à prévoir et faciliter la recherche d’entreprises qualifiées. Pour les ménages, l’enjeu est de construire un projet cohérent avec leur logement et leurs moyens, afin de mieux vivre les prochains étés.

Par MySweetImmo
Enquête OpinionWay pour Sofinco réalisée en ligne les 16 et 17 septembre 2026 auprès de 1 023 personnes, sur un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.