Immobilier : New York en tête des grandes fortunes de moins de 40 ans
New York devance Miami et Londres dans l’indice Savills consacré aux jeunes grandes fortunes. Paris se classe 13e, la Côte d’Azur 28e, sur fond de nouveaux choix de résidence et de transmission de patrimoine.
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New York conserve la première place. Dans son Next Generation Wealth Hubs Index, Savills classe la métropole américaine devant Miami, Londres, San Francisco et Los Angeles.
L’objectif : identifier les destinations les mieux placées pour attirer et retenir les personnes fortunées de moins de 40 ans ayant récemment créé ou hérité de leur patrimoine.
L’enjeu dépasse le choix d’un appartement ou d’une résidence secondaire. « On estime à 84 000 milliards de dollars le montant qui devrait être transmis d’une génération à l’autre au cours des deux prochaines décennies, souligne Kelcie Sellers, Associate Director, Savills World Research. À mesure que ce patrimoine passe entre les mains d’une génération plus jeune, plus mobile à l’international et davantage connectée au numérique, les priorités évoluent. Le cadre de vie, l’éducation, le bien-être et les valeurs personnelles jouent un rôle croissant dans les choix de résidence, d’investissement et d’implantation des entreprises. »
New York et Miami dominent, les lieux de villégiature comptent aussi
Les États-Unis occupent quatre des cinq premières places du classement. Savills explique cette présence par leur capacité à créer de la richesse et par la forte concentration de personnes fortunées, désignées dans l’étude comme disposant d’au moins un million de dollars de patrimoine.
À New York, le cabinet met en avant la concentration de talents, de capitaux et d’opportunités économiques. Les écoles internationales, les commerces de luxe et l’offre hôtelière complètent ces atouts. Miami, deuxième, San Francisco, quatrième, et Los Angeles, cinquième, occupent également une place centrale dans cet ensemble.
Mais la carte américaine des grandes fortunes ne se limite pas aux métropoles. Palm Beach se classe 20e, les Hamptons 21e, Aspen 22e et Vail 27e. Selon Savills, ces destinations de bord de mer ou de montagne bénéficient d’une demande davantage guidée par les modes de vie. Le bien-être, les expériences et la souplesse d’organisation prennent une importance croissante dans les arbitrages résidentiels.
Paris 13e, la Côte d’Azur 28e : les atouts européens
L’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique réunissent plus de la moitié des destinations du Top 30. Cette présence associe de grandes places financières à des destinations côtières et alpines, avec trois atouts mis en avant par Savills : la qualité de vie, les liaisons internationales et la préservation du patrimoine.
Londres, troisième au classement mondial, arrive en tête de cet ensemble régional. La capitale britannique bénéficie notamment de ses services professionnels, de ses écoles et universités, de ses institutions culturelles et de sa desserte internationale. Monaco se classe neuvième, Genève 11e, Paris 13e et Milan 14e.
Pour la capitale française, la dimension résidentielle mérite autant d’attention que l’investissement. MySweetImmo a notamment décrypté les raisons qui attirent les grandes fortunes internationales vers la location à Paris, à partir des observations de BARNES Rentals.
Gstaad, 23e, Barcelone, 26e, et la Côte d’Azur, 28e, illustrent un autre volet de l’analyse : l’importance croissante du cadre de vie et de la possibilité de résider toute l’année dans une destination. Sur le littoral français, cette lecture complète les tendances du marché immobilier de prestige à Paris et sur la Côte d’Azur présentées par Engel & Völkers France.
Au Moyen-Orient, Abou Dhabi occupe la huitième place et Dubaï la dixième. Dans les pays du Conseil de coopération du Golfe, Savills souligne le poids croissant de la diversification économique, de l’organisation du patrimoine familial et de sa transmission.
Singapour et Hong Kong, deux pôles majeurs en Asie
L’Asie-Pacifique compte six villes dans les 30 premières destinations. Singapour arrive sixième au niveau mondial, devant Hong Kong, septième. Suivent Tokyo, 12e, Shanghai, 18e, Bangkok, 25e, et Kuala Lumpur, 29e.
Singapour et Hong Kong se distinguent notamment par leurs liaisons internationales, leur environnement économique et leurs activités de banque privée et de gestion des patrimoines familiaux. Bangkok et Kuala Lumpur gagnent, selon Savills, en visibilité à mesure que les capitaux, les talents et les investissements se répartissent entre davantage de destinations.
L’étude décrit aussi plusieurs moteurs de création de richesse dans la région. En Inde et au Vietnam, l’entrepreneuriat, les technologies, l’industrie manufacturière, les services financiers et le développement immobilier restent importants. En Chine, Savills relève le rôle de l’intelligence artificielle, des technologies industrielles avancées et des sciences de la vie dans l’émergence de nouveaux entrepreneurs fortunés.
Immobilier de prestige : un logement doit aussi servir un projet de vie
Pour les professionnels du haut de gamme, le classement Savills invite à regarder au-delà de l’adresse et du prix. La proximité des écoles, les possibilités de déplacement, les services et l’usage du logement par toute la famille entrent davantage dans les choix. Pour les acquéreurs concernés, la question devient concrète : le bien permet-il de vivre, de travailler et de réunir ses proches dans les conditions recherchées ?
« À mesure que la richesse circule entre les frontières et les générations, les capitaux pourraient devenir plus sélectifs. Les actifs rares, clés en main et offrant un niveau élevé de services, situés dans des marchés combinant stabilité juridique, qualité de vie, confidentialité et liquidité à long terme, devraient rester les plus résilients », ajoute Kelcie Sellers.
Cette analyse rejoint le sujet de la résistance des biens immobiliers de prestige les plus rares, traité par MySweetImmo à partir des observations de BARNES sur le marché français.
« L’immobilier résidentiel doit désormais offrir davantage qu’une simple préservation du capital. Il doit répondre aux nouvelles façons dont les détenteurs de patrimoine et leurs familles souhaitent vivre, travailler, voyager, se retrouver et préparer l’avenir. », conclut Kelcie Sellers.
