Rénovation : Vasco lève 1,7 million d’euros pour développer le financement sans crédit

Vasco lève 1,7 million d’euros pour développer un financement de travaux sans mensualités. En contrepartie, les propriétaires cèdent une part de leur logement à une foncière alimentée par des épargnants.

Sébastien Prot, Hervé Degreve et Mathieu Guerchoux, cofondateurs de Vasco

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Sébastien Prot, Hervé Degreve et Mathieu Guerchoux, cofondateurs de Vasco

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L'essentiel selon MySweetimmo
  • Vasco propose de financer les travaux des propriétaires sans crédit ni mensualités, en échange d’une part de leur logement acquise par sa foncière.
  • Les travaux financés par la foncière Vasco représentent un montant moyen de 50 000 euros. Les propriétaires conservent l’usage de leur logement et peuvent racheter la part cédée.
  • Vasco vise 1 000 opérations par an d’ici 2030, après une levée de fonds de 1,7 million d’euros auprès d’Aquiti et de makesense.

Financer la rénovation de sa maison sans souscrire de crédit : c’est le principe développé depuis 2023 par Vasco. L’entreprise bordelaise annonce une levée de fonds de 1,7 million d’euros auprès des fonds à impact Aquiti et makesense pour développer cette solution destinée aux propriétaires dont les travaux ne trouvent pas de financement bancaire.

Après 60 premières rénovations financées, elle ambitionne d’atteindre 1 000 opérations par an d’ici 2030. Pour les ménages concernés, le fonctionnement repose sur un échange concret : obtenir un financement aujourd’hui en cédant une fraction de leur patrimoine immobilier.

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Des travaux financés en échange d’une part de la maison

Le financement passe par une foncière, une structure qui détient des participations dans les logements rénovés. Celle de Vasco finance les travaux, pour un montant moyen de 50 000 euros et acquiert, en contrepartie, une quote-part du bien, c’est-à-dire une fraction de sa propriété.

Le ménage conserve l’usage de son logement, sans crédit à rembourser ni mensualités à verser. Il peut racheter la part détenue par la foncière quand il le souhaite. Si aucun rachat n’intervient auparavant, l’opération se dénoue lors de la vente du logement. Le financement mobilise ainsi la valeur de la maison plutôt que la capacité d’emprunt de son propriétaire.

Pour préparer un projet, le montant des travaux reste une donnée centrale. Détailler les prestations, les matériaux et le calendrier permet de construire un budget précis : le guide Mysweetimmo fait le point sur les cinq points à vérifier sur un devis de travaux et explique comment examiner ces éléments avant de s’engager.

Plus de 4 millions d’euros apportés par des épargnants

L’argent destiné aux chantiers provient de la foncière, distincte de l’entreprise qui vient de lever 1,7 million d’euros pour son développement. Agréée ESUS — Entreprise solidaire d’utilité sociale — et labellisée Finansol, cette foncière accueille des investissements de particuliers allant de 500 à 100 000 euros, principalement par l’intermédiaire de conseillers en gestion de patrimoine.

Selon Vasco, près de 500 épargnants y ont déjà placé plus de 4 millions d’euros. L’entreprise annonce un objectif de rendement de 9 % par an, incluant une réduction d’impôt de 25 %.

« Les Français aiment l’immobilier, mais ils cherchent des placements qui ont du sens. Nos épargnants savent exactement ce qu’ils financent : des maisons rénovées, des factures qui baissent et des propriétaires qui peuvent rester chez eux », explique Mathieu Guerchoux, cofondateur en charge de la foncière.

De la rénovation énergétique à la remise en état du logement

Selon Vasco, les demandes de financement ont été multipliées par cinq entre le premier et le second semestre 2025. L’entreprise rapproche cette progression des à-coups de MaPrimeRénov’, avec une première moitié d’année marquée par des aides stables, puis une suspension et un resserrement du dispositif.

Pour les propriétaires qui préparent aujourd’hui leur chantier, les nouvelles règles de MaPrimeRénov’ depuis septembre 2026 constituent un autre repère pour établir leur plan de financement.

En 2025, Vasco a également étendu son modèle à la mise aux normes et à l’adaptation du logement. L’enjeu dépasse alors l’isolation ou le chauffage : plusieurs interventions peuvent être nécessaires dans une même maison.

« Chez un ménage modeste, la rénovation énergétique est souvent l’arbre qui cache la forêt. Ce sont des maisons qui souffrent d’un retard général d’entretien, où il faut intervenir en même temps sur la toiture qui fuit, l’assainissement non conforme, l’électricité hors normes ou la plomberie défaillante », souligne Sébastien Prot, cofondateur en charge des opérations.

Pour identifier les démarches correspondant à ces différents besoins, Mysweetimmo sur le compte France Rénov’ pour MaPrimeRénov’, MaPrimeAdapt’ et Ma Prime Logement Décent détaille le point d’entrée commun à ces aides.

Une levée de fonds pour viser 1 000 rénovations par an

Ce deuxième tour de table succède à une première levée de 1 million d’euros réalisée en 2024 auprès de 42 investisseurs issus de la finance, de l’immobilier et de la rénovation. Cette première opération avait permis de recruter les équipes à Bordeaux et de faire connaître Vasco aux professionnels de la rénovation.

« En mettant tout sur la table dès le premier échange, nous avons réussi à boucler cette levée de fonds en quatre mois, avec deux fonds parfaitement alignés avec notre mission », ajoute Hervé Degreve, cofondateur de Vasco.

Avec les 1,7 million d’euros apportés par Aquiti et makesense, l’entreprise prévoit de doubler ses effectifs, d’automatiser son fonctionnement et de renforcer sa communication. Son objectif est de multiplier par dix son rythme de financement à l’horizon 2030, pour atteindre 1 000 rénovations par an.

« Financer la rénovation énergétique des ménages répond à un double enjeu social et environnemental. L’argent public se raréfiant, nous avons besoin de mobiliser d’autres sources de financement », conclut Jean-François Cochy, partner chez Aquiti.

Par MySweetImmo